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L'Homme et la biosphère, c'est tout un programme !
Une série de 17 vidéos, explore au moyen de courtes interviews de spécialistes, les grands concepts, objectifs, méthodes, résultats et difficultés rencontrés par le MAB et les Réserves de biosphère depuis quarante ans. Elle a été conçue et réalisée par Anne Teyssèdre (1).

Qu'est-ce que le MAB?

Robert BARBAULT, Président de MAB France de 2000 à 2013

Comment s'organise le MAB au niveau international?

Mireille JARDIN, Juriste

Comment le programme MAB est-il mis en oeuvre en France?

Catherine CIBIEN, directrice de MAB France

Qu’apporte la désignation Réserve de biosphère à un Parc national? 

Jacques MERLIN, Directeur du Parc national des Cévennes de 2009 à 2015

Quel est l'intérêt d'une Réserve de biosphère à l'échelle d'un grand bassin versant

Frédéric MOINOT, chargé de mission pour la Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne

Les Réserves de biosphère transfrontières : pourquoi et comment ?

Eric BRUA, directeur de la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord-Pfâlzerwald jusqu'en 2018.

En quoi consiste le travail d’un gestionnaire de Réserve de biosphère? 

Régis VIANET, directeur du Parc naturel régional de Camargue, Réserve de biosphère de Camargue (delta du Rhône) jusqu'en 2019.

Comment organise-t-on la participation locale?

Raphaël MATHEVET, Directeur de recherche CNRS, comité MAB France

Comment mobiliser les acteurs socio-économiques? 

Jean-Michel MARTIN, directeur de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et Gâtinais jusqu'en 2018.

Comment la recherche peut-elle s’appliquer à la gestion adaptative d’un territoire? 

Raphaël MATHEVET, Directeur de recherche CNRS, comité MAB France

 Quelle est la posture du scientifique qui étudie les socio-écosystèmes? 

Raphaël MATHEVET, Directeur de recherche CNRS, comité MAB France

Comment l’éducation à la biodiversité et au développement durable est-elle mise en œuvre?

Catherine CIBIEN, directrice du MAB France

Les Réserves de biosphère favorisent-elles la reconnexion des citoyens avec la nature?

Anne-Caroline PREVOT, directrice de recherche CNRS, vice-présidente de MAB France

Qu’apportent les sciences participatives à la recherche et à la préservation de la biodiversité? 

Anne-Caroline PREVOT, directrice de recherche CNRS, vice-présidente de MAB France

Les Réserves de biosphère sont-elles propices au développement durable?

Christophe Le PAGE, chercheur au CIRAD

Vingt ans d’expérience en Réserve de biosphère : quel bilan pour la vallée du Galeizon?

Yannick LOUCHE, Maire de Cendras pendant 33 ans, Réserve de biosphère des Cévennes

Le MAB a 40 ans. Quel bilan?

Robert BARBAULT, Président de MAB France de 2000 à 2013

Pour plus d'informations, lire le Guide d'usage de la série 

(1) Conception et réalisation: Anne Teyssèdre

Coproduction : MAB France - MNHN - UVED, décembre 2012

Depuis 1971, le programme  sur l'Homme et la Biosphère "MAB" (Man and the Biosphere) de l'UNESCO œuvre de manière responsable à l’édification de sociétés prospères en harmonie avec la biosphère.

Qu'est-ce que le MAB?

Qu'est-ce que le MAB ? from MAB France on Vimeo.

Le programme MAB encourage le développement de recherches interdisciplinaires, expérimente et diffuse des pratiques, démarches et savoir-faire pour la mise en oeuvre des objectifs de développement durable, accompagnant l’Agenda 2030 de l’ONU.  Pour cela, il s’appuie sur son réseau mondial de Réserves de biosphère. 
Les Réserves de biosphère sont les sites de démonstration du MAB. Ce sont des lieux privilégiés pour expérimenter et illustrer des pratiques de développement durable à l’échelle régionale, en conciliant le développement social et économique des populations avec la protection de l’environnement, dans le respect des valeurs culturelles. L'implication des populations, un appui scientifique, la formation et l'éducation y sont encouragés.

En 2021, le réseau mondial compte 727 Réserves de biosphère, dont 22 sites transfrontières, dans 131 pays, désignées suivant des critères communs. Le réseau s'enrichit chaque année de nouveaux sites. 

 

Une organisation au niveau international

 

Comment s'organise le MAB au niveau international? from MAB France on Vimeo.

Les réseaux régionaux

Des coopérations s'organisent au niveau de réseaux régionaux ou subrégionaux ou suivant une base thématique (montagnes, réserves de biosphère côtières et insulaires…).
Les réseaux régionaux, au nombre de neuf, rassemblent les états membres sur une base volontaire et coopérative. Ils facilitent les échanges d'informations et d'expériences, et se réunissent régulièrement.

Plus d'informations : Les réseaux régionaux et subrégionaux du MAB

 

La stratégie 2015-2025 du MAB et le Plan d'action de Lima 

 

 

Ils visent à:

  • développer et renforcer les modèles de développement durable dans le cadre du Réseau mondial des Réserves de biosphère ;
  • partager les expériences et enseignements en facilitant la diffusion et l’application de ces modèles à l’échelle mondiale ;
  • soutenir l’évaluation et la gestion de qualité, les stratégies et les politiques de développement durable et de planification, ainsi que des institutions responsables et résilientes ;
  • aider les États membres de l'Unesco et autres parties prenantes à atteindre au plus vite les Objectifs de Développement Durable en s'appuyant sur l’expérience du Réseau mondial de Réserves de biosphère.

 

 

Pour en savoir plus

Le site MAB de l'UNESCO 

50 ans d'histoire du Programme MAB

 

Le MAB France met en œuvre le programme sur l’Homme et la biosphère en France, avec le soutien de l'Office français pour la Biodiversité. Il anime et conforte le réseau national des Réserves de biosphère, le met en lien avec les communautés française et internationale intéressées par ce programme: communauté scientifique, monde éducatif et universitaire, organismes de gestion et de conservation de la biodiversité, du développement durable et de la transition écologique. 
Lire le  Rapport d'activité 2020

 

 

 

Les missions du MAB France

Animer le réseau des Réserves de biosphère

  • Faciliter les échanges d'expériences, le développement de projets (scientifiques, éducatifs, socio économiques…) entre Réserves de biosphère, par la création et l’animation de réseaux transversaux.
  • Accompagner le développement des réseaux d'éco-acteurs, organiser les Trophées des Réserves de biosphère.

Renforcer le réseau français des Réserves de biosphère

  • Accompagner la création de nouvelles Réserves de biosphère
  • Aider les Réserves de biosphère françaises lors des examens périodiques tous les 10 ans
  • Apporter un appui scientifique et technique au réseau des Réserves de biosphère, participer à leurs instances (Conseils scientifiques, Comités de gestion).

Diffuser les  connaissances et bonnes pratiques concourant aux ODD

  • Faire connaitre les Réserves de biosphère
  • Faire connaitre leurs actions :  Lettre de la biosphère, notes techniques, #ProudToShare…
  • Participer à différentes formations universitaires, organiser des formations à la demande
  • Co-animer le Master MAB à l'université de Toulouse

Développer des coopérations internationales

Le MAB France est membre du Conseil International de Coordination du MAB. Il participe activement au réseau régional EUROMAB (pays d'Europe et d'Amérique du Nord). Ce réseau se réunit régulièrement, organise des formations, des échanges de pratiques et d’expériences.
D’autres coopérations (expertise, formation) existent également, avec des Réserves de biosphère d’Afrique francophone par exemple. Plusieurs Réserves de biosphère françaises ont des relations durables avec des sites à l’étranger.

L'organisation 

Le MAB France est une association loi 1901. Elle a vocation à regrouper le réseau français des Réserves de biosphère et ses parties prenantes, institutions scientifiques, chercheurs, personnalités et autres partenaires pour promouvoir le Programme scientifique MAB de l’UNESCO et le réseau mondial des Réserves de biosphère en France. Créée le 10 juillet 2015, elle a pris la suite de la Commission française pour l'UNESCO qui assurait la gestion du comité français du MAB depuis 1971.
Le MAB France travaille avec l'appui de la Représentation permanente de la France auprès de l'UNESCO, qui assure le lien avec le Secrétariat du MAB à l'UNESCO.
La France à l'UNESCO

Son Conseil d'administration comprend 15 membres,  La composition du conseil d'administration

Un bureau a été constitué :

Catherine CIBIEN est directrice de l'association, Martine ATRAMENTOWICZ (CNRS),  et Alice ROTH, chargées de mission.

Les membres de l'association MAB France

L'association réunit des personnes physiques et des personnes morales. Est membre de droit la personnalité nommée par le Ministère en charge des Affaires étrangères qui représente la France au Conseil International de Coordination, Didier BABIN. Des personnes impliquées dans le programme (scientifiques,…) adhérent aussi à l'association.

Recherche et enseignement supérieur

 

  • CNRS  Centre national de la recherche scientifique
  • INRAE  Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement
  • MNHN Museum national d'Histoire naturelle
  • Cirad Recherche agronomique pour le développement
  • Ifremer Institut français de Recherche pour l'exploitation de la mer
  • IRD Institut de Recherche pour le Développement
  • Organismes support des Réserves de biosphère

Deux Parcs nationaux, Gadeloupe et Cévennes, plusieurs Parcs naturels régionaux, syndicats mixtes et associations. 

Organismes de gestion de la biodiversité, de coopération

  • OFB Office français de la biodiversité
  • FFEM : Fond français pour l'Environnement Mondial

Et aussi

 

Co'MAB

L’association Co’MAB a pour but de rassembler les étudiants actuels et diplômés du master MAB, ainsi que toutes les personnes intéressées par les questions sur la place accordée à la jeunesse au sein de ce programme scientifique de l’UNESCO. Co’MAB s’intéresse particulièrement au public des 18-35 ans, souvent oubliés par les instances traditionnelles.

Co’MAB a été créée en 2017 par 6 anciennes étudiantes du master qui ont voulu répondre à plusieurs attentes telles que : prendre en compte les attentes des jeunes adultes dans la gestion des Réserves de biosphère, accompagner les futurs gestionnaires dans leurs premiers pas menant à la vie professionnelle ou encore aider à faire fructifier les idées innovantes pour accélérer la transition écologique.

Ses projets  

Aujourd’hui, les objectifs principaux de l’association sont de :

  • Promouvoir le master Man and Biosphere (MAB) de l’Université de Toulouse, ainsi que les valeurs portées par le programme sur l’Homme et la Biosphère de l’UNESCO
  • Faciliter l’orientation et l’insertion professionnelle des étudiants et jeunes diplômés du Master MAB.
  • Encourager les retours d’expérience et le partage de bonnes pratiques au sein de la communauté MAB.
  • Représenter le Master MAB au cours d'événements et de conférences, donner plus de visibilité à la formation.
  • Mettre en place des projets de coopération et nouer des partenariats avec d’autres associations ou organisations de jeunes impliqués dans le programme MAB et les Réserves de biosphère.

 

L’association Co’MAB travaille en étroit partenariat avec le comité MAB France. Elle est rmembre du  Conseil d’administration du MAB France et anime le groupe de travail Génér’action, qui traite des questions liées à la jeunesse dans les Réserves de biosphère.

En savoir plus

Vous pouvez retrouver toutes les informations utiles concernant l'association sur son site internet
et suivre ses actualités sur Facebook

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Le parcours MAB

Le comité MAB France et l’université Paul Sabatier de Toulouse proposent un parcours MAB dans le master gestion de la biodiversité de cette université.
Il s’agit d’un master francophone visant à la formation professionnelle des coordinateurs / gestionnaires des réserves de biosphère ou d’espaces protégés, agents des collectivités territoriales, ou toute autre personne intéressée par la gestion de la biodiversité.

Le master MAB s’adresse notamment à des personnes souhaitant un complément de formation d’un niveau de 5ème année d‘université, ou en formation continue. Il peut accueillir chaque année jusqu'à 18 étudiants.
Les cours sont regroupés de début septembre au 31 janvier à l’Université Paul Sabatier de Toulouse, suivis d’une mission professionnelle de 6 mois dans un établissement professionnel au choix de l’étudiant.
Le master s'appuie sur le programme MAB pour balayer les aspects conceptuels, historiques, institutionnels et contractuels spécifiques aux aires protégées associées à des activités humaines.
Il fournira les outils essentiels de diagnostic (cartographie, inventaires, diagnostic territorial) et formera aux démarches de participation et d'implication des populations à la gestion. Les étudiants seront également associés à un projet concret de création, révision ou plan de gestion d'une réserve de biosphère française. Les étudiants étrangers seront sollicités pour compléter ce travail par une réflexion sur une adaptation de la démarche menée à une Réserve de biosphère de leur pays.
Le Master MAB est une Chaire Unesco.
Les anciens étudiants du master sont regroupés en association Co'MAB
Plus d’informations : Le site du Master Ecologie

Pour s'inscrire 

  • Etudiants français et étrangers originaires de l'UE ou d'un pays sans procédure Campus France :  contacter le responsable du master Stéphane Aulagnier 
  • Etudiants étrangers résidant dans un pays doté d'un espace Campus France : www."nomdupays".campusfrance.org (exemple : www.algerie.campusfrance.org).

Secrétariat pédagogique d'Ecologie, Bât U2, Université Paul Sabatier, 118 route de Narbonne, 31062 Toulouse cedex.

Plus d’informations : 

 

En savoir plus sur le devenir des étudiants diplômés du master :

 

Accueil et aide à la recherche d’un logement pour les étudiants étrangers :
L’Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées a lancé la Toul’Box, dispositif d’accueil des étudiants et chercheurs venant s’installer en Midi-Pyrénées : accès aux informations indispensables à tout nouvel arrivant sur la vie en France, formalités migratoires, ensemble de services sous forme de packages facilitant l'installation.
Les étudiants étrangers répondant aux critères d'inscription au master MAB qui souhaitent bénéficier d’un logement (à l'exception des Etudiants Etrangers boursiers du gouvernement français) doivent envoyer leur formulaire de demande au plus tard le 30 avril au :
Service des Relations Internationales / International Relation Office
Gestion logement des étudiants étrangers
Mme Zeinabou Ali
Bâtiment Le Forum - 1er étage
118 route de Narbonne
31062 Toulouse cedex 09
Tel. +33 5 61 55 62 52
Contact  zeinabou.ali@univ-tlse3.fr

Cette démarche ne leur garantit pas l'attribution d'un logement, mais l'étudiant peut plus facilement être aidé dans sa recherche. Le formulaire de demande de logement est téléchargeable ici. Cliquer sur «s’informer et candidater » dans « documents à télécharger ».

Un master anglophone en Allemagne

L'Université d'Eberswalde pour le développement durable, située à quelques kilomètres de la Réserve de biosphère de Schorfheide-Chorin, propose un nouveau master international : Gestion des Réserves de biosphère. Ce master s'adresse aux futurs gestionaires et acteurs des Réserves de biosphère. Il promeut les échanges entre les cultures, et intègre des approches naturalistes et socio-écologiques. Il débutera au premier semestre de l'hiver 2020-2021. 

Plus d'information sur le site de l'Université d'Eberswalde: Biosphere Reserves Management – International Master Course  

 

 

 

Un groupe de travail sur la jeunesse a été créé pour faciliter les échanges d’expériences entre les gestionnaires des Réserves de biosphère françaises. Le but de ce groupe est de mieux intégrer l’ensemble des générations dans la gouvernance et dans la vie de ces territoires. L’accent est surtout mis sur la mobilisation des jeunes adultes, de 18 à 35 ans, un public particulièrement difficile à atteindre.

En valorisant les échanges intergénérationnels et l’implication des jeunes (18-35 ans), le groupe Génér'action entend dynamiser les territoires et ainsi contribuer aux Objectifs de Développement Durables mis en exergue par la stratégie du MAB France. Ce groupe est animé par l'association Co'MAB

Un forum des jeunes pour la Réserve de biosphère du Luberon-Lure

Le 25 mai 2019, la Réserve de biosphère du Luberon-Lure a organisé son premier forum des jeunes au château de l’environnement de Buoux. Cet événement a réuni une vingtaine de participants âgés de 12 à 25 ans qui ont partagé leurs expériences, initiatives et leurs envies pour le territoire de demain le temps d’une demie journée.

Après un repas collectif qui leur a permis de faire connaissance, l’après-midi s’est poursuivie avec des animations proposées par l’association Co’MAB :
Le RB Quiz, inspiré du fameux jeu télévisé a ouvert le forum de façon humoristique et a mis les participants à l’aise. Ils ont ainsi été sensibilisés progressivement aux valeurs et enjeux de la Réserve de biosphère, dans une ambiance conviviale.
Ensuite, une réflexion en petit groupes leur a permis d’échanger sur des problématiques du territoire, en relation avec le développement durable. Les problématiques ont été choisies par les participants et les discussions ont fait ressortir des idées et des solutions pour y répondre.
Enfin, ces ateliers collectifs ont été suivis par un moment de restitution en assemblée et un vote afin de déterminer une ou deux actions prioritaires à mettre en place avec l’appui de la Réserve de biosphère du Luberon-Lure.

Les jeunes au cœur des discussions d’EuroMAB 2019

La conférence des Réserves de biosphère européennes et nord-américaines, qui a eu lieu en avril 2019 à Dublin a consacrédeux ateliers spécifiques à la question de l’intégration des jeunes adultes dans la gouvernance et la prise de décision dans les Réserves de biosphère. A cette occasion, le MAB France a été sollicité pour animer les ateliers et partager ses bonnes pratiques.

Le campus d'été des jeunes du MAB dans la Réserve de biosphère des Cévennes

Les 23, 24 et 25 août 2019, Co’MAB et le MAB France ont co-organisé un campus d’été pour réunir les jeunes du MAB engagés pour la biodiversité dans la maison de la Réserve de biosphère des Cévennes, Biosphera à Cendras. Une occasion pour la France de co-construire un message fort à quelques semaines du second MAB Youth Forum qui s’est tenu dans la Réserve de biosphère de Changbaishan (Chine) du 12 au 18 septembre 2019. Ce dernier a rassemblé des jeunes du monde entier représentant les territoires de Réserves de biosphère afin de préparer la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique (CBD).

Dans les Cévennes, des activités ont permis de présenter le programme MAB aux participants, et de leur expliquer les mécanismes de la CBD et leur possible contribution à ce grand événement international, crucial pour la préservation de la biodiversité. Des ateliers collectifs ont été l’occasion pour les jeunes d’exprimer leur vision d’avenir pour une relation harmonieuse entre l’Homme et la nature, de partager leur point de vue sur les modes de mobilisation de cette cible particulière et d’échanger sur leur engagement pour les Réserves de biosphère.

 

Le MAB UNESCO Youth Camp

Réserve de biosphère transfrontière du Mont Viso

Les jeunes sont le futur de la Réserve de biosphère du Mont Viso et leur voix doit être écoutée sur des sujets fondamentaux comme la gestion du territoire et la construction d’un modèle de développement durable. Cette prise de conscience a amené le Parc du Monviso et ses partenaires à organiser le premier MAB UNESCO Monviso Youth Camp, une occasion d’échanges et de rapprochement entre jeunes qui souhaitent s’impliquer en devenant des acteurs du Programme Man and Biosphere (MAB), pour garantir à travers leurs actions le développement durable de leur communauté, en accord avec le plan d’actions de Lima.

Du 9 au 13 juillet 2018, 22 jeunes français et italiens de 15 à 18 ans se sont rassemblés au pied du Mont Viso pour participer au premier camp de jeunes organisé par la Réserve de biosphère transfrontière. Ils ont passé cinq jours ensemble pour échanger sur l’avenir du territoire et devenir acteurs de la Réserve de biosphère Transfrontière. Ils ont dormi sous la tente, partagé des activités diverses et participé à des visites et des ateliers.  Cela a permis d’instaurer un dialogue et de stimuler leur créativité pour trouver des moyens de valoriser et de développer le territoire.

Le camp de jeunes Mont Viso MAB UNESCO a dès sa première édition proposé d’identifier plusieurs objectifs, parmi lesquels les plus importants retenus sont :
- La sensibilisation des participants aux thématiques du programme Man and Biosphere
- L’implication directe des jeunes dans les stratégies pour le Développement Durable et leur prise de conscience des faiblesses et des particularités du territoire de la Réserve de biosphère transfrontière du Mont Viso.
Après le succès de ce premier camp, une deuxième édition est prévue pour juillet 2019.

Le camp de jeunes Mont Viso MAB UNESCO qui s’est tenu dans la Vallée Varaita, est une initiative née de la collaboration entre le Parco del Monviso, la Fondation Santagata pour l’Economie de la Culture, le Consorzio Monviso Solidale et ApprossimAZIONI et la Commune de Saluzzo, l’Association Culturelle Sociale et Sportive du Queyras et la MJC du Briançonnais. Il fait partie du projet ALCOTRA #COM.VISO.

 

Les jeunes imaginent la vie dans les Cévennes à l’horizon 2070

A l’occasion du 50e anniversaire du Parc national, désigné Réserve de biosphère en 1985, les jeunes ont été sollicités afin d’imaginer la vie dans les Cévennes dans les cinquante prochaines années. Cinq thèmes de réflexion leur ont été proposés : Agriculture et alimentation - Loisirs et tourisme - Biodiversité et Paysages - Patrimoine local et architecture – Déplacements et communications.

Aidés par une facilitatrice graphique, les participants ont réalisé une grande fresque illustrant leurs craintes et leurs souhaits pour les Cévennes de demain. Cette fresque a été présentée à Florac dans le cadre de l’exposition « Regards d’avenir » lors des festivités du 50e anniversaire du Parc national.

Pour de nombreux jeunes, ce forum était une première. Il leur a permis de se construire une culture commune et d’enrichir leurs connaissances. A terme, l’objectif est de maintenir le lien et de favoriser l'émergence d'un collectif de jeunes des Cévennes qui pourrait s’impliquer dans des instances de gouvernance locales comme des conseils citoyens.

Le compte-rendu du forum est disponible en ligne. Pour toute demande de précisions, vous pouvez contacter l'association Co'MAB qui était en charge de l'animation.

Biosphère: quésaco?

La biosphère est l’enveloppe vivante de la planète Terre. Cette couche mince, d’une vingtaine de  kilomètres environ, représente l'ensemble des organismes vivants et leurs milieux de vie, sous terre, dans l’eau, terrestres, aériens… 
La biosphère, c’est le tissu vivant de notre planète !

L’Homme et la biosphère ?

Les êtres humains font partie de la biosphère, au même titre que toutes les autres espèces vivantes, avec lesquelles ils sont en interactions permanentes : pour se nourrir, se loger, se chauffer, se déplacer, se divertir et même digérer grâce au microbiote, ces  communautés de micro-organismes qui vivent dans notre intestin. Le programme MAB s’intéresse à ces interdépendances et recherche des voies pour que nos infinies relations avec le reste du vivant soient durables et résilientes.

Les femmes ont-elles leur place au sein du MAB ?

Le nom du programme est attribué à Barton Worthington, alors directeur scientifique du Programme biologique international (PBI). On avait le sentiment qu’un tel nom donnerait le même poids aux êtres humains et à la biosphère dans laquelle ils vivent. Le nouveau programme s’efforcerait ainsi de par son nom même de combler une des lacunes ressenties du PBI dans la mesure où les dimensions humaines de la productivité biologique étaient largement limitées à une des huit sections de ce programme, celle concernant la capacité d’adaptation des êtres humains (Worthington, 1975). Worthington a également fait observer que le sigle qui en résulterait (MAB) serait symboliquement bien choisi car il rappellerait la sage-femme des fées, dans Roméo et Juliette de Shakespeare, qui rend nuitamment visite aux hommes endormis pour les délivrer de leurs songes (Worthington, 1983). Il a été fait expressément mention du nom « L’homme et la biosphère (MAB) » dans les projets de résolution soumis à la Conférence générale de l’UNESCO à sa 16e session, en octobre-novembre 1970, au cours de laquelle elle a approuvé officiellement le lancement du programme. Le « MAB » a été ultérieurement retenu comme unique acronyme internationalement admis du programme, alors qu’il aurait dû être différent dans d’autres langues. Ce sigle a été adopté assez rapidement comme un moyen pratique et assez euphonique de se référer au programme. Avec le recul, ce choix pourrait bien n’avoir pas été si heureux, pour deux raisons au moins. Tout d’abord, « L’homme et la biosphère » donne l’idée d’un homme juxtaposé à tous les autres éléments qui composent la fine couche de vie enveloppant la planète et non en faisant lui-même partie intégrante. Il aurait pu, en fin de compte, être plus judicieux de parler de « L’homme dans la biosphère ». Il est certain que l’approche préconisée dès le début dans le cadre du programme a consisté à envisager l’homme dans le contexte de son environnement global plutôt que comme un être à part. Cela explique le titre (« L’homme dans les écosystèmes ») d’un numéro spécial de la Revue internationale des sciences sociales (vol. 34, n° 3, 1982), produit pour marquer le dixième anniversaire du programme. Par ailleurs, l’utilisation du mot « homme » pour désigner à la fois les hommes et les femmes a suscité une réaction très négative, du moins dans certains milieux. Comme l’a fait observer Duncan Poore1 , on peut faire valoir que les termes « homme » (homo en latin)2 et « humanité », consacrés par l’usage pour désigner l’espèce humaine, n’ont aucune connotation sexiste intentionnelle (Poore, 2000). 

1 Duncan Poore est un spécialiste des lettres classiques devenu scientifique dont l’influence s’est fait sentir dans les années 1970, au stade de l’élaboration du MAB, lorsqu’il était l’un des principaux conseillers scientifiques de la délégation britannique durant les premières sessions du Conseil du MAB

 2 l'homme, de sexe masculin, se dit vir en latin

Nos remerciements à Malcolm Hadley pour ces informations "Le nom du programme "L'homme et la biosphère" , pages 296-297, 'Soixante ans de science à l'UNESCO, 1945-2005' (UNESCO 2009). 

A quoi servent les Réserves de biosphère?

Elle sont là pour ouvrir la voie à un avenir positif en établissant aujourd’hui une connexion entre les humains et la nature. Les modes de vie de leurs populations cherchent un équilibre avec la nature en vue de construire un avenir souhaitable. Le but des réserves de biosphère est avant tout de renforcer les liens : entre les êtres humains, entre les êtres humains et la nature, entre le savoir et l’action, tout le temps, partout. Si ces liens s’interrompent, la qualité de la vie collective est en péril. S'ils restent solides, il est alors possible de bâtir un avenir qui inspire confiance.

Les Réserve de biosphère en bref

 

 

 

 

 

 

 

 

Les réserves de biosphère sont-elles propices au développement durable ? 

 

 

MABilisé?

Qu’est-ce qu’être « MABilisé » ?

Ce jeu de mot vous invite à vous mobiliser dans le sens proposé par le MAB. La mobilisation est le fait » d’être mis en mouvement en vue d’une action concertée » ; ou celui de « faire appel à toutes les forces pour faire face à une situation difficile ». Le MAB vous invite donc à vous mobiliser, à vous engager à rechercher des modes de vie plus durables, des formes d’utilisation de nos ressources qui ne leur nuisent pas à terme. Il s’agit que les activités humaines alimentent beaucoup moins qu’aujourd’hui la crise climatique et la perte mondiale de biodiversité (destruction et fragmentation des écosystèmes, disparition d’espèces, banalisation des paysages) auxquelles s’ajoute la perte de diversité culturelle, comme par exemple la perte de savoirs locaux, autochtones… Les Réserves de biosphère du monde ont déjà beaucoup d’expériences en la matière, qui ne demandent qu’à être diffusées, reproduites, adaptées à de nouveaux contextes. Comme le montrait le film « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent, cherchons des voies positives, Mabilisons nous !

 

La Réserve de biosphère est-elle un label de l’Unesco ?

La désignation d’une Réserve de biosphère par l‘UNESCO est un label… et bien davantage. Elle implique une proposition de qualité, qui remplit des critères internationalement acceptés : dans ce sens, il s’agit donc bien d’un label accordé à un site.
Mais elle implique aussi la mise en place d’un projet de développement durable concerté localement, des objectifs affichés et des indicateurs pour mesurer les résultats obtenus.
Celui-ci s’inscrit dans la vision de la Stratégie de Séville  et applique des principes de gestion (zonage, complémentarité de trois fonctions de conservation, développement et appui par la recherche et l’éducation, implication des communautés locales) reconnus dans ce cadre: il s’agit de viser l’excellence dans l’application de ces principes et de s’engager résolument dans la voie du développement durable.
La désignation d’une Réserve de biosphère vient également consacrer son appartenance au réseau mondial de Réserves de biosphère, et par voie de conséquence, son rôle dans l’un des réseaux régionaux. Cette appartenance engendre des avantages, comme bénéficier de l’expérience des autres, disposer d’un réseau de partenaires mobilisables selon les besoins, échanger des points de vue sur des problèmes de gestion, et des obligations, celles de participer aux échanges et aux actions communes.

Faut-il avoir peur du mot « réserve » pour les Réserves de biosphère ?

Le mot « réserve » n’implique pas ici d’exclusion ou d’interdictions spécifiques (rien à voir avec la notion de « réserve d’indiens »). Au contraire, il exprime la volonté de réserver pour l’avenir les qualités d'une région (comme on met en réserve un bon vin pour le boire ultérieurement, ou encore les fruits du jardin en été pour les manger l'hiver). Ceci implique la mise en place d’un projet concerté, visant à construire un futur durable.

Quelle différence entre Réserve de biosphère et site du Patrimoine mondial ?

L’inscription sur la liste du Patrimoine mondial consacre la valeur universelle et exceptionnelle d’un site. La désignation d’une réserve de biosphère est un processus dynamique qui implique un projet de développement durable pour la région, construit et soutenus par les parties prenantes locales, appliquant des principes de gestion reconnus mondialement et décrits dans la Stratégie de Séville publiée par l’Unesco en 1995. La désignation d’une Réserve de biosphère vient également consacrer son appartenance à un réseau mondial d’échanges et de coopération entre sites désignés suivant des principes communs.
Plus d'information: A quick reference guide (en anglais)

Pourquoi parle t’on souvent de résilience dans les Réserves de biosphère ?

Les Réserves de biosphère sont des systèmes socio-écologiques : les humains et la biodiversité sont en interactions permanentes. La gestion durable consiste à éviter que les changements qui s’opèrent (pour diverses raisons : sociales, économiques, écologiques, climatiques…) aboutissent à une perte de biodiversité et des services apportés par les écosystèmes, et à un moindre bien-être des humains. Pour cela, la gestion doit s’intéresser à la résilience du système, c’est à dire son aptitude à changer dans les limites de ses propres capacités pour s’adapter aux changements. Pour un écosystème forestier, c’est pouvoir faire face aux ouragans, aux feux, à la pollution,  pour une société, c’est survivre aux incertitudes politiques. Renforcer la résilience des Réserves de biosphère est urgent, pour qu’elles puissent faire face aux changements climatiques, à la mondialisation de l’économie et autres impacts environnementaux… Le Centre de Résilience de Stockholm mènent des recherches sur ces questions.

A quoi sert le comité MAB France ?

Le MAB France coordonne et anime le réseau des 14 Réserves de biosphère françaises, aide à la mise en place de nouveaux sites et assure la liaison et la coopération avec le réseau international.

Qu'est-ce qu'une Réserve de biosphère?

 

Les Réserves de biosphère sont des lieux désignés par l'UNESCO pour expérimenter et illustrer des pratiques de développement durable à l’échelle régionale, en conciliant le développement social et économique des populations avec la conservation de la diversité biologique et plus largement la protection de l’environnement, dans le respect des valeurs culturelles. Le dialogue territorial entre différents acteurs et institutions y est privilégié, selon des mécanismes de concertation spécifiques. Des recherches et suivis scientifiques, la formation, l'éducation et la sensibilisation viennent en appui au projet du territoire. Elles concourent à la mise en oeuvre des Objectifs de Développement Durable sur lesquels les Nations Unies se sont engagées pour 2030. 

En quelques mots: 

 

 

 

 

 

 

 

 

A quoi servent les Réserves de biosphère?

Elle sont là pour ouvrir la voie à un avenir positif en établissant aujourd’hui une connexion entre les humains et la nature. Les modes de vie de leurs populations cherchent un équilibre avec la nature en vue de construire un avenir souhaitable. Le but des réserves de biosphère est avant tout de renforcer les liens : entre les êtres humains, entre les êtres humains et la nature, entre le savoir et l’action, tout le temps, partout. Si ces liens s’interrompent, la qualité de la vie collective est en péril. S'ils restent solides, il est alors possible de bâtir un avenir qui inspire confiance.

Le point de vue des gestionnaires et coordinateurs de Réserves de biosphère

Qu’apporte la désignation Réserve de Biosphère à un Parc National?

Jacques Merlin, Directeur du Parc National des Cévennes, Réserve de biosphère des Cévennes (2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

Vingt ans d'expérience en Réserve de biosphère, quel bilan ?

Yannick Louche, Maire de Cendras, Président du Syndicat mixte d'aménagement de la Vallée du Galeizon, Réserve de biosphère des Cévennes (2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel est l’intérêt d’une Réserve de biosphère à l’échelle d’un grand bassin versant ?

Frédéric Moinot, Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne, responsable de l'antenne haute Dordogne

 

Le réseau mondial

En 2021, le Réseau mondial compte 727 Réserves de biosphère, dont 22 sites transfrontaliers, dans 131 pays. Il s'enrichit chaque année de nouveaux sites. L’appartenance au réseau mondial facilite la mise en relation, l’organisation d’échanges sous différentes formes et la promotion des bonnes pratiques, la diffusion de documents, de matériels pédagogiques ou de films.
 Des conférences et des formations sont également soutenues par l’UNESCO.
En savoir plus:  Les Réserves de biosphère: sites d'apprentissage pour un développement durable

Les Réserves de biosphère constituent de formidables bibliothèques vivantes d’expériences dans tous les domaines du développement durable. Elles sont fières contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable ! #ProudToShare

Suivre le réseau mondial sur Facebook : https://www.facebook.com/manandbiosphere

La carte

Voir la carte multilingue du réseau mondial

Pour être désigné Réserve de biosphère, un territoire doit répondre aux critères du Cadre statutaire du réseau mondial de Réserves de biosphère et aux fonctions décrites dans la Stratégie de Séville (UNESCO, 1996). La candidature est un processus au cours duquel le MAB France accompagne les porteurs de projet, puis transmet le dossier officiellement via la délégation de la France auprès de l'UNESCO.

La Stratégie de Séville et le Cadre statutaire du réseau mondial ici

En amont de la candidature

Des organisations locales diverses sont à l'origine de candidatures : parcs ou organismes de gestion déjà existants à la recherche d'une reconnaissance internationale, associations souhaitant structurer des projets territoriaux de développement durable et de valorisation de la biodiversité… Un examen préalable du projet par le MAB France et un engagement formel des autorités locales (délibération) sont nécessaires pour qu'un site soit considéré comme candidat.
Le MAB facilite ensuite la prise de contact avec d’autres Réserves de biosphère, incite à organiser des voyages d’étude, reste à l'écoute des porteurs de projets. Il peut intervenir lors de réunions d’informations des acteurs locaux et apporter un appui en matière de démarches participatives.
Les réserves candidates sont alors associées aux travaux du réseau et invitées à participer aux rencontres et groupes de travail qu’il organise.
Le délai entre les premiers contacts et le dépôt de la candidature à l'UNESCO est très variable : cela peut prendre de 2 à 10 ans

 

Les différentes étapes

     

 En quelques mots
  Un résumé en 3 images à télécharger

 

 

 

La création d’une Réserve de biosphère nécessite de réaliser un diagnostic collectif sur les enjeux et problèmes de la région concernée. C’est un moment important d’échanges entre acteurs, d’apprentissage et de rapprochement des points de vue sur le fonctionnement et le devenir du territoire.
 Plusieurs étapes clés, animées par le porteur du projet, sont nécessaires pour rechercher des points d’accord et de mobilisation des acteurs.

  • Informer sur le projet

Une information large et aussi accessible que possible doit être apportée aux habitants et aux acteurs socio-économiques du territoire concerné. La presse, un site Internet dédié et d'autres moyens de communication (radio, télévision, brochures…) permettent de présenter les Réserves de biosphère et le projet en question.
Il est également nécessaire d'organiser :

  • Des réunions publiques d’échanges et d’information sur le MAB et le réseau mondial des Réserves de biosphère dans les communes de la zone pressentie. 
  • Des réunions plus informelles, par exemple chez des habitants volontaires, pour discuter du projet de Réserve de biosphère dans un cadre plus libre et convivial.
  • Des réunions avec des acteurs spécifiques (élus, gestionnaires, socioprofessionnels, chercheurs) ou qui en feraient la demande.

Le site internet dédié au projet permet la diffusion d'informations et la mise à disposition rapide des comptes rendus de réunions, dossiers, échanges à propos du projet. Il peut comporter une partie collaborative.

  • Animer la participation locale et co-construire le projet

Des démarches participatives sont à mettre en œuvre pour élaborer un projet collectif et mobiliser les acteurs locaux. Le MAB France peut conseiller et contribuer à l'animation des ateliers de co-construction combinant la mise en œuvre de plusieurs outils, en fonction des objectifs et des spécificités locales. Ils réunissent des acteurs socioéconomiques, élus, associatifs, représentants de l'administration, et autres gestionnaires du territoire concerné.
Il est utile de mettre en place une démarche pour caractériser collectivement l’identité du territoire, identifier ensemble ses tendances d’évolution, clarifier et partager ses enjeux et actions à entreprendre.  La méthode "Town Hall meeting" permet de réunir de nombreux acteurs du territoire. 

 

Parmi les outils et démarches participatives de diagnostic territorial, la méthode ARDI (Acteurs - Ressources - Dynamiques - Interactions) a été utilisée dans plusieurs processus de révisions et de création de Réserves de biosphère. Elle consiste à co-construire avec les acteurs concernés une représentation partagée du territoire en identifiant successivement les acteurs et leurs entités de gestion, les principales ressources du territoire, et les principales dynamiques écologiques et sociales en jeu, en abordant successivement quatre questions :

  • Quels acteurs pourraient jouer un rôle décisif dans la gestion de la Réserve de biosphère ?
  • Quelles sont les principales ressources du territoire de la Réserve de biosphère et les informations essentielles à savoir pour en garantir une utilisation durable ?
  • Quelles sont les principales dynamiques en jeu ?
  • Comment chaque acteur utilise les ressources qu’il convoite et modifie ces dynamiques?

Cette approche débouche sur la production d’un schéma de la Réserve de biosphère, établi par et pour les acteurs locaux.
Guide méthodologique ARDI

Voir aussi "Comment organise-t-on la participation locale pour une gestion concertée des territoires"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Evaluer l'état des connaissances

Un état des connaissances sur les activités humaines, les processus sociaux, économiques et écologiques qui prennent place dans ou autour de la Réserve de biosphère est nécessaire. Il permet d’identifier les lacunes, de mobiliser des chercheurs, d’organiser la collecte et l’analyse des données, et de structurer des programmes éducatifs.
Un atelier collectif d'une journée est proposé pour l'évaluation du niveau de connaissance – scientifique, technique et empirique – sur les principales activités menées dans la Réserve de biosphère.
A partir de la liste des activités menées sur le territoire, les participants vont évaluer quelle partie du territoire est concernée par chaque activité. Quand elle est diffuse, on se contente de donner le pourcentage de la surface concernée et le nombre d’acteurs impliqués ; quand l’activité est ponctuelle, elle est localisée sur une carte.
Chaque groupe évalue l’impact écologique, économique, social et culturel de chacune des activités, et le niveau de connaissance scientifique, technique ou empirique connu. Ces impacts sont évalués de façon qualitative mais l’évaluation doit intégrer le sens de l’effet (positif, neutre, négatif), son intensité (fort, moyen, faible) et sa tendance (augmente, diminue, stable).
Les avis sont regroupés dans un tableau, la comparaison des tableaux est un exercice très enrichissant car il permet soit de mettre en évidence des visions partielles ou complémentaires du territoire, soit de détecter des divergences de vue.
Si la colonne relative au niveau de connaissances fait apparaître d’énormes lacunes, ou si le collectif a clairement identifié un manque de connaissances inacceptable sur une activité importante, un dernier exercice peut consister à repérer comment cette activité a été explicitée sur le diagramme d’interactions produit lors des ateliers ARDI, et à imaginer les recherches à mener pour lever une partie de l’incertitude sur cette activité.

  • Spatialiser les enjeux pour l’action : le zonage

L'élaboration ou la révision d'un projet de Réserve de biosphère conduit à proposer un zonage du territoire répondant aux critères du cadre statutaire de l'UNESCO. L'atelier permet de déterminer les zones prioritaires d'intervention et de les localiser sur une carte, en s'appuyant sur le modèle des Réserves de biosphère.
Une première étape consiste, sur une carte muette et dans un périmètre relativement flou, à repérer les zones prioritaires d’intervention en termes de conservation comme de développement avec une carte différente pour chacun des enjeux identifiés. Ensuite, une carte synthétique est produite sur laquelle figurent les zones prioritairement dédiées à la conservation et bénéficiant d'un statut de protection règlementaire (zones centrales), les zones associant conservation et développement dans le cadre d'une démarche de progrès volontaire et contractuelle (zone tampon), et les zones où l'accent sera mis sur l'éducation et la sensibilisation (zone de coopération).

  • La gouvernance

Une fois le cadre social et institutionnel pris en compte, il s’agit de préciser les modalités de gouvernance de la Réserve de biosphère. Elle comprend un comité de gestion qui implique les parties prenantes du territoire. Il peut être celui de la structure support de la Réserve de biosphère (Parc national ou naturel régional…). Celle-ci est chargée de l'animation du projet de la Réserve et en assure la coordination. Dans certains cas, plusieurs organismes co-animent la Réserve. Un comité scientifique pluridisciplinaire est établie

Voir : "En quoi consiste le travail d'un gestionnaire de Réserve de biosphère"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Rédiger et soumettre le dossier

Le dossier de candidature (ou d'examen périodique) doit être validé par les principaux acteurs du territoire et formellement approuvé par les autorités et les élus locaux pour pouvoir être transmis à l'Unesco.
Le MAB France a mis en place une procédure pour s'assurer que le dossier remplit les critères statutaires de l'UNESCO et présenter un projet qui a toutes les chances d'être retenu.
Une fois, le dossier achevé, la candidature est adressée par le comité MAB et la délégation de la France à l’UNESCO. 

Les directives techniques

 

 

Le secretariat du programme MAB a édité le recueil des directives techniques , elles peuvent être téléchargées sur le site du MAB Unesco: Directives techniques

 

 

 

 

 

La désignation

La désignation intervient après l'examen du dossier par deux instances : le comité consultatif international des Réserves de biosphère, qui donnt un avis sur le dossier. Celui-c est ensuite examiné par le Conseil international de Coordination du MAB, qui l'approuve formellement lors de ses sessions annuelles. La désignation donne lieu à la production d'un certificat signé par la Directrice générale de l'Unesco. La remise officielle est l'occasion d'une cérémonie et d'une fête. Cette reconnaissance, élément de fierté, couronne un long travail de préparation et concrétise de nouvelles responsabilités associées à l'inclusion dans un réseau mondial de l'Unesco.

Une démarche de concertation modèle : les Gorges du Gardon

Le Syndicat mixte des Gorges du Gardon, porteur d’un projet de Réserve de biosphère, a demandé l'appui du MAB France pour impliquer les acteurs économiques et la population dans l'élaboration du projet. Un éventail de démarches participatives a ainsi été mis en œuvre.

 

  • Une réunion entre le MAB et les techniciens du syndicat, pour clarifier les tenants et aboutissants d’une désignation en Réserve de biosphère, puis partager les représentations du territoire et de cette structure par les membres de l’équipe même.
  • Une réunion publique d’échanges et d’information sur le MAB et le réseau mondial des Réserves de biosphère dans chacune des communes de la zone pressentie, en présence de personnes de Réserve de biosphère existantes ou du MAB France, venues témoigner de leurs expériences.
  • Une série de réunions chez l’habitant organisées par des volontaires, pour discuter plus librement, dans un cadre convivial, du projet de Réserve de biosphère.
  • Une démarche collective de caractérisation de l’identité du territoire, d’identification des tendances d’évolution, de clarification et de partage des enjeux et actions à entreprendre selon la méthode "Town Hall meeting », avec une centaine d’acteurs du territoire.
  • Des ateliers de co-construction d’une représentation partagée des principaux enjeux, avec les acteurs concernés.
  • Un atelier pour clarifier l’état des connaissances sur ces enjeux et sélectionner les actions pertinentes de recherche, de développement, de conservation, de sensibilisation ou de mise en place de programmes pédagogiques.
  • Une ultime séance de travail pour préciser le zonage de la Réserve de biosphère et les modalités de sa gouvernance.
  • Enfin, une réunion publique finale d’information

Lire le compte-rendu de la réunion de concertation organisée en amont de la création de la Réserve de biosphère des gorges du Gardon : Gardon.pdf 

Un exemple de candidature :  La Martinique 

L’association Martinique Réserve de biosphère met en place la candidature de la Martinique au titre de Réserve de biosphère auprès de l’UNESCO .

L’association Martinique Réserve de biosphère met en place la candidature de la Martinique au titre de Réserve de biosphère auprès de l’UNESCO .
Un site dédié a été créé : Martinique Biosphère, où sont détaillées les différentes étapes de la construction du projet : la constitution de l'association en juin 2017, qui réunit les partenaires et parties prenantes du territoire ainsi que les comptes-rendus des nombreuses réunions citoyennes organisées dans les communes pour co-construire le projet.

De courtes vidéos réalisées lors de ces réunions laissent la parole aux participants:

Et aux Maires des communes voir la vidéo

 

 

 



On compte actuellement 16 Réserves de biosphère françaises, dont trois sites ultramarins (la Martinique, l'archipel de Guadeloupe et la commune de Fakarava en Polynésie française) et 2 Réserves de biosphère transfrontières (les Vosges du Nord Pfälzerwald, avec l'Allemagne et le Mont Viso avec l'Italie)

Pour en savoir un peu plus sur le réseau français, consulter la traduction de l'article tiré de l'ouvrage Unesco Bioshere Reserves, un recueil d'études de cas.

La Réserve de biosphère de
l'archipel de Guadeloupe

Au cœur de l'arc antillais, la Réserve de biosphère de l’archipel de Guadeloupe englobe la Basse Terre et presque intégralement la Grande Terre. La Basse Terre abrite le massif montagneux volcanique de la Soufrière, entouré d’une forêt tropicale humide à la biodiversité élevée.
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La Réserve de biosphère
des îles et de la mer d'Iroise

La Réserve de Biosphère des ïles et de la mer d'Iroise comporte trois îles habitées (Ouessant, Sein et Molène), ainsi que l’archipel de Molène, constitué d’une vingtaine d’îlots et les parties marines entre les îles.
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La Réserve de biosphère
du marais Audomarois

Le Marais audomarois se situe à la rencontre entre l’Artois et la Flandre. Vaste de 3726 ha, riche de 700 km de canaux, de paysages pittoresques, de 300 espèces de plantes dont 40 légalement protégées, de plus de 200 espèces d’oiseaux, de 26 espèces de poissons, c'est véritablement un site privilégié.
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La Réserve de biosphère
de Fontainebleau et du Gâtinais

Située à 60 kilomètres au sud de Paris, cette Réserve de biosphère comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La forêt et le patrimoine culturel remarquable de la région, dont le Château de Fontainebleau, patrimoine mondial de l’Unesco, attirent chaque année des millions de visiteurs.
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La Réserve de biosphère transfrontière
des Vosges du Nord - Pfälzerwald

Depuis toujours, les femmes et les hommes de ce territoire ont vécu des mêmes ressources, tirant de la nature nourricière de quoi vivre et survivre, mobilisant ses ressources et ses forces pour asseoir leurs industries, imaginant les savoir-faire, les traditions et les légendes pour mieux vivre ensemble et en symbiose avec leur terroir.
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La Réserve de biosphère
du bassin de la Dordogne

La rivière Dordogne traverse un territoire remarquable par sa nature encore préservée, son patrimoine culturel exceptionnel et un art de vivre marqué par l'empreinte de la rivière. L’économie de son bassin, largement touristique, agricole et sylvicole mais aussi industrielle, profite des ressources naturelles, de la beauté des paysages et de l’image de marque que procurent la rivière Dordogne et ses nombreux affluents.
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La Réserve de biosphère des Cévennes

Située au sud du Massif central, cette Réserve de biosphère englobe des paysages majestueux aussi contrastés que les Causses calcaires, les massifs granitiques de l'Aigoual et du mont Lozère et les montagnes schisteuses des Cévennes. Ces entités trouvent leur origine dans la diversité géologique, topographique et climatique, mais aussi dans les activités humaines, notamment agropastorales, qui s’exercent sur ce territoire depuis des siècles.
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La Réserve de biosphère
des gorges du Gardon

Au sein des plateaux calcaires du Languedoc, le Gardon a creusé ses gorges sur une trentaine de kilomètres ondulant à travers le paysage méditerranéen de l’Uzège. Donnant son nom au département du Gard, la rivière prend naissance dans les vallées cévenoles. Elle traverse ensuite la plaine de la Gardonnenque, le massif karstique du nord de Nîmes et termine sa course en se jetant dans le Rhône.
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La Réserve de biosphère
de Camargue (delta du Rhône)

Entre le fleuve Rhône et la mer Méditerranée, la Réserve de biosphère de Camargue couvre l'ensemble du delta biogéographique du Rhône, depuis sa révision effectuée en 2006. Zone naturelle immense, elle se situe entre deux régions très densément peuplées aux portes des agglomérations de Montpellier, Nîmes, Arles et Marseille et du site industriel de Fos-sur-Mer.
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La Réserve de biosphère
de Luberon - Lure

Cette Réserve de biosphère comprend le territoire du Parc naturel régional du Luberon ainsi que les communes des cantons de Banon et Saint-Etienne-les Orgues (versant sud de la Montagne de Lure), représentées par leurs intercommunalités, plus le lit de la Durance en rive gauche, espace géré par le Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD).
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La Réserve de biosphère
du Mont Ventoux

Véritable condensé des Alpes à la Méditerranée, la Réserve de Biosphère du Mont Ventoux s’organise autour du « géant de Provence », caractérisé par un impressionnant télescopage biologique. Les habitats et les espèces d'origines méditerranéennes et alpines s’y juxtaposent, du fait d’un fort gradient d’altitude d’une part et de forts contrastes entre les versants sud et nord d’autre part.
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La Réserve de biopshère transfrontière 
du Mont Viso

Le territoire français de la Réserve de biosphère du Mont Viso, composé de petites villes et de villages perchés, entouré de pics culminant à plus de 3000 m, se situe en zone de moyenne et de haute montagne. L’accès y est limité en raison de ses caractéristiques géographiques : gorges, sommets, routes sinueuses, vallées retirées.
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La Réserve de biosphère
de Falasorma Dui Sevi

La Réserve de biosphère de Falasorma Dui Sevi englobe le bassin versant du Fango, torrent de montagne se jetant dans le golfe de Galeria en Corse. Elle s'étend de la mer Méditerranée jusqu'à une altitude de 2 556 mètres, offrant tous les étages intermédiaires d’une vallée méditerranéenne.
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La Réserve de biosphère
de la commune de Fakarava

La Réserve de biosphère de la commune de Fakarava est située en Polynésie française, dans l’archipel des Tuamotu, à 360 kilomètres au nord-est de l’île de Tahiti.
Elle est formée par sept îles basses d’origine corallienne ou atolls : Aratika, Fakarava, Kauehi, Niau, Raraka, Taiaro, et Toau. Ces atolls sont très différents les uns des autres par leur taille, leur forme, leur ouverture sur l’océan, leur population et les activités qui y sont exercées. Son caractère est unique : on y trouve des petits lagons fermés comme ceux de Taiaro et Niau, le premier étant sursalé alors que le second est saumâtre.
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La Réserve de biosphère de Martinique

La Réserve mondiale de Biosphère de Martinique comprend l’ensemble du territoire terrestre et marin. Ile volcanique de l’arc des Petites Antilles, elle est située dans l’important hotspot des Caraïbes...
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La Réserve de biosphère de Moselle Sud

La réserve de biosphère de Moselle Sud est une mosaïque de paysages, d’écosystèmes et d’espèces le long des versants lorrains des Vosges. A l’est, les contreforts vosgiens présentent des  reliefs composés d’immenses étendues de sapins et de hêtres ainsi que d’une faune et d’une flore montagneuse préservées...
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Les Réserves de biosphère ont vocation à accueillir et offrir des supports pour des recherches portant sur les interdépendances sociales et les contributions de la nature au bien être des humains, et plus largement, sur les sciences de la durabilité. 

Comment le dialogue entre les chercheurs et les acteurs des territoires peut contribuer à leur soutenabilité, comment limiter le décalage entre les connaissances scientifiques et les thèmes en lien avec la gestion des territoires et de leurs ressources ? Comment co-construire des projets entre chercheurs et gestionnaires ? Le réseau des Réserves de biosphère françaises explore ces sujets.

Quelle est la posture du chercheur qui étudie les systèmes socio-écologiques ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Le groupe Recherche des Réserves de biosphère

Le groupe de travail sur la recherche dans les Réserves de biosphère donne lieu à des réflexions thématiques et à des ateliers, impliquant des chercheurs, des gestionnaires et des acteurs. Il favorise le recensement de problématiques partagées par plusieurs Réserves de biosphère, permet la sensibilisation à différents sujets en lien avec la durabilité (écologie territoriale, transition agroécologique, services écosystémiques…), offre un cadre pour le développement de projets de recherche co-construits, aide à la traduction des attentes des gestionnaires pour leurs territoires en questions de recherches . C'est aussi un lieu de réflexion sur le rôle des conseils scientifiques. Il peut faciliter une réponse commune à des appels à propositions de recherches, et fait connaître aux partenaires institutionnels les Réserves de biosphère comme terrains d'expérimentation.

La recherche sur ces territoires rassemble trois caractéristiques originales qui en font un cadre idéal pour comprendre et faire évoluer les problématiques liées au développement durable : il s’agit d’une recherche territorialisée, pouvant impliquer des acteurs locaux, qui met en œuvre l’interdisciplinarité si difficile et pourtant nécessaire. 

Le programme cadre pour la recherche dans la RBT* des Vosges du Nord-Pfälzerwald

Le programme cadre pour la recherche (PCR) est issu d’une démarche participative menée en 2004 et 2005 pour construire une politique de recherche pour la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord-Pfälzerwald, et pour que les collaborations entre chercheurs, gestionnaires et acteurs du territoire soient cohérentes, fructueuses et à l’écoute du territoire. L’équipe de la Réserve de biosphère, des gestionnaires (ONF) et administratifs, le MAB France et les chercheurs du conseil scientifique ont été impliqués dans cette démarche. Elle s'est déroulée sous forme d’entretiens individuels suivis de séances collectives, menés avec l'appui d'animateurs.

Les orientations de gestion pour les Vosges du Nord étant définies par la charte du Parc naturel régional, il était important que des recherches planifiées, s’inscrivant dans une logique de long terme, éclairent ces orientations de gestion. Il fallait éviter qu'elles relèvent des logiques individuelles des scientifiques. Cette démarche d'animation a abouti à une formulation collective des enjeux de recherche. La rédaction du programme cadre pour la recherche est un acte de transparence de la Réserve de biosphère. En effet, il permet d’expliquer aux habitants, aux élus, aux financeurs et aux différents gestionnaires du territoire, en quoi la recherche est fondamentale pour répondre aux enjeux du territoire, tels qu’ils ont été définis dans la charte du Parc support de la Réserve de biosphère.

Ce PCR, fruit d’une réflexion collégiale conduite dans la durée, est un document d’orientation. Les axes de recherche prioritaires qu’il présente ont fait l’objet d’une mobilisation particulière de la structure depuis près de 10 ans : environ 30000 € ont été accordés chaque année aux projets. Alors que le Parc renouvelle sa charte, le PCR sera évalué, puis actualisé ou renouvelé.
Lire le PCR

* Réserve de biosphère transfrontière

Projet de Science territoriale de la Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne

Le bassin de la Dordogne a généré des travaux de recherche dans diverses disciplines et sur des sujets variés : histoires générales de la région, histoires des transports et de l’industrie, études anthropologiques, légendes populaires, études des poissons migrateurs, hydroélectricité, dynamique fluviale, gouvernance de l’eau, agriculture…. Le territoire bénéficie donc d’atouts particuliers qui ont permis à ces travaux de se développer. 

Pour renforcer la vocation du bassin versant en tant que territoire de recherche, identifier les thèmes stratégiques pour l’avenir, dynamiser les actions de recherche, organiser son action et ses futures contributions, l'établissement EPIDOR (coordinateur de la Réserve de biosphère) développe des échanges et des collaborations avec le monde scientifique y compris les personnes et associations qui produisent les savoirs vernaculaires et profanes. C’est avec l’idée de favoriser le développement de connaissances utiles aux objectifs de la Réserve de biosphère qu’EPIDOR est à l’initiative du projet intitulé « science territoriale dans le bassin de la Dordogne ». Développé et mené au sein du laboratoire GEOLAB (Université de Limoges), il repose sur l’idée que les caractéristiques d’un secteur géographique influencent les connaissances qui y sont produites. Il vise à confirmer qu’il existe bien une science territoriale dans le bassin de la Dordogne ainsi qu’à étudier le rôle des savoirs (académiques, professionnels, citoyens) dans la gestion d’un territoire de l’eau.

Ce travail scientifique devrait permettre également de réaliser, à travers le prisme de la science territoriale, un état des lieux de la Recherche produite sur le bassin de la Dordogne au cours de ces 30 dernières années sur les thèmes spécifiques de la ressource en eau et des milieux aquatiques. A partir du diagnostic scientifique et des résultats du travail de recherche mené par GEOLAB, EPIDOR envisage d’animer une démarche de concertation avec l’ensemble des acteurs du bassin de la Dordogne (scientifiques universitaires et « amateurs », institutions, élus, acteurs socioprofessionnels…) et les principaux partenaires extérieurs de la Réserve de biosphère (AFB, MAB-France, Agence de l’eau…) afin de définir et de proposer un cadre pour la Recherche scientifique dans la Réserve de biosphère.

Les Réserves de biosphère encouragent les acteurs socio-économiques qui prennent des initiatives en faveur de l’environnement et du développement durable, à devenir "éco-acteurs". Cela reconnait des actions concrètes menées par des entreprises, des associations, des citoyens, et permet de soutenir des projets originaux. Il s'agit de contribuer à la transition écologique de façon positive, en s'appuyant sur les initiatives locales et en établissant des réseaux d'éco-acteurs engagés pour "leur" Réserve de biosphère.

La charte d'engagement des éco-acteurs

La signature d'une Charte d'engagement est proposée aux entreprises ou associations qui, se reconnaissant dans les valeurs de l’Unesco, souhaitent contribuer activement à un avenir plus durable pour leur Réserve de biosphère. Elles prennent des engagements concrets et mesurables en matière de biodiversité, d’environnement et de développement durable, dans le cadre une démarche de progrès. Elles deviennent alors Eco-acteurs de la Réserve de biosphère.

Comment constituer un réseau d'éco-acteurs

La démarche qui permet de mettre en place une charte d'engagement et construire un réseau d'éco-acteurs des Réserves de biosphère est détaillée dans l'I-Blio en ligne

 

 

La Charte d'engagement s’appuie sur les principes de la Stratégie de Séville et sur les enjeux et attentes du territoire. On devient éco-acteur en signant la Charte d’engagement de « sa » Réserve de biosphère. Cela implique d'en partager les principes et de s’engager dans une démarche de progrès. Chaque signataire détermine, dans sa propre activité, des engagements qui correspondent aux marges de progrès à accomplir. Tous types d'activités sont concernés par la Charte d'engagement.                                                             

 

 

 

 

Les Réserves de biosphère du mont Ventoux, de Camargue (delta du Rhône) et Fontainebleau-Gâtinais ont élaboré une Charte d’engagement dès 2014. Elles ont depuis été rejointes depuis par les Réserves de biosphère du marais Audomarois, des gorges du Gardon, du Mont Viso et des îles et de la mer d'Iroise.
Tout type d'acteur socio-économique, association ou entreprise désireux de s’orienter vers un développement plus respectueux de la nature et de l’Homme est concerné. Mais dans certaines Réserves (Fontainebleau-Gâtinais, gorges du Gardon, marais Audomarois) l’initiative a d'abord été engagée avec des acteurs du tourisme, s'élargissant ensuite à d'autres types d'activités.

En ayant la charte comme socle commun, les éco acteurs travaillent ensemble, interagissent lors de formations, d'évènements conviviaux (les "petits cafés" mensuels de l'Audomarois, les balades dans les gorges du Gardon…), d'activités qu'ils décidement de mener ensemble, de nouveaux produits issus de leurs collaboration…

Quels bilans? Quelles attentes?

Trois ans après le lancement des premières chartes, Anne-Elise Lenne (2016) est allée à la rencontre des signataires de ces chartes pour recueillir leur expérience et leurs attentes.
Les éco-acteurs de  la Réserve de biosphère du mont Ventoux
Les éco-acteurs de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et Gâtinais

Les chartes d'engagement des Réserves de biosphère

  • Le carnet de bord de la Réserve de biosphère des îles et de la mer d'Iroise

 

 

  • La charte d'engagement de la Réserve de biosphère du Mont Ventoux

 

Présentation des éco-acteurs par Ken Reyna, coordinateur de la Réserve de biosphère du mont Ventoux
 

© Les Bédégars

  • La charte d'engagement de la Réserve de biosphère de Camargue (delta du Rhône)


  • La charte d'engagement de la Réserve de biosphère du marais Audomarois

 

  • La charte d'engagement de la Réserve de biosphère des gorges du Gardon

 

  • La charte d'engagement des éco-acteurs de la Réserve de biosphère transfrontière du Mont Viso

 

La Réserve de biosphère transfrontière du Mont Viso, reconnue par l’UNESCO depuis 2014, accompagne, encourage et valorise les initiatives locales allant dans le sens d’une meilleure adéquation entre les activités humaines et la nature.
Pour en savoir plus : Des écoacteurs pour le Mont Viso

 

 

  • Biosphère éco-tourisme, Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais

 

Biosphère Ecotourisme, un réseau d’acteurs du tourisme engagés dans des pratiques responsables envers la nature. Conscients de la fragilité des milieux naturels, les signataires de la Charte Biosphère Ecotourisme contribuent à la nécessaire conservation de la nature et au développement humain. Plus d'informations ici

Les éco-acteurs des Réserves de biosphère

Voir tous les éco-acteurs

 

 

 

Les éco-acteurs

 

 

Les trophées des Réserves de biosphère identifient et priment annuellement des initiatives d’acteurs locaux. Ils permettent de promouvoir chaque année des initiatives originales dans le domaine du développement durable, menées par des acteurs des Réserves de biosphère. Ces trophées valorisent leur engagement en faveur d’une gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles, de la lutte contre les changements climatiques et plus généralement du développement durable. Ils contribuent aussi à engager la mise en place d’échanges et de partenariats entre la Réserve de biosphère et ces acteurs pour favoriser leur organisation en réseaux. Les trophées donnent lieu à un évènement médiatique qui permet de donner un éclairage positif et concret sur l'action des Réserves de biosphère.

trophées UNESCO
Initiés dès 2012 par la Réserve de biosphère du Luberon Lure, ils ont été suivis  par  plusieurs  Réserves de biosphères du réseau français. Chaque année, depuis  2014, un remise nationale des trophées est accueillie au siège de l'UNESCO, à Paris.

 

 

Les lauréats des trophées des Réserves de biosphère

Depuis 2014, les Réserves de biosphère remettent chaque année leurs Trophées.
Retrouvez tous les projets lauréats, en cliquant ici

©Les Bédégars

 

 

Les lauréats

Le comité français du MAB propose de contribuer à des actions de formations pour des Réserves de biosphère, en organisant des voyages d’étude, des rencontres et des échanges. Les formations portent sur des sujets variés : ils sont conçus à la carte à la demande de comités nationaux du MAB ou de Réserves de biosphère, en lien et en complémentarité avec l’Office français pour la biodiversité.

S’appuyant sur son réseau de chercheurs et de gestionnaires, MAB France peut également réaliser des missions d’accompagnement (à la création ou l’examen périodique de Réserves de biosphère, sur la gestion des Réserves de biosphère, notamment transfrontières), ainsi que des expertises dans le cadre de projets. 

Nous contacter: mab@mab-france.org 
 

Voyage d'études de Réserves de biosphère du Maghreb en France

Un voyage d'étude a été organisé par le MAB France et le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN basé à Malaga en Espagne, avec le soutien financier de la Fondation MAVA. La délégation d’Algérie, du Maroc et de Tunisie a été accueillie dans les Réserves de biosphère du Mont Ventoux, de Camargue (delta du Rhône) et des Cévennes. Le programme des rencontres et visites portait sur : 

 

 

  • Gestion participative des espaces et des ressources (forestières, zones humides, agricoles…)
  • Gouvernance des Réserves de biosphère
  • Aspects juridiques et institutionnels
  • Appui au développement local
  • Mise en œuvre des ODD

Voyage d'étude des coordinateurs de la Réserve de biosphère de Jabal Moussa, au Liban

Une voyage d'étude de 4 journées a été organisé pour 5 membres de l’Association de protection du Jabal Moussa, Réserve de biosphère du Liban. Des réunions en salle ont alterné avec des rencontres d’acteurs (gestionnaires, techniciens, élu, socio professionnels) et les visites de terrain dans 3 Réserves de biosphère méditerranéennes : Camargue, Cévennes (Vallée du Galeizon) et Gorges du Gardon.

 

Les thèmes traités portaient sur  la gouvernance, la gestion de territoires à propriété foncière mixte, les modalités d’organisation de la participation locale, les dispositions d’encouragements des acteurs des territoires en faveur du développement durable (éco-acteurs), le camping écologique, la communication des Réserves de biosphère. La grande richesse des échanges a permis d’aborder également la gestion des aires centrales, l’éducation et les jeux pédagogiques ainsi que le tourisme durable.

Appui à la création de la première Réserve de biosphère de Moldavie

A la demande du gouvernement de la Moldavie, le MAB France a apporté un appui à la création de la première Réserve de biosphère de ce pays, désignée en 2018 : elle intègre la Rivière Prut et les zones humides associées, qui constituent la frontière de ce pays avec la Roumanie. La Moldavie a réalisé un important travail de sensibilisation  et d’association des communautés locales à ce projet, celles-ci y voyant un levier pour le développement. Un centre d’accueil et d’éducation à l'environnement a été construit.  Ce site fait partie du grand complexe de zones humides associé au delta du Danube.

 

Accompagner un projet de Réserve de biosphère transfrontière du Gran Chaco americano

Dans le cadre d’un projet du FFEM, le MAB France apporte un appui technique à la mise en place d’une Réserve de biosphère transfrontière pour le bassin du Pilcomayo, réunissant l’Argentine, le Paraguay et la Bolivie. Une mission sur site et la rencontre des ONG qui animent le projet a d'abord été organisée, suivie d'un voyage d'étude une dizaine de représentants des 3 pays concernés dans les deux Réserves de biosphère transfrontières des Vosges du Nord - Pfalzerwald et Mont Viso : visites, rencontres d'acteurs, et étude des dispositifs de gouvernance.… 

 

Voir la vidéo sur le bassin  du Pilcomayo

 

 

Les Réserves de biosphère mènent diverses activités en éducation au développement durable, à l'attention des scolaires et des autres publics. Certaines disposent d'équipements spécifiques pour l'accueil de groupes, à la journée ou pour des séjours plus longs.

Elles produisent aussi des ressources pédagogiques autour des approches du MAB 

Jeu "Objectif MAB en Cévennes"

Ce jeu de rôle collaboratif, pour 15 joueurs maximum, consiste à parcourir une vallée cévenole en découvrant son patrimoine, ses richesses naturelles, culturelles… A l'occasion d'aléas - évènements, les joueurs devront faire des choix de gestion du territoire en veillant à concilier protection de la nature et maintien d'activités humaines. Les joueurs sont par groupes de 2 - 3, qui n'entrent pas en concurrence : pas de gagnants ni de perdants. Une partie dure environ 2h. Le jeu permet de faire prendre conscience des relations entre différents groupes d'acteurs présents sur un même territoire, de la relation homme - nature et de la notion de développement durable.

Contact 

Eau pour tous, eau partagée

Dans le cadre de l'année Internationale 2013 de la coopération dans le domaine de l'eau,  le réseau des Réserves de biosphère et le Réseau des Ecoles associées pour l’UNESCO ont organisé un concours en partenariat avec l'association l'Eau partagée. Il visait à sensibiliser autour de la coopération dans le domaine de l'eau.
Une restitution de ce projet a été organisée  le site du Domaine du Rayol, dans le Var. Les projets présentés au cours de ces journées, d'une riche  diversité,  peuvent être consultés dans l'ouvrage I-Blio en ligne. 

 

 

 

 

 

Energie durable pour tous

Daniel Clément directeur scientifique de l’Ademe et Benoit Faraco, coordinateur climat-énergie auprès de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme répondent aux questions posées par des élèves sur l'énergie en  14 courtes vidéos.

L'arbre à Palabres

L'Arbre à Palabres a été élaboré à l'occasion des 40 ans du programme MAB, l’Homme et la biosphère, de l'UNESCO,  sur une idée originale de Michel Etienne, vice président du comité français du MAB,  à partir des outils de modélisation d'accompagnement développés par le collectif ComMod.
Jeu pédagogique grand public, il porte sur les relations entre nature et société, au travers des différentes représentations d’un arbre.
Le jeu vise à reconstituer les interactions entre des activités humaines, les animaux et les différentes parties d’un arbre. L’idée est de faire émerger une discussion entre les joueurs (qui peuvent être jusqu’à 12), d’analyser à posteriori les discussions qui ont lieu pendant la session de jeu,  et de regarder le plateau une fois complété, selon différents regards (histoire, littérature, sciences). Véritable outil de dialogue et de concertation, il peut servir de support à toute activité ou projet en relation avec l’éducation au développement durable.

Chaque Réserve de biosphère a choisi un arbre emblématique, parfois 2,  et a décliné le plateau de jeu en fonction des usages propres à son territoire : Cévennes (châtaignier), Vallée du Fango (chêne vert), Fontainebleau-Gatinais (chêne sessile), Archipel de Guadeloupe (gommier et poirier-pays), Luberon-Lure (chêne blanc), Mont Ventoux (hêtre), Vosges du Nord-Pfälzerwald (hêtre et pommier). Une Réserve de biosphère non forestière, la Camargue (Delta du Rhône), a adapté le jeu à une espèce emblématique : le roseau. Les 2 versions du plateau de jeu, adulte et enfant, le rendent accessible dès les classes du cycle 3.
Des suggestions d’activités complémentaires autour de l’arbre sont proposées, en partenariat avec Les Petits Débrouillards

Les enseignants, animateurs, et toute personne intéressée sont invités à se rapprocher d’une Réserve de biosphère ou du comité MAB.

Des forêts pour la vie

Dans le cadre de l'année internationale des forêts proclamée par les Nations Unies en 2011, Robert Barbault, Marion Gosselin, Jean-Paul Lescure et Claude Millier, experts scientifiques, étaient réunis autour de Denis Cheyssoux, journaliste, pour répondre aux questions sur la forêt

Ecouter les réponses aux questions : 

  1. >> Qu'est-ce qu'une forêt?
  2. >> Que serait un monde sans forêt?
  3. >> Pourquoi une année internationale de la forêt?
  4. >> Comment sait-on qu'une forêt se dégrade?
  5. >> Combien de feuilles de papier avec un arbre?
  6. >> Que peut-on faire pour économiser le papier?
  7. >> La déforestation en forêt amazonienne
  8. >> Qu'est qui serait réversible?
  9. >> Qu'a-t-on à craindre de la déforestation en France?
  10. >> L'homme peut-il créer des forêts?
  11. >> Peut-on aujourd'hui se développer sans détruire?
  12. >> Réchauffement climatique et forêt tropicale
  13. >> L'exemple de la forêt française
  14. >> Si on laisse la forêt faire ce qu'elle veut?
  15. >> Avec quels arbres fabrique-t-on le plus de meubles?
  16. >> Que peut-on faire pour limiter le trafic du bois?
  17. >> Comment se porte la forêt en France?
  18. >> Que nous apporte la forêt ?
  19. >> Pourquoi faut-il veiller à sa forêt?

 

Une coopération qui dépasse les frontières

Les Réserves de biosphère transfrontières ont été établies pour reconnaître et renforcer une gestion coordonnée de socio écosystèmes partagés par des frontières : ruptures politiques, organisationnelles, linguistiques, culturelles, obstacles à la gestion d’écosystèmes partagés et au développement des populations. Elles favorisent une gestion coordonnée de ces écosystèmes, souvent également le lieu d’une histoire et d’une culture commune. 

Une Réserve de biosphère transfrontière est avant tout une coopération entre Réserves de biosphère établies. L’Unesco la désigne formellement Réserve de biosphère transfrontière si certaines conditions sont remplies : un accord politique entre les états concernés, un zonage commun qui favorise la spatialisation des enjeux de conservation et de développement, l’identification des partenaires locaux et nationaux et l’établissement d’un mécanisme de gouvernance.
Un atout de la Réserve de biosphère transfrontière est qu’elle constitue un cadre de travail souple et adaptatif.

Les recommandations de Pampelune sur les Réserves transfrontières ici

La France compte deux Réserves de biosphère transfrontières : Vosges du Nord - Pfälzerwald  avec l'Allemagne, Mont Viso avec l'Italie. Elles sont au nombre de 21 dans le monde en 2020.

L'exemple des Vosges du Nord-Pfälzerwald

Eric Brua, coordinateur de la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord (2013) 

Réunion internationale RBT

Un atelier a été organisé par les comités nationaux MAB français et allemand pour :

  • promouvoir et encourager la création, la gestion et la reconnaissance des Réserves de biosphère transfrontières,
  • renforcer les Réserves de biosphère existantes
  • aider celles en  projet en définissant les moyens de conforter la gouvernance, les mécanismes institutionnels et les budgets
     

Lire les actes en cliquant sur l'image

 

Du 2 au 5 juin 2015, il a réuni 58 participants venus de 13 pays à Goersdorf, dans la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord-Pfälzerwald.
 

 

Les programmes de sciences participatives sont adaptés aux Réserves de biosphère, où l’interface entre recherche et connaissance du territoire, ainsi que l’implication des habitants, favorisent une gestion durable. Ces programmes permettent à la population de participer au suivi continu de leur environnement, et aux scientifiques de relever puis d’analyser un très grand nombre de données utiles à la gestion et à l’aménagement de la Réserve de biosphère.
Impliquer ces non spécialistes nécessite de combiner rigueur scientifique et approche pédagogique, en élaborant des protocoles de prise de données rigoureux mais simples. Pour motiver les personnes, il est primordial de faire le lien avec la gestion du territoire, et de mettre en place une restitution rapide des résultats de la participation.
Souhaitant promouvoir des programmes nationaux de sciences participatives, le MAB France a signé des conventions avec plusieurs d'entre eux. Il encourage également les Réserves de biosphère françaises à développer sur leur territoire leurs propres programmes de sciences participatives.

Le suivi scientifique à long terme des territoires, de leur biodiversité, des activités humaines, est une des missions fondamentales des Réserves de biosphère. Dans un monde en changement, les observatoires offrent des données standardisées permettant d’évaluer les dynamiques à l’œuvre. Ils permettent de pérenniser et de diffuser des informations globales ou thématiques. Ces données, utiles aux chercheurs, le sont aussi aux gestionnaires et décideurs. Leur accessibilité est donc primordiale.

RDV #3 : Les observatoires des Réserves de biosphère

Comment capitaliser les connaissances pour suivre l’évolution des territoires et adapter leur gestion ? Le #3 Rendez-vous du MAB était consacré à cette question.
En savoir plus

L'Observatoire Hommes Milieux "Pays de Bitche"

L’OHM du Pays de Bitche, dispositif pérenne du CNRS, suit les effets d’importantes restructurations militaires de cette région des Vosges du Nord où la présence de l’armée impliquait environ 2 500 personnes  (850 enfants scolarisés, environ 30 % du chiffre d’affaires des commerçants et artisans de la ville). Souvent envisagés sous l’angle de leur poids socioéconomique, les effets vont être évalués à hauteur de leur impact sur les écosystèmes. La chaîne de déprises s’accompagne d’un recul de l’anthropisation qui semble favorable à une recolonisation végétale et faunistique :  dynamiques naturelles de reconquête des prairies et des champs, recolonisation forestière, ensablement des rivières, développement de friches marécageuses, de plantes invasives, augmentation des tiques, surdensité d’ongulés et retour des grands prédateurs (loup et lynx). Aux yeux d’une grande partie de la population, la nature devient excessivement présente et potentiellement hostile. Les évolutions doivent d’autant plus être interrogées que l’aménagement du territoire a toujours reposé sur l’exploitation et la maîtrise des ressources naturelles (par les industriels et les petits ouvriers- paysans) ainsi que sur le contrôle des espaces (par les militaires).
En savoir plus : OHM Pays de Bitche

Le Mont Ventoux et le Luberon rejoignent le réseau Alpages Sentinelles

Faire face ensemble au défi du changement climatique, tel est le pari relevé par les éleveurs, les bergers, les gestionnaires des espaces naturels et les pastoralistes des Réserves de biosphère du Mont-Ventoux et de Luberon-Lure
Les deux Réserves de biosphère ont ainsi intégré le programme Alpages Sentinelles qui vise à étudier différents paramètres physiques, naturels et humains, pour comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques et des changements de pratiques pastorales sur les parcours des massifs alpins.
Le dispositif comprend notamment le suivi de l’évolution du climat depuis 50 ans à partir de la reconstitution des données météo, l’évaluation de l’état de conservation des pelouses grâce à des relevés phytosociologiques conduits tous les 5 ans sur un réseau de placettes, ou encore des tournées de fin de pâturage avec les éleveurs pour croiser les regards.
En valorisant les dispositifs de suivi implantés de longue date, le programme Alpages Sentinelles constitue un observatoire privilégié pour inventer une gouvernance partagée face au changement climatique.
Initié dans les Ecrins, ce réseau s’est constitué au fil des ans à l’échelle du massif alpin français pour se composer aujourd’hui de 31 alpages et de 37 exploitations utilisatrices réparties sur les principaux espaces protégés des Alpes (Vanoise, Queyras, Vercors, Chartreuse,…). 
Lire: Dobremez Laurent, M. Della-Vedova & J.-P. Legeard (2013):  Les alpages sentinelles, Espaces Naturels N°41.

Plus d’informations :
Les alpages sentinelles

Mise en place d’un réseau de placettes pour le suivi de la forêt des Vosges du Nord

Dans la nouvelle charte du Parc naturel régional des Vosges du Nord, l’orientation stratégique « passer par l’économie pour une forêt plus naturelle » doit mener à développer des actions en faveur d’une économie locale fondée sur les gros bois (GB) des essences autochtones (hêtre, pin, chêne). Il est donc fondamental de pouvoir connaître cette ressource en GB (>50 cm de diamètre) par essence à l’échelle des 80 000 ha de forêts du Parc et d’en suivre l’évolution dans le temps, notamment pour le lancement d’une charte forestière de territoire. La mise en place d'un réseau de placettes servira à l’évaluation de la partie forêt de la charte, notamment en ce qui concerne les divers critères de naturalité des forêts : composition en essence, âge des arbres, structure et bois mort. 
Ce réseau permettra de relever, sur chaque placette, les aspects dendrométrique et économique pour chaque essence ainsi que  des paramètres biologiques (bois mort au sol et sur pied). Un réseau de 400 placettes sur  80 000 ha de forêt sera mis en place, avec  un état zéro et un pas de temps entre deux passages de 10 à 12 ans.
Comment mettre en place ce réseau?
En faisant appel à un prestataire : le déplacement entre deux placettes représente 60 à 70 % du coût d’installation d’une placette avec pose d’un repère au sol et prise de données pour l’état zéro. Il nécessite l’autorisation des propriétaires des forêts où les placettes seront installées.
La mise en place d'un nombre suffisant de placettes avec un système d’échantillonnage permettant de suivre avec précision le stock de gros bois des 3 principales essences et son évolution;  d’améliorer la connaissance de l’évolution des peuplements en particulier économique et  de connaître la quantité et le type de bois mort au sol et sur pied
Le protocole de prise de mesure sur les placettes fait l’objet d’un cahier des charges technique très précis .
Contact: Gabriel Hirlemann

L’Observatoire de l’Eau et de l’Érosion aux Antilles – ObsERA

En plein cœur de la Réserve de biosphère de Guadeloupe, dans la forêt de Basse Terre, ObsERA vise à fournir des données à la communauté scientifique pour comprendre et quantifier les modes d’érosion chimique et physique, leurs couplages et leurs impacts sur l’environnement : composition et structure des sols, chimie des rivières, transport sédimentaire, cycle du carbone et des nutriments, interactions avec le vivant, …

La zone tropicale des Antilles, caractérisée par un régime hydrologique très irrégulier dans laquelle les événements météorologiques extrêmes jouent un rôle important, est particulièrement sensible à toute modification environnementale : changement climatique global ou régional, augmentation de la pression anthropique associée à une forte croissance démographique, etc...  

La compréhension des mécanismes en jeu oblige à mesurer en continu les flux d’eau, de sédiments et de matières organiques dans les rivières et les versants, ainsi que la composition chimique et isotopique des différents réservoirs constitutifs des bassins. L’observation sur le long terme de l’évolution de bassins versants instrumentés est un élément clef pour comprendre ce qui contrôle la dynamique de la surface de la Terre. Cela permet d’anticiper les changements à venir et de mettre au point des stratégies de gestion.

La surface de la Terre est une « Zone Critique » constituée de nombreux réservoirs (sols, écosystèmes, rivières, nappes superficielles, etc…) qui interagissent étroitement pour produire les ressources indispensables au développement de la vie. Étudier les mécanismes complexes qui contrôlent cette Zone Critique permet de mieux appréhender son évolution. 

L'Observatoire de l’eau et de l'érosion aux Antilles (ObsERA) est un service d'observation de l’INSU-CNRS consacré à l'étude de l’altération et de l’érosion aux Antilles. ObsERA implique des chercheurs et ingénieurs de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) et du Laboratoire des Sciences de la Terre de Lyon. Il fait partie de l’infrastructure de recherche OZCAR (Observatoire de la Zone Critique, Applications, Recherche ; http://www.ozcar-ri.org). 

Plus d’informations : ObsERA

 

L'observatoire de la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord-Pfälzerwald

Les Systèmes d‘Information Géographique (SIG) ont amené une véritable révolution dans l’utilisation des données cartographiques. La Réserve de biosphère transfrontière s’est dotée très tôt de cet outil interactif d’aide à la décision, pour l’aménagement du territoire, la gestion et la protection de la nature, du patrimoine culturel, la valorisation touristique et l’analyse socio-démographique. 
En premier lieu destiné à servir les intérêts des deux Parcs Naturels qui la constituent, les deux SIG sont interopérables et communiquent parfaitement : cartographie des zonages de la Réserve de biosphère, statistiques spatiales diverses, outils de diffusion numérique à l’attention du grand public ou des professionnels, exploitation des trésors légués par la cartographie comme les cartes prussiennes de 1890.
Un bel outil d’analyse des évolutions du territoire, fort utile pour sa prospective ! La précision des données varie du 1000ème au 25 000ème.
La coopération franco-allemande entre les deux SIG  a non seulement élargi le spectre des utilisations, mais aussi renforcé leurs moyens, des financements européens venant récompenser cette initiative.


Voir la cartographie interactive

 

L'ensemble des parties prenantes du MAB se réunit lors de congrès mondiaux : Minsk 1983, Séville 1995, Madrid 2008, Lima 2016. Chaque congrès produit une stratégie et / ou un plan d'action, feuille de route pour le réseau mondial. 

Conseil International de Coordination du MAB

Le Conseil international de Coordination du MAB est l'organe principal de gouvernance du MAB, il comprend 34 Etats-membres. La France en fait actuellement partie. Il se réunit tous les ans, approuve les nouvelles Réserves de biosphère, les examens périodiques et prend les décisions relatives au programme. 
En savoir plus: Gouvernance du programme MAB

 

EuroMAB

La France s'implique dans le réseau régional EuroMAB, qui regroupe 292 Réserves de biosphère et les comités MAB de la région « Europe et Amérique du Nord », soit 37 états.

Il favorise les échanges lors de conférences tous les 2 ans. Lieu d’inspiration et d’intense émulation pour les gestionnaires, chercheurs, élus ou administratifs qui y participent, le travail en ateliers encourage les actions collaboratives sur des thèmes variés : comment valoriser les acteurs locaux engagés dans des démarches durables, gouvernance participative, adaptation et attenuation des changements climatiques, connexion des humains à la nature et bien être, renforcement des coopérations scientifiques et universitaires, gestion des sites urbains… Les pays se portent successivement candidats à l’organisation de ces rencontres.

En 2017, la France a accueilli EuroMAB dans la Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne. A cette occasion, elle a proposé la mise en place de coopérations sur les rivières.

En savoir plus: Euromab 2017

EuroMAB 2019 s'est tenu en Irlande dans la Réserve de biosphère de la Baie de Dublin.

En savoir plus:  EuroMAB Dublin 2019

Edu-BioMed

Le MAB France est partenaire d'un projet Erasmus+ porté par l'Université autonome de Barcelone, de 2018 à 2022. Il concerne le renforcement des capacités pour l'éducation et la recherche finalisée des universités en lien avec les Réserves de biosphère méditerranéennes.

Il vise à établir ou renforcer les connexions entre établissements d'enseignement supérieur et Réserves de biosphère de 4 pays méditerranéens (Liban, Maroc, Espagne, France), à renforcer le partage des connaissances entre ces institutions de nature différente. L'objectif principal est la mise en place d'un " circuit de la connaissance " entre et au sein de ces organisations, dans les différents pays, renforçant les relations entre les établissements d'enseignement supérieur et l'ensemble des acteurs socio-économiques.

Plus d'information : EduBioMed

 

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La transition agroécologique implique de profondes mutations à la fois au niveau des exploitations, des filières et des territoires. Elle est un enjeu pour plusieurs Réserves de biosphère, l'alimentation faisant le lien entre santé des écosystèmes et santé humaine. Un programme de recherche-action, des ateliers scientifiques impliquant des chercheurs, des gestionnaires et des acteurs des Réserves de biosphère sont organisés avec un appui de l'Agence française pour la Biodiversité. Il permettent de présenter et discuter les concepts et méthodes qui sous-tendent la transition dans le domaine de l’agroécologie. Il s'agit d'analyser les leviers, freins et opportunités présents sur les territoires. De plus, des conférences scientifiques et débats à l’attention du grand public ou d’un public professionnel sont proposées aux Réserves de biosphère qui le souhaitent.

    

Accompagnement à la transition agro-écologique dans le marais Audomarois

Le programme de recherche-action en cours s'appuie sur une boite à outils participatifs issue de travaux de recherche antérieurs, qui se sont intéressés à la façon d’organiser cette transition (ANR-13-AGRO-0006 TATA-BOX).

 

Lire le guide

 

 

 

Un 1er atelier sur l’avenir de l’agriculture a fait apparaitre deux principaux points de vue : certains acteurs souhaitent que le modèle actuel de production soit maintenu et renforcé (productions centrées sur le chou-fleur et l’endive destinées aux grandes et moyennes surfaces commerciales et à l’exportation), d'autres acteurs souhaitent que de nouveaux modèles émergent (modèles visant notamment à renforcer l’approvisionnement local et obtenir des labels ou des certifications de qualité dont l’agriculture biologique ou préservatrice de l’environnement). La coexistence de ces deux agricultures est un point central des discussions. Il s’agit désormais de réfléchir collectivement aux solutions qui existent pour répondre à ces deux demandes afin de trouver des solutions satisfaisantes à l’ensemble des acteurs du marais et réunir les conditions pour assurer aux agricultrices et agriculteurs actuel(le)s et futur(e)s des conditions de travail optimales et un revenu décent.   Lire le compte-rendu

Un second atelier s'est tenu dans la Réserve de biosphère du marais Audomarois. Les résultats d’une analyse de sept projets issus de 6 Réserves de biosphère ont été présentés, et ont permis de débattre, entre autres, des enjeux communs dans les Réserves de biosphère, et des freins à la transition agroécologique. Cette première étape d’accompagnement à la transition agroécologique dans le marais Audomaroisa été très favorablement accueillie et justifie les efforts pour poursuivre la démarche sur ce territoire. Une ouverture thématique sur des sujets en lien avec l’accompagnement de la transition agroécologique a été proposée débouchant sur de nombreux échanges et apprentissages pour l’ensemble des participants. 

Lire le compte-rendu 

Contact: Christine Hervé

Mont Viso : la transition alimentaire comme levier 

Les étudiants du Master MAB de Toulouse ont participé pendant 4 mois à l’élaboration d’un projet collectif coordonné par le Média des Acteurs, le Parc naturel Régional du Queyras et le PETR du grand Briançonnais.  Un premier atelier participatif sur l’alimentation a eu lieu du 21 au 23 novembre 2019 à Briançon et ses environs. Suite à un travail de diagnostic, d’enquête, de création et d’animation d’un atelier sur les « enjeux de l'alimentation actuelle et de demain », la promotion d’étudiants a produit un document de synthèse proposant un état des lieux et une liste de préconisations concrètes pour le territoire.

En savoir plus

Visant à former les étudiants à la gestion de projet, ce module universitaire cherche à favoriser la compréhension de problématiques territoriales et il contribue à décloisonner, grâce à des approches participatives, les savoirs scientifiques et les savoirs d’expériences des acteurs de terrain.

Agriculture et alimentation durables dans la Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne 

En partenariat avec le MAB-France, EPIDOR souhaite produire des retours d’expérience sur les pratiques d’agriculture et d’alimentation durables menées ou en cours sur le bassin de la Dordogne. S’appuyant sur la méthodologie développée par l’association Resolis (Recherche des Solution Innovantes et Sociales), les principales initiatives (individuelles ou collectives) et les mesures de politique publique dans lesquelles elles s’inscrivent ont été recensées lors d'un stage de master 2 réalisé dans la Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne.  Sur les 180 initiatives recensées, 24 ont donné lieu à des entretiens auprès des acteurs. Leur recueil vient de paraître, avec un focus particulier sur la préservation de la ressource en eau. Cette publication démontre l’opérationnalité des pratiques mises en œuvre par les agriculteurs et leur apporte visibilité et reconnaissance. Elle a aussi vocation à encourager la réflexion collective autour de cette nécessaire transition.


 

A lire

 Dessine-moi la transition agroécologique ! 
Comment transformer l’agriculture et l’alimentation sur un territoire ?

Fruit de 5 années de recherche-action sur un territoire de montagne, cet ouvrage collectif raconte les débuts de la transition agricole et alimentaire dans les Hautes-Alpes. Une transition portée par des actrices et des acteurs du terrain bien plus que par les institutions…

Lire la 4ème de couverture

Coordination et rédaction: Carine Pionetti
Edité par le GRAAP-  Groupe de Recherche Action sur l'Agroécologie Paysanne.

Pour le commander: contact Marc Mallen ou Carine Pionetti

 

 

 

Vers la Résilience alimentaire, par l'association Les greniers d'abondance

 

Cette publication inédite marque l’aboutissement d’un travail de recherche d’un an et demi, conduit par l’association Les Greniers d’Abondance et de nombreux partenaires scientifiques, experts et acteurs de terrain.
Il expose les vulnérabilités du système alimentaire contemporain face à différentes crises systémiques : changement climatique, épuisement des ressources, effondrement de la biodiversité…
Cliquez sur l'image pour télécharger le pdf

 

 

 

Analyse de modèles d’agriculture biodiversifiés au prisme de la « santé unique »

La Société Française d’Ecologie et d’Evolution (SFE2) vous propose ce regard de M. Duru, J.-P. Sarthou, O. Therond, chercheurs en agronomie, sur les modèles d’agriculture biodiversifiée.

 

Devenir paysanne: un guide sur l'installation agricole au féminin

Ce guide,  basé sur les témoignages de 7 paysannes nouvellement installées dans les Hautes-Alpes, propose des conseils techniques et  un carnet d'adresses (axé sur les circuits-courts et l'agroécologie paysanne).

Il s'agit d'une co-publication ADEAR 05 et GRAAP, qui s'appuie sur l'engagement et l'énergie du Groupe Femmes & Agroécologie, actif depuis 2016 dans les Hautes-Alpes.

 

 

 

 

Agroécologie, kezaco ?

 

 

Aquaponie, concertation, écopathologie, lagunage, ... Un dictionnaire, produit par l'INRAE avec le soutien de la région Occitanie vous guide pas à pas pour mieux comprendre les mots de l'agroécologie.

 

Pour une Alimentation Résiliente Et Locale 

Une application qui permet de tester l’empreinte spatiale, sociale et environnementale de l’alimentation en fonction des modes de production et de consommation

PARCEL est un outil web simple, ludique et gratuit, permettant d’évaluer pour un territoire donné les surfaces agricoles nécessaires pour se nourrir localement, ainsi que les emplois agricoles et les impacts écologiques associés à d’éventuels changements de mode de production agricole et/ou de régimes alimentairesTester l'empreinte spatiale
Découvrez PARCEL

 

 

 

Le groupe Forêt a pour objectif de faciliter la communication et le partage d’expériences entre les partenaires engagés dans la conservation et la gestion des forêts des Réserves de biosphère, afin de parvenir à une gestion optimale des territoires forestiers.  Il vise à encourager des projets, notamment à l’interface recherche - gestion et contribue également à la mise en œuvre de la convention liant le comité MAB France à la direction générale de l’ONF. Les Réserves de biosphère forestières ont par ailleurs signé une convention avec l’ONF à l’échelle de leur territoire. Il permet :

  • d’échanger des informations et de développer des projets communs entre réserves de biosphère forestières, 
  • de faire un lien avec la recherche académique en s’appuyant sur l’ancrage territorial des réserves et leur proximité avec les grands centres de recherches scientifiques (Paris-île de France, Nancy, Montpellier, Bordeaux…), 
  • de faire le lien avec la Recherche & développement en particulier de l’Office National des forêts, 
  • d’impulser, autour de projets communs, une dynamique d’étude et/ou de recherche pour répondre aux enjeux des différents territoires forestiers dans une optique de développement durable.

A partir de 2001, il a réuni chaque année les coordinateurs et les gestionnaires forestiers, publics et privés, de six Réserves de biosphère métropolitaines qui présentent des forêts : Cévennes, Fango, Luberon-Lure, Mont Ventoux, Fontainebleau et Gâtinais, Vosges du Nord. Un état des lieux des questions forestières de ces Réserves de biosphère avait alors été réalisé (Feinard, 2002). Depuis, le réseau français des Réserves de biosphère s’est enrichi de nouveaux sites ayant des problématiques forestières : Mont Viso (transfrontière avec l’Italie), Bassin de la Dordogne, Gorges du Gardon.

La Station d'Ecologie Forestière et le PNR du Gâtinais français, en appui à la réserve de Biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, assure la co-animation du groupe forêt.

Comment l’éducation à la biodiversité et au développement durable est-elle mise en œuvre dans les Réserves de biosphère? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dehors, les classes des Vosges du Nord

Dans la Réserve de biosphères des vosges du Nord-Pfäzerwald, un dispositif permet à une classe maternelle ou primaire du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord d'être accompagnée par un animateur nature pour sortir chaque semaine une demi-journée dans la nature. Les activités réalisées sur place sont guidées par les opportunités du milieu naturel et les intérêts des enfants.

 

Des projets peuvent se mettre en place qui durent plusieurs semaines, individuellement, collectivement ou par petits groupes.

Les expériences directes avec la nature induisent une forte motivation des enfants, ce qui favorise leur épanouissement et leurs progrès dans tous les domaines d'apprentissages. Les parents s'impliquent dans le projet. Quatre structures d'éducation à l'environnement participent à l'accompagnement de 5 classes par an pendant 3 ans.

 

Le MAB France met en œuvre le programme sur l’Homme et la biosphère en France, avec le soutien de l'Office français pour la biodiversité. Il anime et conforte le réseau national des Réserves de biosphère, le met en lien avec les communautés française et internationale intéressées par ce programme: communauté scientifique, monde éducatif et universitaire, organismes de gestion et de conservation de la biodiversité, du développement durable et de la transition écologique.

 Lire le rapport d'activités

Animer le réseau des Réserves de biosphère

  • Faciliter les échanges d'expériences, le développement de projets (scientifiques, éducatifs, socio économiques…) entre Réserves de biosphère, par la création et l’animation de réseaux transversaux.
  • Accompagner le développement des réseaux d'éco-acteurs, organiser les Trophées des Réserves de biosphère.

Renforcer le réseau français des Réserves de biosphère

  • Accompagner la création de nouvelles Réserves de biosphère.
  • Aider les Réserves de biosphère françaises lors des examens périodiques tous les 10 ans
  • Apporter un appui scientifique et technique au réseau des Réserves de biosphère, participer à leurs instances (Conseils scientifiques, Comités de gestion).

Diffuser les  connaissances et bonnes pratiques concourant aux ODD

  • Faire connaitre les Réserves de biosphère
  • Faire connaitre leurs actions :  Lettre de la biosphère, notes techniques, #ProudToShare…
  • Participer à différentes formations universitaires, organiser des formations à la demande
  • Co-animer le Master MAB à l'université de Toulouse

Développer des coopérations internationales

Le MAB France est membre du Conseil International de Coordination du MAB. Il participe activement au réseau régional EUROMAB (pays d'Europe et d'Amérique du Nord). Ce réseau se réunit régulièrement, organise des formations, des échanges de pratiques et d’expériences.
D’autres coopérations (expertise, formation) existent également, avec des Réserves de biosphère d’Afrique francophone par exemple. Plusieurs Réserves de biosphère françaises ont des relations durables avec des sites à l’étranger.

Les Réserves de biosphère, des territoires engagés dans le développement durable et pour la biodiversité.

 

Nous sommes déjà engagés

  • Nous encourageons le dialogue entre habitants, élus, associatifs, acteurs socio-économiques publics et privés
  • Nous favorisons les interactions permanentes entre chercheurs, gestionnaires et usagers des territoires et le monde de l'éducation
  • Nous développons et diffusons des méthodes de gouvernance et de gestion participative des territoires
  • Nous encourageons les acteurs d'un changement positif et les démarches de progrès : Trophées des Réserves de biosphère, chartes de éco-acteurs, ....
  • Nous facilitons et accompagnons des recherches interdisciplinaires en lien avec les enjeux des territoires grâce à la co-construction de projets entre équipes de recherche et gestionnaires, à la diffusion et la valorisation des résultats
  • Nous participons à l'éducation citoyenne et à la formation notamment à travers le Master MAB (Université de Toulouse), sa promotion à l'étranger sous l'égide d'une chaire UNESCO et nous intervenons dans de nombreuses formations universitaires
  • Nous apportons notre expertise à des projets internationaux de création ou de renforcement de Réserves de biosphère.

Nos objectifs

Renforcer la mise en oeuvre de tous les Objectifs de Développement Durable dans les Réserves de biosphère

  • Poursuivre la promotion de nouvelles gouvernances adaptatives
  • Soutenir et accompagner des initiatives locales exemplaires
  • Promouvoir et développer les Trophées des Réserves de biosphère
  • Renforcer le réseau des éco-acteurs, en France et au-delà
  • Contribuer à des programmes de recherche ambitieux sur les territories, pour connaître et évaluer les interdépendances sociales et toutes les contributions de la nature au bien-être des humains.

Essaimer et diffuser nos savoirs et nos pratiques pour la transition écologique et sociale

  • Établir une stratégie de communication large et efficace, en s'appuyant sur le stratégie mondiale du MAB
  • Vivifier et développer le réseau actuel des Réserves de biosphère de métropole et d'outremer, ainsi que les transfrontières
  • Aider aux échanges d'expériences entre territoires modèles en France et dans le monde
  • Accompagner de nouveaux projets internationaux par notre expertise
  • Synthétiser et publier nos connaissances, les partager lors de formations, initiales ou professionnelles.

Trouver les moyens nécessaires pour travailler efficacement pour la nature et les générations futures

  • Renforcer l'équipe nationale de coordination du MAB France,
  • Renforcer les moyens de coordination des Réserves de biosphère. Ce sont elles qui animent le programme MAB sur leur territoire, interagissent avec les chercheurs, facilitent la concertation et la participation du plus grand nombre, et créent les liens entre leur territoire et le réseau national et mondial
  • Renforcer, diversifier et élargir nos partenariats techniques et financiers : élus, institutions nationales, entreprises publiques et privées, ONG françaises et internationales.

Nos atouts

Pour mettre en oeuvre tous les Objectifs de Développement Durable (ODD)

  • L'adaptation des modes de gouvernance des Réserves de biosphère aux contextes sociaux, économiques et écologiques locaux
  • La recherche de solutions locales aux défis mondiaux, par le dialogue et la participation, dans la compréhension et le respect des cultures
  • L'implication à nos côtés de chercheurs des sciences de la durabilité
  • La mobilisation d'acteurs socio-économiques porteurs de changement
  • L'intégration à notre gouvernance de la jeune génération, moteur de la transition écologique et sociale, au travers de l'association Co'MAB
  • L'expertise d'autres pays dont nous bénéficions grâce aux échanges au sein du réseau mondial.

 

   Lire le pdf 

 

 

 

 

 

 

 

Charte de réduction de l'empreinte carbone

Alors que la coopération scientifique et technique, au niveau international comme territorial, est au coeur du MAB, bon nombre des activités du programme impliquent des réunions, des conférences et donc des déplacements, qui, en avion notamment, sont de forts contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre.

En accord avec les valeurs et actions du programme, l’association MAB France souhaite s’engager à prendre des mesures pour éviter, réduire ou compenser ses actions, notamment les déplacements qui contribuent de façon majoritaire à son empreinte carbone. Elle invite les Réserves de biosphère et toutes les structures amies du MAB à se doter d’une charte du même ordre, adaptée à leur situation.

Accéder à la charte

Le MAB France est une association loi 1901. Elle a vocation à regrouper le réseau français des Réserves de biosphère et ses parties prenantes, institutions scientifiques, chercheurs, personnalités et autres partenaires pour promouvoir le Programme scientifique MAB de l’UNESCO et le réseau mondial des Réserves de biosphère en France. Créée le 10 juillet 2015, elle a pris la suite de la Commission française pour l'UNESCO qui assurait la gestion du comité français du MAB depuis 1971.

Le MAB France travaille avec l'appui de la Représentation permanente de la France auprès de l'UNESCO, qui assure le lien avec le Secrétariat du MAB à l'UNESCO.
La France à l'UNESCO

Les membres de l'association

L'association a pour membres actifs des organismes, gestionnaires des Réserves de biosphère et organismes de recherche, ainsi que des personnalités impliquées dans le programme. Est membre de droit la personnalité nommée par le Ministère en charge des Affaires étrangères qui représente la France au Conseil International de Coordination du MAB à l'UNESCO, Didier BABIN.

Les organismes support des Réserves de biosphère

Les structures qui portent les Réserves de biosphère sont membres de l'association : deux Parcs nationaux (Guadeloupe et Cévennes), plusieurs Parcs naturels régionaux, l'OFB, des syndicats mixtes,  l'établissement public territorial de bassin Epidor, une communauté d'agglomération et une association.

Les instituts de recherche et d'enseignement supérieur

  • CNRS  Centre national de la recherche scientifique
  • INRAE  Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement
  • Museum national d'Histoire naturelle
  • Cirad : organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes.
  • IFREMER Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer
  • IRD Institut de recherche pour le développement

 

D'autres associations, entreprises...partagent nos valeurs 

De nouveaux territoires candidats à rejoindre le réseau 

Des personnes engagées

Programme de recherche à son origine, de nombreux chercheurs et experts sont engagés dans les actions et objectifs du programme MAB.        

Le Conseil d'administration

Son Conseil d'administration comprend 15 membres,  représentants les différents collèges impliqués dans le programme: Réserves de biosphère, organismes de recherche, groupes de travails, experts.
 La composition du conseil d'administration

Un bureau a été constitué :
Président: Didier BABIN, Cirad
Vice-présidente: Anne-Caroline PREVOT, CNRS-MNHN
Vice-président : Réserve de biosphère du Mont Ventoux, Jean-Pierre RANCHON
Trésorier: Raphaël MATHEVET, CNRS
Secrétaire: Bérengère NOGUIER, Réserve de biosphère des gorges du Gardon

L'équipe

Catherine CIBIEN , directrice 
Martine ATRAMENTOWICZ (CNRS), chargée de mission.
Alice ROTH, chargée de mission.
Christine HERVE (CNRS)  appui recherche et enseignement

Nos partenaires

L'Office français de la biodiversité, OFB  accompagne financièrement le MAB France et apporte un soutien aux actions qui rejoignent ses objectifs.

Les Ministères chargés de l'éducation nationale auparavant,  de la recherche et l'enseignement supérieur actuellement, soutiennent les actions en lien avec l'éducation au développement durable.

Voir les statuts de l'association

    À l'occasion des 50 ans du programme MAB de l'Unesco, le MAB France vous propose une série de vidéos, dialogue entre des membres historiques du réseau et des plus jeunes, récemment impliqués.

    Animer une Réserve de biosphère, d'une génération à l'autre

    Pour cette première édition, Camille Bélurier, animatrice de la Réserve de biosphère des îles et de la mer d'Iroise au sein du Parc naturel régional d'Armorique depuis peu, dialogue avec Jean-Claude Génot, coordinateur de la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord - Pfälzerwald de 1989 à 2020 au Parc naturel régional des Vosges du Nord. Tous les deux nous parlent de leur réserve de biosphère et de leur expérience au sein du réseau MAB.

     

    Élus d'une Réserve de biosphère, d'une génération à l'autre

    Pour ce deuxième épisode de la série, l'interview croisée a réuni Yannick Louche, président du Syndicat des Hautes Vallées Cévenoles (RB des Cévennes) que le MAB inspire depuis 1992 et Benoît Roussel, nouveau maire d'Arques (RB du marais Audomarois). Tous deux ont échangé sur leur engagement en tant que maire et sur l'influence du MAB sur leur politique locale.

     

    Étudier les relations entre l'humain et la nature, d'une génération à l'autre

    Dans ce troisième épisode, retrouvez un dialogue entre Juliette Cerceau, chercheuse en écologie territoriale à l'École des Mines d'Alès et enseignante au master MAB, et Michel Etienne, ancien chercheur de l'unité d'Ecodéveloppement à l'INRAE d'Avignon et membre du Bureau du MAB France.

     

     

    Nous rejoindre

    Vous adhèrez à la vision et aux principes du programme MAB ;

    Vous  reconnaissez et approuvez les valeurs, principes de fonctionnement et missions des Réserves de biosphère ;

    Rejoignez l'association MAB France et soutenez ses actions

    Adhérer

    Adhérez en ligne ICI

    COLLAB 2


    Les sciences de la durabilité se présentent comme pouvant aider les sociétés humaines à s'adapter aux défis environnementaux. Elles s’ancrent donc dans l’action. Ceci implique que les chercheurs nouent des collaborations avec des acteurs, leviers potentiels de changement (collaboration transdisciplinaire) et entre disciplines pour étudier des objets complexes (socio écosystèmes, territoires…).

    Le projet COLLAB2 cherche à offrir une vision à la fois large et approfondie de ces collaborations dans trois dispositifs considérées comme propices à la collaboration en science de la durabilité : les Réserves de biosphère et deux créés à l’initiative d’organismes de recherche, les Zones Ateliers et les Observatoires Hommes-Milieux du CNRS. Le projet COLLAB2 aidera les chercheurs et autres acteurs à mieux comprendre les facteurs, les modalités, les trajectoires et potentiels de transformation de ces collaborations, et à identifier et surmonter leurs difficultés inhérentes.

     Ce projet financé par l’ANR 2019-2023 utilise les approches de la sociologie de l'environnement, de la sociologie des sciences et de la sociologie politique.
    Responsable, Isabelle Arpin (INRAE).

    Identifier les activités scientifiques dans les Réserves de biosphère françaises : 

    Premiers retours de Collab2

    Une présentation de l'état d'avancement du projet Collab2 a été réalisée le 18 mars 2021, au cours d'un Rendez vous du MAB: 
    RDV #4: Identifier les activités scientifiques dans les Réserves de biosphère françaises :
    En savoir plus :  Le résumé - La présentation 

    Contacts : Christine Hervé et Théo Jacob

     

    L’écologie territoriale est un domaine de recherche qui considère un territoire par ses flux de matière et d’énergie, en fonction des enjeux qui le régissent : géographie physique, sociale, industrielle, logiques de développement… Elle vise à aider les décideurs à réfléchir à une utilisation plus rationnelle et rigoureuse des ressources et de leurs circulations afin de réduire les pertes et les déchets. En appliquant ce domaine de recherche sur les réserves de biosphère, les coordinateurs ont préconisé l’intégration des enjeux environnementaux jusqu’alors peu pris en compte.

    CAP-Bioter : L'écologie territoriale appliquée aux Réserves de biosphère

    Le projet CAP-BIOTER, « Capabilité territoriale, biomasse et transition énergétique : l’écologie territoriale appliquée aux Réserves de biosphère », a été mené dans trois Réserves de biosphère françaises : Fontainebleau et Gâtinais, Luberon-Lure et Cévennes, de 2016 à 2019.
    Il portait sur l’évolution des paysages et des enjeux socio-économiques dans les Réserves de biosphère, face au changement des pratiques de récolte de bois liées à l’accroissement de la consommation de bois-énergie, dans le contexte de la transition énergétique. 

    Juliette Cerceau, coordinatrice, a présenté le projet,  lors du séminaire international consacré aux "Energies renouvelables et Réserves de biosphère " organisé par la Réserve de biosphère de Bliesgau en Allemagne, du 11 au 13 Septembre 2017.

     

     Lire le compte-rendu et le rapport final du projet

     

     

     

     

     

    Cap-Bioter en Cévennes

    Analyser les transformations du territoire face à la mobilisation accrue de la biomasse.

    Les étudiants du master « Man and Biosphere » sont allés à la rencontre des acteurs locaux pour recueillir leurs compréhensions des enjeux liés à la mobilisation accrue de la biomasse dans un contexte de transition énergétique. Les résultats de leur étude ont été partagés avec eux, lors d’un atelier qui s'est tenu le 26 janvier 2018 à la Maison du Parc à Florac.

    Lire la synthèse

    La notion de "service écosystémique" évoque l’interdépendance des humains avec la nature. Prendre conscience de ces interdépendances devrait inciter à des modes de gestion garantissant la pérennité de ces fonctionnalités écosystémiques profitables aux sociétés.
    Dans dans le cadre de leur dossier de création et d'examen périodique, les Réserves de biosphère sont invitées à décrire et si possible évaluer l'évolution des services écosystémiques.

    Plus d'informations: 
    Définitions et utilité du concept pour les Réserves de biosphère

    Les services écosystémiques pour aider à la gestion des Réserves de biosphère

    Afin d’aider les Réserves de biosphère  à répondre à la demande de l’UNESCO, le comité français du MAB a initié une étude en 2016, menée simultanément dans trois Réserves de biosphère françaises.

    Les Réserves de biosphère du marais Audomarois, de Fontainebleau-Gâtinais et des gorges du Gardon ont ainsi accueilli trois étudiants qui ont travaillé sur cette thématique pendant 6 mois. L’objectif était d’identifier les services écosystémiques rendus par la nature, leurs principaux bénéficiaires ainsi que les modes de gestion déterminant leur niveau de fourniture et de résilience, à partir d’une réflexion menée avec les acteurs locaux de chaque Réserve de biosphère. La méthodologie employée a dû être construite sur mesure pour les Réserves de biosphère puisqu’elle a pour vocation d’être applicable à l’ensemble du réseau français. Une classification des services écosystémiques, une grille d’entretien et une grille d’analyse ont ainsi été élaborées et regroupées au sein d’un livret méthodologique à destination des gestionnaires.

    Télécharger le livret methodologique

     

    Guide d’évaluation des services écosystémiques

    Un guide d’évaluation des services écosystémiques a été produit par Liette Vasseur et Robert Siron, avec le soutien de la Commission Canadienne pour l’Unesco. Il propose aux gestionnaires de réserves de biosphère une méthode simple, interactive et participative pour évaluer les services écosystémiques et des exemples des Réserves de biosphère canadiennes. 

     

     

    Télécharger le guide

     

     

     

     

     

    SecoCo : Services écosystémiques et action collective

    SecoCo ou "Le concept de services écosystémiques : frein ou moteur pour l'action collective ? " propose d'explorer la pertinence théorique et opérationnelle du concept de service écosystémique pour penser l'action collective à l'échelle des territoires. Animé par Cécile Barnaud, il a associé des chercheurs de l'INRA (Dynafor), du CNRS (CEFE), du Cirad (Green), de l'Université autonome de Barcelone et de l'Université de Toulouse, avec les Réserves de biosphère des Cévennes, en France, et de Monseny en Catalogne, dans le cadre du métaprogramme Ecoserv de l'INRA.
    Outre des échanges et publications, SecoCo a permis l'élaboration du jeu de rôles SECOLOZ, développé grâce à la démarche Commod. Conçu pour la Réserve de biosphère des Cévennes, il porte sur le lien entre pratiques agricoles et paysage, notamment les pratiques de dérochage et de retournement de prairies. Son but est de favoriser le dialogue entre les parties prenantes sur les antagonismes et les synergies entre services écosystémiques associés à ces pratiques (production fourragère, valeur esthétique et patrimoniale des paysages, activités touristiques, qualité de l’eau, valeur d’existence de la biodiversité).
    Ce jeu a été animé sur le terrain du mont Lozère avec des agents du Parc national, des éleveurs, des élus et des prestataires touristiques. L’outil permet d’ouvrir un dialogue sur la nécessité et la difficulté de combiner les différents enjeux sur un territoire (agriculture, tourisme, biodiversité, eau et paysage) et sur l’importance d’une approche concertée, en adéquation avec les principes du programme MAB.

    Voir le jeu en video

    Contacts: Cécile Barnaud & Clémence Moreau

    Lire le résumé

    A l'occasion des 50 ans du programme MAB, le MAB France a produit une exposition sur le thème "Cohabiter la Terre". Elle présente des actions emblématiques menées par les réserves de biosphère françaises et qui concourent à la réalisation des Objectifs de Développement Durable. Elle met également en lumière des exemples internationaux et illustrent la diversité du Réseau mondial des réserves de biosphère.

    Le contenu de l'exposition est accessible en intégralité sur le site internet du MAB France, à la rubrique Cohabiter la Terre. Il sera mis à jour régulièrement et enrichi par les nouveaux projets et initiatives des réserves de biosphère.

    Tous les fichiers PDF de l'exposition sont également disponibles pour impression et affichage sur simple demande au MAB France.

    Télécharger le panneau 1Climatologues, écologues et scientifiques de tous bords nous alertent. Le climat se réchauffe, les écosystèmes se dégradent et la biodiversité s'effondre.

    Pour améliorer les relations Homme-nature sur des bases scientifiques au niveau mondial, l’UNESCO a créé, dès 1971, le programme Man and Biosphere (Programme sur l'homme et la biosphère ou MAB).  50 ans plus tard, le Réseau mondial de sites d’expérimentation du MAB compte 714 réserves de biosphère, 21 réserves transfrontières, dans 129 pays.

    Cette exposition retrace quelques-unes des actions développées grâce à ces Réserves de biosphère. Inspirantes, adaptables voire réplicables, ces actions montrent qu’il est possible de mobiliser les habitants d’un territoire autour d’un projet simple et complexe à la fois : Cohabitons la Terre.

    Cliquez sur le panneau de l'exposition pour télécharger le panneau PDF imprimable.


    QU'EST-CE QU'UNE RÉSERVE DE BIOSPHÈRE ?

    Les Réserves de biosphère sont des territoires reconnus par l’Unesco, afin d’expérimenter et de mettre en œuvre des Objectifs de Développement Durable sur lesquels les Nations Unies se sont engagées pour 2030 dans le but de concilier :

    • le développement social
    • le développement économique
    • la conservation de la diversité biologique
    • la protection de l’environnement
    • le respect des valeurs culturelles

     

    Grâce à une gouvernance ouverte, les réserves de biosphère rassemblent les gestionnaires, les chercheurs, les entrepreneurs, les élus, les institutions et les organismes de formations (écoles, universités) qui collaborent pour trouver des solutions locales aux problèmes d’environnement et de développement.

    LA CARTE DES RESERVES DE BIOSPHERE DANS LE MONDE

    Voir la carte multilingue du réseau mondial

    LES OUTILS DES RÉSERVES DE BIOSPHÈRE

    • le dialogue territorial et la concertation
    • les recherches et les suivis scientifiques
    • la sensibilisation, la formation et l'éducation pour tous
    • un zonage proposant une organisation territoriale garante d’un équilibre Homme-nature. 

    Le territoire habité comprend des zones laissées à la nature (aires protégées, corridors écologiques). Les réserves de biosphère forment des réseaux territoriaux, nationaux et mondiaux qui collaborent et échangent sur des découvertes, des réussites et parfois des échecs.

    Commune de Fakarava, une Réserve de biosphère au milieu du Pacifique !

    Isolés dans l’Océan Pacifique, les habitants des atolls de la Réserve de biosphère de Fakarava vivent en lien direct avec les ressources de leurs îles et de leurs lagons. C’est par le dialogue avec la population qu’est déterminé le plan de gestion de la réserve.
    Quelles zones des lagons autoriser à la pêche ? Comment gérer les touristes devenus plus nombreux ? Quels sites naturels ou culturels mettre en valeur ? Ces sujets sont traités de façon participative, en réunions publiques et des études sur l’état des ressources viennent en soutien aux décisions. Les règles de gestion sont ainsi mieux acceptées !

    UN RESEAU EN MOUVEMENT !

    Quelques Réserves de biosphère qui ont rejoint le réseau récemment :

    Des candidatures françaises :

    Les réserves de biosphère permettent de trouver des solutions locales à des défis globaux. Pour cela, elles déclinent
    et adaptent les Objectifs de Développement Durable édictés par l’ONU en des actions concrètes, concertées et
    réplicables. Ces objectifs proposent une marche à suivre pour parvenir à un avenir meilleur. Ils répondent aux défis
    mondiaux auxquels nous sommes confrontés. En interconnexion, ils doivent être tous réalisés avant 2030 afin
    « d’éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous ». Grâce à leur organisation, les
    réserves de biosphère vont plus vite dans la mise en place de ces solutions. Le MAB France vous propose de découvrir
    le fruit de leurs travaux.

    La croissance économique doit être partagée pour créer des emplois durables et promouvoir l’égalité.

     


    Le secteur de l’alimentation et de l’agriculture offre des solutions clés pour le développement, et il est au cœur de l’éradication de la faim et de la pauvreté.

     


    Donner les moyens de vivre une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges est essentiel pour le développement durable.

     


    Obtenir une éducation de qualité est le fondement pour améliorer la vie des gens et le développement durable.

     


    L’égalité des sexes n’est pas seulement un droit fondamental de la personne, mais aussi un fondement nécessaire pour l’instauration d’un monde pacifique, prospère et durable.

     


    Une eau propre et accessible pour tous est un élément essentiel du monde dans lequel nous voulons vivre.

     


    L’énergie durable est une opportunité pour transformer les vies, les économies et la planète.

     


    Nous devons revoir et réorganiser nos politiques économiques et sociales visant à éliminer complètement la pauvreté.

     


    Les investissements dans l’infrastructure sont essentiels pour parvenir au développement durable.

     


    Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre.

     


    L’avenir que nous voulons comprend des villes qui offrent à tous de grandes possibilités.

     


    La consommation et la production durables visent à « faire plus et mieux avec moins ».

     


    La lutte contre le réchauffement climatique est devenue un élément indissociable de la réalisation du développement durable.

     


    La gestion prudente de nos océans et mers est vitale pour un avenir durable.

     


    La déforestation et la désertification posent des défis majeurs au développement durable.

     


    Promotion de sociétés pacifiques et inclusives, accès à la justice pour tous et renforcement des institutions responsables et efficaces à tous les niveaux.

     


    Des partenariats inclusifs construits sur des principes et des valeurs, une vision commune et des objectifs communs sont nécessaires.

     

     

     

     

    Les activités humaines modifient le climat et entraînent des phénomènes catastrophiques (tempêtes, canicules, montée des océans, …) contre lesquels nous devons lutter. Réduire les émissions de gaz à effet de serre, prévenir et nous adapter aux conséquences naturelles dues au changement climatique sont deux enjeux clés.

     

     

    L'éco-rénovation de l'habitat

    Conseil en éco-rénovation de l'habitat

    Le patrimoine architectural des Vosges du Nord se distingue par l’utilisation de matériaux qui nécessitent des techniques de rénovation adaptées. La Réserve de biosphère et les communautés de communes du territoire portent un projet commun sur la rénovation et l’amélioration thermique des maisons traditionnelles, et plus largement le patrimoine bâti.
    En 2011, le territoire est devenu Pôle d'Excellence Rural pour « dynamiser l'économie de l'habitat durable fondée sur la valorisation des ressources locales » par la constitution d’un réseau d’entreprises spécialisées dans l’éco-rénovation. Un portail internet « Eco-rénover », une exposition itinérante, une malle pédagogique et une charte de bonnes pratiques sont les fruits de ce travail.

    Coins de verdure et îlots de fraicheur

    Les épisodes caniculaires précoces se multiplient. La lutte contre la chaleur et la préservation de l’eau deviennent des enjeux de santé publique. Les acteurs de la Réserve de biosphère Luberon-Lure intègrent ces préoccupations. Ils accompagnent la désimperméabilisation et la végétalisation de 19 cours d’écoles en y associant les élus, les services techniques, les éducateurs et les parents d’élèves.
    Les créations d’îlots de fraîcheur et de verdure permettent de rafraîchir villes et villages et ainsi d’assurer la qualité du cadre de vie et de sensibiliser les usagers. Dans ce projet les écoles constituent des espaces de démonstration exemplaires et d’expérimentation à petite échelle, qui pourraient être reproduits ailleurs dans l’espace public.

    Une action menée dans le cadre du Contrat de Transition Écologique, portée conjointement par le Parc naturel régional du Luberon et 15 communes de son territoire, avec un soutien financier de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et un soutien technique du CEREMA.

     

     

     

     

    Allemagne

    La Réserve de biosphère de Bliesgau se caractérise par une grande variété de sols et de microclimats. Elle s'est engagée à réduire de moitié sa consommation d'énergie d'ici à 2050 ainsi qu’à réduire ses émissions de gaz à effet de serre jusqu'à 95 % en investissant dans les énergies renouvelables (énergie éolienne, photovoltaïques, centrales thermiques alimentées par des copeaux de bois), dans l’électromobilité et en aménageant le territoire pour créer de nouveaux espaces verts, au travers d’un travail collectif au sein d’une Association de la biosphère et avec le Ministère sarrois de l'environnement et de la protection des consommateurs.
     

    Précieux tant du point de vue écologique qu’économique, les mers et océans sont menacés par les activités humaines directes (surpêche) et leurs effets indirects (acidification des eaux, réchauffement climatique, pollution). 
    Différentes réserves de biosphère côtières ou marines œuvrent à promouvoir une pêche durable, à protéger la biodiversité et à préserver à la fois océans et littoraux.

    La mer d’Iroise abrite un des plus grands champs d’algues d’Europe, avec plus de 300 espèces différentes. Les laminaires, grandes algues brunes réparties en strates, forment de véritables forêts sous-marines et servent de nourriture, de support ou d’abri aux autres espèces. Sur l’estran, le champ d’algues fait vivre de nombreux récoltants.
    A la fois habitats et ressources, ce champ est au centre de plusieurs études scientifiques portées par le Parc naturel marin et ses partenaires pour élaborer des protocoles d’exploitation durable (outils, périodes, zones) et mettre en place des outils de surveillance des écosystèmes marins.

    Principale formation des milieux humides littoraux en Guadeloupe, les forêts marécageuses de Pterocarpus sont menacées par les activités humaines et le changement climatique. Ce réservoir de biodiversité qui permet de lutter contre l'érosion des côtes fait l'objet de l'attention de la Réserve de biosphère de Guadeloupe qui met en place un dispositif expérimental de restauration.
    La biodiversité n’est pas ici  le seul enjeu. Le maintien des forêts permet d’anticiper la montée des eaux et d’assurer le filtrage des eaux côtières, de lutter contre les espèces envahissantes et d’anticiper les conséquences du changement climatique.

    Au Chili

    Située à 650 km de la côte chilienne dans l'océan Pacifique, la Réserve de biosphère de l'archipel Juan Fernandez englobe tout l'archipel, y compris les îles Robinson Crusoé, Alexander Selkirk et Santa Clara, ainsi que tous les îlots de la région. Avec 262 000 km² d'océan protégé et une communauté engagée, la réserve s'efforce de préserver la biodiversité unique de l'archipel. Les habitants de l'île vivent de la pêche d’une langouste endémique et suivent des règles centenaires pour protéger cette espèce qui leur est précieuse, ce qui prouve qu’une pêche durable est possible.
     

    Les écosystèmes terrestres constituent l’habitat vital de millions d'espèces et les services rendus par ceux-ci sont inestimables : filtration de l’air, cycle de l’eau, bien-être et santé, réservoir de biodiversité,... leurs apports sont essentiels à notre (sur)vie.
    Alors que les écosystèmes sont de plus en plus dégradés par la désertification, l'expansion des terres cultivées et l'urbanisation, les réserves de biosphère s’efforcent de les préserver.

    Refuges, garde-manger, supports, recyclage... Le bois mort et les vieux arbres sont les piliers de la biodiversité et les garants du fonctionnement de forêts saines et dynamiques. La trame de vieux bois consiste à soustraire des îlots forestiers à l’exploitation humaine, ceci permettant à de très nombreuses espèces d’accomplir tout leur cycle de vie, de se déplacer et de se reproduire. 
    La biodiversité confortée permet à la forêt d'être plus résiliente : un gain pour le forestier ! Aujourd'hui, il existe près de 400 îlots de sénescence dans les forêts de la Réserve de biosphère des Cévennes, qui constituent une trame de vieux bois de plus de 1500 ha. Un lieu d’observation incomparable pour s’adapter au changement climatique !

    Les grands prédateurs sont indispensables à l’équilibre des écosystèmes mais leurs réintroductions sont confrontées à des réticences. Pour que le retour du lynx soit durable des deux côtés de la frontière, il faut informer et permettre l’acceptation locale.
    C’est le rôle du Parlement du lynx, qui réunit les représentants des acteurs concernés par cette réintroduction pour faire circuler des informations concrètes. Chasseurs, éleveurs, forestiers, scientifiques, administrations, établissements publics, associations d’usagers et de protection de la nature et collectivités ont rédigé un livre blanc des engagements de chacun pour améliorer l’acceptation du lynx.

    Paisible et chaud en été, le fleuve Fangu d’une longueur de 24km devient tumultueux en cas d’orage. Naissant dans les plus hautes montagnes de l’île, il s’écoule au cœur d’une vallée corse taillée dans la roche volcanique.
    La labellisation du cours d’eau en « Rivière Sauvage » a rassemblé le Parc naturel régional de Corse, les collectivités locales, les scientifiques et les habitants engagés pour la conservation de cette zone classée Natura 2000. La labellisation née de la volonté des acteurs locaux de limiter leur impact, atteste d’une faible artificialisation du bassin versant et valorise le travail des gestionnaires pour la préservation des cours d'eau.

    LES ATLAS DE LA BIODIVERSITÉ COMMUNALE

    L'Atlas de la Biodiversité Communale est une démarche s’appuyant sur la réalisation d’un inventaire, aussi exhaustif que possible, de la biodiversité d'une commune ou d'une intercommunalité. Ils permettent d'identifier la faune, la flore et les habitats naturels du territoire. Le terme d’atlas fait référence au résultat, à un document ou un site internet, mais en réalité c'est bien plus que cela. Réaliser un ABC c'est initier une dynamique en faveur de la biodiversité en mobilisant les habitants, les associations et en premier lieu la commune, maître d'ouvrage du projet.

    Plusieurs réserves de biosphères se sont engagées dans cette démarche, par exemple :

    • La Réserve de biosphère des Cévennes, accompagne 9 communes pour la réalisation de ce projet.
      En savoir plus:  Les ABC des Cévennes
    • La Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne a fédéré 4 communes riveraines de la Dordogne, issues de 4 départements du bassin, autour d'un projet groupé d'ABC.
      En savoir plus : Les ABC du bassin de la Dordogne

    En Afrique et en Asie

    21 réserves de biosphère d’Afrique et d’Asie s’unissent pour la survie des grands singes dans les forêts tropicales. En dispersant les graines, les chimpanzés, orangs-outans, gorilles et les bonobos participent à la régénération des forêts tropicales. La menace qui plane sur ces mammifères pèse donc également sur les forêts.
    Une alliance unique de près de 100 gouvernements nationaux, organisations de conservation, institutions de recherche, agences des Nations Unies et entreprises privées s'efforce d'accroître les connaissances sur les grands singes, de mener des activités de renforcement des capacités et de gérer les habitats de manière durable dans ces 21 réserves de biosphère.
     

    Pouvoir accéder à l’eau, aux services d’assainissement et d’hygiène est un droit indispensable à tous. Cependant 40% de la population mondiale n’a toujours pas accès à ces services de base et ce chiffre risque d’augmenter sous les effets du changement climatique. Les réserves de biosphère s'efforcent de restaurer les écosystèmes et d'encourager les activités durables qui utilisent plus efficacement les ressources en eau.

    La Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne et EDF ont créé une association ayant pour vocation de faire du bassin de la Dordogne un lieu de démonstration de conciliation de développement économique, bien-être social et préservation de l’environnement en évitant que l’activité hydroélectrique ne perturbe trop la biodiversité et les autres activités telles que la pêche ou le tourisme.
    EDF s’engage ainsi dans un principe de pollueur-payeur et agit pour une meilleure gestion de ses activités. L’association a soutenu 57 actions pour un montant total de 2 millions d’euros (restauration de bras morts, renaturation d’une ancienne gravière, soutien à la recherche, chantiers participatifs). 

    Port Camargue est l'un des premiers ports à avoir mis en place des équipements et une gestion des déchets et pollutions issus de l’activité portuaire s’inscrivant dans deux démarches : l’Opération Ports Propres en Languedoc-Roussillon et la certification ISO 14001 pour la gestion environnementale du port.
    La forte implication de la Capitainerie en faveur de l’environnement se poursuit en collaboration avec les plaisanciers et les professionnels du nautisme. Elle s’inscrit dans le cadre d’une politique environnementale de Port Camargue et d’un audit annuel. Les équipements portuaires pour gérer les déchets et pollutions sont en accès libre.

    CAMEROUN, TCHAD, RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, NIGER ET NIGERIA

    Le bassin du Lac Tchad constitue une importante source d'eau douce qui fait vivre plus de 40 millions de personnes. Situé au carrefour du Cameroun, du Tchad, de la République centrafricaine, du Niger et du Nigeria, il regorge d’un potentiel important en terme de biodiversité et sur le plan du patrimoine naturel et culturel. Il abrite deux sites du patrimoine mondial (lacs d’Ounianga et Manovo-Gounda, la Réserve de biosphère de Waza ainsi que des sites Ramsar ou zones humides d’importance international

    Entre 1960 et 1985, la superficie du lac Tchad a été réduite de 95% du fait de la baisse de la pluviométrie ce qui a entrainé des déséquilibres importants sur les écosystèmes. La zone est également en proie aux conflits, qui conduisent à des migrations importantes de population. Les défis qui se posent sont nombreux : réduction de la pauvreté, conservation de la biodiversité, gestion des écosystèmes et leur réhabilitation, planification participative et gouvernance inclusive, prises de décisions basées sur par des connaissances scientifiques, etc. 

    Grâce au projet BIOPALT (pour BIOsphère et Patrimoines et Lac Tchad) lancé en 2017, des progrès ont déjà été observés, avec notamment l'expansion du lac Tchad depuis quelques années. Cet accord de partenariat comporte une large gamme d’activités allant de la mise en place d’un système d’alerte précoce aux sécheresses et aux inondations à la restauration d’écosystèmes dégradés comme des frayères, de la spiruline et de la vache Kouri (Bos taurus longifrons) - espèce endémique emblématique jouant un rôle important dans la cohésion sociale tout en accordant une attention particulière aux activités génératrices de revenus à travers la promotion de l’économie verte et la valorisation des ressources naturelles du bassin.

    Pour en savoir plus

    La moitié de l’humanité vit dans des villes et ce sera les deux tiers en 2050. Il est urgent de rendre ces villes plus sûres, plus inclusives, plus résilientes et plus durables. Les villes des réserves de biosphère bénéficient des aires protégées à proximité, qui apportent une bouffée d'air frais et des loisirs, et de nombreux autres services écosystémiques (pollinisation, qualité de l’eau, stockage de CO2, etc). Ce sont aussi des opportunités économiques supplémentaires, pour l’écotourisme par exemple.

    Préserver une technique inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO,  conserver le patrimoine naturel et l’architecture vernaculaire identitaires du territoire : les chantiers d’utilité sociale permettent à des personnes éloignées de l’emploi d’acquérir un précieux savoir-faire autour de la pierre sèche, en participant à la restauration et la valorisation du petit patrimoine. Au-delà de la valorisation professionnelle, ces personnes découvrent les dimensions esthétiques, historiques et culturelles valorisantes du travail de la pierre sèche.

    Le cimetière est est un espace public où l’application de la réglementation Zérophyto reste problématique. Difficile de demander aux familles endeuillées d’accepter la végétation spontanée et la fleur doit donc prendre la place de la « mauvaise herbe ». Plus de deux mille végétaux ont ainsi été plantés dans les cimetières de quatre communes pilotes de la Réserve de biosphère sous la forme de chantiers participatifs. Le cimetière est aussi, à qui sait le lire, une page d’histoire, s’y succèdent guerres et épidémies, y reposent artistes et poilus. On y trouve une symbolique particulière où tout fait sens, le pavot évoque le sommeil éternel, la lyre le musicien… Aux chantiers de végétalisation font alors suite des inventaires participatifs du patrimoine, aujourd’hui valorisés par une exposition itinérante. 

    Pour en savoir plus : Zéro phyto, les cimetières jardins

    En Autriche :

    La mobilité est un moyen d'atteindre un but et sert donc une bonne cause. La question est de savoir si voyager dans son propre véhicule est toujours le meilleur moyen. Nockmobil est un programme lancé par la Réserve de biosphère de Salzbourg Lungau & Kärntner Nockberge pour offrir une mobilité régionale et annuelle aux clients et aux habitants de la région. Cette forme de mobilité flexible et axée sur la demande est une alternative à la voiture. Il s'agit d'un taxi d'appel et de collecte, exploité par les compagnies de taxi régionales et qui complète le système de transport public.

    Les vingt prochaines années verront augmenter la pression déjà forte sur les ressources naturelles du fait de la consommation. Pour éviter d’épuiser la planète, il est important d'améliorer les normes de production et de consommation afin de garantir l'accès de tous aux biens tout en réduisant la pression sur les ressources naturelles et les déchets. Partout dans le monde, les réserves de biosphère ont trouvé des moyens créatifs de résoudre ce problème.

    La Réserve de biosphère s’est dotée d’une Charte Forestière de Territoire pour valoriser l’économie liée aux essences locales (hêtre et pin sylvestre principalement) en cohérence avec les enjeux écologiques du massif. L'idée est de mettre en place une démarche de multifonctionnalité de la forêt et de diffuser un guide à destination des maîtres d’œuvre qui souhaiteraient construire en bois et faire vivre l’économie du territoire.
    Adapté aux constructions rurales ou urbaines, le guide présente des systèmes constructifs adaptés aux essences locales, mais aussi à des standards de construction visant la haute performance énergétique et donc la réduction du bilan carbone. Le guide inclut également des éléments d’argumentaire pour aider les concepteurs à convaincre les maîtres d’ouvrage et autres acteurs des projets.

    L’objectif de Cooplicot est de donner accès à tous à des produits bons pour le goût comme pour la santé et qui respectent l’environnement comme les producteurs. Depuis 2019, Cooplicot travaille avec des agriculteurs bio locaux : les adhérents fournissent 3h de travail bénévole par mois permettant de garder les marges au minimum (10%). Le petit magasin est ouvert toutes les 2 semaines dans un local prêté par la Communauté de communes Moret Seine et Loing et prévoit de s’installer plus durablement dans les locaux de l’ancienne gare de Saint-Mammès.
    Cette initiative locale permet de remettre la consommation biologique locale au cœur des pratiques de consommation, d'assurer des revenus aux producteurs et de dynamiser le tissu social en créant un espace de rencontre et d'échange entre les habitants.

    En Fédération de Russie

    Le projet de la Réserve de biosphère des Îles du Commandant Vert vise à sensibiliser le public aux dangers de la pollution liée aux déchets et aux avantages du recyclage. Les principaux sujets abordés pour sensibiliser la population sont la pollution par le plastique, les piles, les lampes au mercure et les engins de pêche. Le centre de visite va accueillir un musée des déchets, avec des expositions représentant les différents types de déchets collectés dans les îles. L'initiative a été inspirée par le groupe de travail "Zéro plastique" dans le cadre du Réseau mondial des réserves de biosphère insulaires et côtières du MAB, par l'intermédiaire duquel les réserves de biosphère insulaires échangent des idées et collaborent.
     

    Connu pour son chou-fleur d’été, le marais Audomarois constitue un terroir d’exception pour la production légumière et les prairies, par la présence permanente de l’eau et par la qualité agronomique de ces sols tourbeux, mais sensibles. Le Programme de Maintien de l'Agriculture en Zone Humide (PMAZH) vise à concilier des activités agricoles viables et rémunératrices pour les agriculteurs avec la préservation indispensable de la zone humide et de ses différentes fonctions écologiques. 

    Le programme accompagne par exemple les maraîchers pour réduire l’utilisation des insecticides ou encore pour l’auto-construction d’outils agricoles, permettant de gagner en productivité et en confort de travai, tout en minimisant l’investissement financier . Les techniques développées se basant sur la compréhension locale, il n’est ici pas question d’homogénéiser les pratiques, mais de développer des savoir-faire hyperlocaux en fonction des besoins de l’agriculteur.

    En rejoignant cette association, des propriétaires valorisent leurs terrains en les proposant à des éleveurs qui n’ont pas assez de pâturages. La relance de l’activité agricole et de la production ovine permet d’ouvrir le milieu et ainsi d’agir sur la préservation de paysages typiques, qui ont valu à la Vallée de la Vézère d’être classée Grand Site de France en 2020. 
    Les terres mises en location sur le territoire permettent de maintenir le pastoralisme, d’assurer plus d’autonomie alimentaire et de diversifier les activités des producteurs (: production de fromage et viande). L'accompagnement par les collectivités et la chambre d’agriculture de la Dordogne et d’autres associations offre tout un programme de sensibilisation telles des transhumances ouvertes au public ou des sorties nature commentées.

    Au Maroc

    La civilisation millénaire qui vit dans la Réserve de biosphère de l'Oasis du Sud Marocain, avec ses connaissances locales, a toujours travaillé la terre de manière durable. Bien que fragile, le système de production de l'oasis a permis de répondre aux besoins de la population locale. Dans ce contexte, le palmier-dattier est une culture emblématique du territoire. Plusieurs actions de la Réserve de biosphère de l'Oasis du Sud Marocain ont été menées pour permettre un développement durable des populations locales tout en préservant l'environnement, telles que le développement de l’agroécologie.

    L’emploi productif et le travail décent sont des éléments clés essentiels à la réduction de la pauvreté et à une justice entre les Hommes. Plus égalitaires, les sociétés toutes entières bénéficient du fait que plus de personnes sont productives et contribuent à la croissance de leur pays et protègent la paix en réduisant le chômage qui est un facteur d’instabilité.

    La pollution lumineuse est un sujet méconnu intervenant dans un contexte de perceptions sociologiques et culturelles de la nuit très ancrées. La Réserve de biosphère des Cévennes a amélioré la qualité de son ciel étoilé pour obtenir le le label Réserve International de Ciel Étoilé, acquis par seulement 18 sites dans le monde. Ainsi, une politique de concertation et de financement a été menée et a sensibilisé les collectivités et les citoyens aux bonnes pratiques d'éclairage et aux enjeux de la préservation des paysages nocturnes.
    Une nouvelle forme de tourisme s’est développée dans les Cévennes, avec la découverte du ciel étoilé et de la vie nocturne. 

    Le projet de tourisme de patrimoine bioculturel (Bio-Cultural Heritage Tourism -BCHT) célèbre les patrimoines et les pratiques culturelles liées à l'environnement pour développer de nouveaux produits touristiques. Quatre réserves de biosphère travaillent ensemble dans le cadre de ce projet Interreg : en France, les Réserves de biosphère des îles et de la mer d’Iroise et du marais Audomarois, en Angleterre, les Réserves de biosphère de Brighton and Lewes Down et du North Devon.
    De nouvelles offres de découverte sur des sites moins sensibles sont développées par des entreprises locales, avec l’accompagnement et l’appui des réserves de biosphère. Les ressources gastronomiques, culturelles ainsi que la qualité des sites (silence, nature, etc.) sont mises en avant. Cette stratégie touristique a pour objectif de réduire l'impact des visiteurs sur les sites sensibles et de mettre en évidence de nouvelles activités et des lieux méconnus dans les quatre réserves de biosphère. 

    Au Togo :

    Avec le projet "Réduction du braconnage, la Réserve de biosphère de Mono au Togo induit un changement de comportement des populations locales envers les hippopotames par leur sensibilisation. Grâce à l'éco-tourisme, les groupes de mammifères ne sont plus vus comme une menace mais comme une opportunité.

    Au Liban :

    Dans la Réserve de biosphère du Jabal Moussa au Liban, une nouvelle cuisine toute équipée a été mise à disposition des femmes vivant dans les villages. L’atelier de transformation artisanal permet de mieux valoriser les produits locaux comme les figues, les tomates et les épices. Les produits fabriqués sont vendus aux visiteurs et l’activité touristique bénéficie donc largement aux habitants de la Réserve de biosphère.

    L’éducation est la clé de voûte de la réalisation des Objectifs de Développement Durables : elle permet de sortir de la pauvreté, de réduire les inégalités et d’instaurer un climat de paix et de tolérance dans chaque société.

     

    « Drôles d’oiseaux » est un projet intergénérationnel qui réunit élèves de primaire ou de collège et un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Les séances de découverte des oiseaux des jardins, ateliers de fabrication de nichoirs et mangeoires et les séances d’observation et d’échanges créent du lien entre les écoliers et les pensionnaires de l’EHPAD.
    D'abord développé dans le Pas de Calais, le projet va ensuite s'étendre jusqu’à l’échelle nationale : une action réplicable de manière efficace et destinée à se développer au-delà des frontières.

    Les « aires éducatives » sont des zones de petite taille gérées de manière participative par les élèves d’une école primaire ou d’un collège suivant des principes définis par une charte. Bien plus qu’un projet d’éducation à l’environnement, c’est un projet qui met les élèves au cœur du processus de découverte, d’apprentissage et de décision, et les rend acteurs à part entière des transitions écologiques. Ce programme national est porté par l’Office Français de la Biodiversité. 
    Les collégiens d’Ouessant et de Molène se sont vus confier des aires éducatives incluant à la fois des espaces terrestres et marins, qui leur permettent d’appréhender les innombrables liens entre la terre et la mer.

    La Réserve de biosphère du Mont Viso place la jeunesse au cœur de ses préoccupations. Ainsi elle organise chaque été un camp de jeunes Mont Viso MAB UNESCO. L'idée est de réunir des jeunes français et italiens, entre 15 et 18 ans habitants de la réserve de biosphère durant 5 jours d'activités et d'échange en montagne. Ce camp est l'occasion de travailler ensemble sur la Réserve de biosphère et de favoriser l'engagement en menant une réflexion collective et multiculturelle sur un avenir souhaitable pour le territoire transfrontalier. A l’issue du séjour, les jeunes proposent une série d’actions qu’ils veulent réaliser.
     

    Les entreprises, les associations et les citoyens engagés à mener des actions concrètes en faveur du développement durable de leur activité sont encouragés par les réserves de biosphère et reconnus en tant qu’éco-acteurs. Ceux-ci rejoignent un réseau au sein duquel ils peuvent partager leurs bonnes pratiques,  rencontrer d’autres professionnels du territoire et parfois des collaborations inédites sont créées, voire même de nouvelles amitiés !
    Plus encore que des représentants de l’économie de leur territoire, les éco-acteurs sont de véritables ambassadeurs des réserves de biosphère..

    En France, une association réunit les jeunes engagés dans les réserves de biosphère. Grâce à un partenariat fort avec le MAB France et son réseau, des animations sont proposées spécifiquement à destination des jeunes adultes (18-35 ans) habitants et acteurs socio-économiques des réserves de biosphère, un public concerné en premier lieu par les problèmes environnementaux mais trop souvent oublié dans les processus de participation et de décision publique. 
    Co’MAB anime des forums de jeunes qui ont pour objectif de les familiariser avec le programme MAB et de les encourager à s’engager en faveur du développement durable de leur territoire. Ils favorisent ainsi le dialogue intergénérationnel. 

    Chaque année, les Trophées des réserves de biosphère récompensent des initiatives originales dans le domaine du développement durable, en faveur de la biodiversité, de la lutte contre les changements climatiques et plus généralement de la transition écologique. Entreprises, associations, ou citoyens peuvent participer à ce concours. Les lauréats bénéficient d’un appui financier, d’un accompagnement de la Réserve de biosphère et se retrouvent à l’occasion d’une cérémonie à l’Unesco, qui facilite les rencontres et les échanges qui permettent aussi de nouveaux partenariats. 

    Depuis le mois de décembre 2020, le MAB France propose un nouveau format d'échanges au travers de ses Rendez-vous mensuels en ligne. Chaque troisième jeudi du mois, à 14h, rejoignez-nous pour aborder un thème spécifique, continuer à faire vivre le réseau et tester de nouvelles façons de travailler ensemble. Ces discussions en visioconférence sont ouvertes à tous, au sein des Réserves de biosphère et au-delà : coordinateurs des RB et toute personne intéressée, concernée, impliquée par les sujets abordés. Vous pouvez également nous proposer des thèmes que vous souhaitez aborder, présenter, discuter au sein et en dehors du réseau dans les prochains mois.

    Rendez-vous #1: Tour d’horizon de l’éducation au développement durable dans les Réserves de biosphère

    Quels outils, quelles actions  sont mises en places dans le cadre de l'éducation au développement durable dans les Réserves de biosphère? Un état des lieux de ce qui existe et des propositions de nouvelles actions ont été émises lors de cette première rencontre des Rendez-vous du MAB.

    Lire le résumé

    Rendez-vous #2 : La transition agro-écologique et alimentaire dans les Réserves de biosphère



    À partir de l'exemple du recensement des initiatives d’alimentation et d’agriculture responsables et durables réalisées en Dorodgne, les Réserves de biosphère ont échangé sur les leviers pour enclencher une dynamique territoriale sur ces sujets. 

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    Lire la publication de la Réserve de biosphère de Dordogne

     

     

    Rendez-vous #3 : Les observatoires des réserves de biosphère

    Comment capitaliser les connaissances pour suivre l’évolution des territoires et adapter leur gestion 

    A l’occasion de l’examen périodique des Réserves de biosphère et des révisions de chartes (ou autres politiques de gestion), il est utile de pouvoir apprécier ce qui sur le territoire, de sa biodiversité, de ses activités, de leurs impacts… a changé et pourquoi.
    Établir un observatoire contribue à répondre à ces questions, considérant la richesse et la diversité des données et des thématiques abordées dans une RB, l’intérêt de bien connaitre son espace géographique (pour mesurer, anticiper…) et de le cartographier. Diffuser des données permet d’ouvrir le débat sur la gestion du territoire et de disposer d’un outil d’aide à la décision.

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    Quelques exemples d'observatoires dans les réserves de biopshère

    Rendez-vous #4 : Identifier les activités scientifiques dans les Réserves de biosphère françaises


    Les premiers résultats de l’enquête statistique menée dans le cadre du projet Collab2 sur les collaborations inter et transdisciplinaires au sein des Réserves de biosphère ont été exposés. Cette restitution était accompagnée d’une réflexion sur les défis, enjeux et difficultés d’identifier les activités scientifiques au sein de dispositifs où la recherche n’est pas définie en tant que mission prioritaire, et doit contribuer à un objectif large de développement durable. Lire le résumé

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    Rendez-vous #5 : Une exposition sur et pour les réserves de biosphère

    Au cours de ce webinaire, l'exposition "Cohabiter la Terre", réalisée à l'ovccasion des 50 ans du programe MAB a été présentée au réseau français des réserves de biosphère.
    Cette exposition présente des actions emblématiques menées par les réserves de biosphère françaises et qui concourent à la réalisation des Objectifs de Développement Durable. Elle met également en lumière des exemples internationaux et illustrent la diversité du Réseau mondial des réserves de biosphère.
    Réalisée grâce à l’accompagnement de Julien Demengel (consultant en communication) et de Caroline Caston (designer graphique), elle met en valeur le rôle des réserves de biosphère pour la transition écologique et solidaire des territoires.

    Tout le contenu de l'exposition et bien plus est à retrouver sur notre site web, à la rubrique Cohabiter la Terre.

    L'exposition est également disponible à la demande. Pour en savoir plus, contactez Alice Roth

    Rendez-vous #6 : Ciels étoilés, comment les retrouver ?


    Pour ce 6ème Rendez-vous du MAB, Richard Scherrer, délégué territorial du Parc national / Réserve de biosphère des Cévennes, nous retrace les différentes étapes qui ont abouti à la reconnaissance de Réserve Internationale de Ciel Étoilé (RICE) du Parc national des Cévennes.

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