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Précieux tant du point de vue écologique qu’économique, les mers et océans sont menacés par les activités humaines directes (surpêche) et leurs effets indirects (acidification des eaux, réchauffement climatique, pollution). 
Différentes réserves de biosphère côtières ou marines œuvrent à promouvoir une pêche durable, à protéger la biodiversité et à préserver à la fois océans et littoraux.

La mer d’Iroise abrite un des plus grands champs d’algues d’Europe, avec plus de 300 espèces différentes. Les laminaires, grandes algues brunes réparties en strates, forment de véritables forêts sous-marines et servent de nourriture, de support ou d’abri aux autres espèces. Sur l’estran, le champ d’algues fait vivre de nombreux récoltants.
A la fois habitats et ressources, ce champ est au centre de plusieurs études scientifiques portées par le Parc naturel marin et ses partenaires pour élaborer des protocoles d’exploitation durable (outils, périodes, zones) et mettre en place des outils de surveillance des écosystèmes marins.

Principale formation des milieux humides littoraux en Guadeloupe, les forêts marécageuses de Pterocarpus sont menacées par les activités humaines et le changement climatique. Ce réservoir de biodiversité qui permet de lutter contre l'érosion des côtes fait l'objet de l'attention de la Réserve de biosphère de Guadeloupe qui met en place un dispositif expérimental de restauration.
La biodiversité n’est pas ici  le seul enjeu. Le maintien des forêts permet d’anticiper la montée des eaux et d’assurer le filtrage des eaux côtières, de lutter contre les espèces envahissantes et d’anticiper les conséquences du changement climatique.

Au Chili

Située à 650 km de la côte chilienne dans l'océan Pacifique, la Réserve de biosphère de l'archipel Juan Fernandez englobe tout l'archipel, y compris les îles Robinson Crusoé, Alexander Selkirk et Santa Clara, ainsi que tous les îlots de la région. Avec 262 000 km² d'océan protégé et une communauté engagée, la réserve s'efforce de préserver la biodiversité unique de l'archipel. Les habitants de l'île vivent de la pêche d’une langouste endémique et suivent des règles centenaires pour protéger cette espèce qui leur est précieuse, ce qui prouve qu’une pêche durable est possible.