Présentation

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L’histoire en partage avec la République des Escartons, petit territoire occitan présent dans l’imaginaire collectif depuis le 14ème siècle, explique les bonnes relations franco-italiennes et le lien fort qui unit les hommes et les femmes vivant autour du Mont Viso. Au cours de l'histoire, la frontière entre la France et l’Italie s’est matérialisée. Mais elle n’a pas empêché ce lien de perdurer, comme en témoigne les relations actuelles sur des évènements culturels, environnementaux et économiques. 

Le territoire français de la Réserve de biosphère du Mont Viso, composé de petites villes et  de villages perchés, entouré de pics culminant à plus de 3000 m, se situe en zone de moyenne et de haute montagne. L’accès y est limité en raison de ses caractéristique géographiques : gorges, sommets, routes sinueuses, vallées retirées. Cette difficulté d’accès lui permet aujourd’hui de vanter ses richesses naturelles dont témoigne le continuum d’espaces naturels franco-italien, sa culture et ses savoir-faire. Ainsi, au fil des années, les orientations et les choix des populations résidentes ont contribué à favoriser un remarquable cadre de vie et de travail, proche de la nature toujours conservée.

Différents organismes sont au coeur de la gestion du territoire (Etat avec Natura 2000, Pays, Communautés de communes, Parcs naturels régionaux) afin d' y promouvoir un développement durable. Leurs actions s'attachent principalement à la concertation des acteurs sur les grands enjeux du territoire avec pour objectifs l'équité sociale, le développement et le maintien de l’économie et la préservation de l'environnement. 

Il aura fallu dix années pour parvenir à la désignation de la Réserve de biosphère. Cette idée de valoriser et de faire reconnaître par l’UNESCO cette coopération historique a été une réelle motivation pour de nombreux projets franco‐italiens en termes scientifiques, écologiques, économiques, sociaux et culturels. Le potentiel d’une Réserve de biosphère transfrontalière a trouvé, à travers ces actions, une véritable consistance pour les acteurs du territoire.

Structures de coordination : Le Parc naturel régional du Queyras (France) et Le Parc du Pô Cuneese (Italie) 

La gouvernance de la Réserve de biosphère Transfrontalière Mont-Viso repose sur un principe participatif associant les élus du territoire et les représentants socio-professionnels et associatifs, réunis au sein du Comité de pilotage, appuyés par des groupes de travail thématiques. Un secrétariat transfrontalier permanent assure la fonction de coordination et d’animation. 

Nombre de communes109
Nombre d'habitants292 369
Superficie    427 080 ha
RégionsPiemont, Provence - Alpes - Cotes d’Azur (PACA)
DépartementsCuneo, Turin, Hautes Alpes, Alpes de Haute Provence
Date de création2013

Territoire

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carte du territoire

Sous l’influence alpine et méditerranéenne, le territoire français de la Réserve de biosphère Mont-Viso se présente comme un cirque glaciaire entouré de fonds de vallées, au climat ensoleillé et sec. Le territoire se situe dans la catégorie mondiale des systèmes mixtes de montagnes et de hauts plateaux. Le cloisonnement du relief est à l’origine de la particularité des milieux et de leur diversité. Cette région possède donc un caractère insulaire marqué, encore aujourd’hui, par la présence de nombreuses espèces endémiques. La présence de plusieurs lacs d'altitude, des paysages remarquables forgés par le pastoralisme, une opulente richesse écologique et biologique font de ce territoire l'un des joyaux naturalistes des Alpes françaises. Le territoire se compose d’une dizaine d’habitats déterminants, majoritairement marqués par des forêts (pinèdes, mélézins, …), des milieux ouverts et semi-ouverts (formations steppiques, ..), des formations rocheuses et des milieux aquatiques (marais, zones humides, torrents, lac d’altitude ….) .
 

La Réserve de biosphère Mont-Viso recèle ainsi des richesses naturelles et patrimoniales rares et spécifiques entretenues et conservées par les hommes qui en vivent depuis des millénaires et auxquelles ils sont très attachés.

Dans ces régions montagnardes, les formes d’intervention humaine sont naturellement contraintes à s’adapter aux caractéristiques du milieu. L’agriculture de haute‐montagne, la sylviculture et l’artisanat sont autant d’activités humaines propres à la culture du territoire. Bien que le tourisme reste le principal moteur économique de la région, des politiques de gestion, organisées par les différentes instances administratives et politiques du territoire, visent à cadrer cette activité pour maintenir l’équilibre entre le développement économique et la préservation de l’environnement, des paysages et des patrimoines naturels.

Actions  

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Le contrat de rivière du Guil

Le contrat de rivière du Guil concerne l’ensemble de son bassin versant. Issu d'une volonté locale partagée, forte et affirmée, il débouche sur l’engagement moral et financier de différents partenaires à le mettre en œuvre : Agence de l’eau, Communauté de Communes, Parc naturel régional. Le Parc animera cette démarche contractuelle jusqu'en 2014.

Le comité de rivière est l’instance de concertation. Il s’est donné comme ambition : 

  • D'améliorer la qualité de l'eau afin de préserver le milieu aquatique, de sécuriser les différents usages comme l'alimentation en eau potable et la pratique de loisirs aquatiques. Atteindre cet objectif nécessite de poursuivre l'assainissement déjà bien engagé. 
  • De prévenir le risque de crue afin de protéger les personnes et les biens tout en intégrant les fonctionnalités du milieu. Atteindre cet objectif passe par la réhabilitation de certains ouvrages hérités de la crue de 1957, la préservation ou le rétablissement des espaces nécessaires pour garantir le fonctionnement "normal" des torrents, la valorisation des espaces naturels associés aux cours d'eau.
  • De restaurer et de gérer le potentiel naturel par la réhabilitation des potentialités du milieu et l'amélioration de sa connaissance.
  • Et enfin d'animer le contrat de rivière, communiquer et sensibiliser sur celui ci.

Il s'agit d'entretenir la solidarité entre l’amont et l’aval et entre rive droite et rive gauche des acteurs riverains du Guil et du bassin versant, de prendre en compte l'ensemble des écosystèmes aquatiques dans le développement économique, social et l'aménagement du territoire. Il est également essentiel de donner les moyens à la population d'appréhender la richesse patrimoniale des milieux aquatiques et les usages qui leur sont liés, de permettre de participer à la gestion de l'eau et enfin d'entretenir la mémoire et la culture  risques naturels et sanitaires.

Projet « énergie climat»

La Réserve de biosphère Mont-Viso génère des gaz à effet de serre, notamment par le chauffage des bâtiments, les déplacements des populations éloignées des centres de vie et de travail et une activité touristique dominante. Le territoire est par ailleurs doté d’un fort potentiel de développement des énergies renouvelables et dispose de ressources abondantes : soleil, bois, eau. 

L’objectif de ce projet est d’élaborer un plan climat de manière concertée précisant la stratégie à adopter pour atteindre l’auto-suffisance énergétique d’ici 2050. Mais également de mobiliser les élus, les acteurs socio-professionnels et les citoyens du territoire sur les questions d’énergie et de climat et de développer des projets de production d’énergie renouvelable.

Durant le premier plan triennal 2010-1012, différentes actions ont eu lieu et/ ou sont toujours en cours (Projet PERSIL, lancement d’une démarche d’éco-responsabilité en interne, lancement d’un plan de déplacement … ). Le projet énergie - climat se poursuit pour amplifier et développer ces premières actions. Un diagnostic  va être effectué courant 2013 : bilan des émissions de gaz à effet de serre, bilan énergétique, analyse des déplacements, évaluation du potentiel en énergies renouvelables. Par la suite, la stratégie des actions à mener pour atteindre l’objectif d’autosuffisance sera élaborée de façon concertée avec les élus, les acteurs du territoire et les citoyens. De nombreuses autres actions seront mises en place afin d'établir un projet adapté à l’efficacité énergétique et la production d’énergie renouvelable. 

Soutenir l’agriculture locale à travers le maintien des prairies de fauche naturelles

Dans le Parc naturel régional du Queyras (zone tampon de la Réserve de biosphère), un millier d’hectares sont encore fauchés sur des parcelles souvent très petites et très pentues, parfois à plus de 2000 m d’altitude. Depuis 1993, des mesures agri-environnementales sont en place pour encourager le maintien des pratiques de fauche. Le foin est la base locale de l’alimentation des bovins et ovins garés dans les batiments pendant le long hiver. Les prairies naturelles, entretenues respectueusement par les éleveurs, offrent un foin d’une grande qualité, grâce à sa diversité floristique. 

Le concours agricole national des prairies fleuries, organisé chaque année depuis 2011 par le Parc naturel régional du Queyras et la Chambre d’agriculture, favorise les échanges autour de ces milieux menacés et pourtant d’une grande valeur agronomique et environnementale.

Diaporama

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Animation dans les alpages_Christian AbrièsChateau Queyras_Lydia BletterieGorge du Guil_PNR du QueyrasMarmottes_Christophe AmblardMont Viso_Primius BoldoPatou et troupeau_Christophe Amblard
Patou et troupeau_Christophe AmblardRéserve naturelle National Ristolas_PNR du QueyrasRéserve naturelle nationale de Ristolas_Christophe AmblardSalamandre Lanza_Primius BoldoSite nordique_Val des prèsTroupeau de moutons_Christophe Amblard
Troupeau de moutons_Christophe AmblardTétée des veaux_PNR du QueyrasVaches tarines_Christophe AmblardVal des Prés en été_PNR du QueyrasVeille environnementale_PNR du Queyras