Présentation

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La Réserve de Biosphère comporte deux îles habitées (Ouessant et Molène), ainsi que l’archipel de Molène constitué d’une vingtaine d’îlots, et les parties marines entre les îles.

Les principaux écosystèmes du domaine biogéographique atlantique (insulaires, littoraux et marins) y sont représentés : le milieu marin, l’estran, les falaises avec végétation des côtes atlantiques, les landes, les prairies.

A terre comme en mer, les communautés insulaires ont développé et gardé une culture originale. Ses paysages et sa biodiversité exceptionnels en font une destination privilégiée pour la recherche, le tourisme et la création artistique.

Structures de coordination : Parc naturel régional d’Armorique et Parc naturel marin d’Iroise

Située à l’intérieur des limites du Parc naturel régional d’Armorique, la Réserve de Biosphère était  coordonnée par cette structure depuis sa création en 1988.

Aujourd’hui, dans le cadre de la procédure de renouvellement de la désignation MAB, elle est en pleine réflexion pour redéfinir le projet de son territoire et son mode de gestion. Le défi est de faire travailler ensemble de très nombreux gestionnaires d’espaces naturels et de faire fonctionner deux outils complémentaires de gestion intégrée : le Parc naturel marin d’Iroise pour la mer, et le Parc Naturel Régional d’Armorique pour les parties terrestres des îles habitées. L’extension du périmètre de la Réserve de biosphère à l’île de Sein et aux zones marines associées est également à l’étude.

Au cœur de l'arc antillais, la Réserve de biosphère de l’archipel de Guadeloupe englobe la Basse Terre et presque intégralement la Grande Terre. La Basse Terre abrite le massif montagneux volcanique de la Soufrière, entouré d’une forêt tropicale humide à la biodiversité élevée.
Le  bras de mer de la Rivière salée la sépare de la Grande Terre, formation calcaire de faible altitude. Au nord, entre les deux îles, la baie du Grand-Cul-de-Sac Marin recèle des mangroves, des forêts marécageuses d'eau douce, des prairies humides. Ses parties marines sont constituées d'herbiers et de récifs coralliens. Les parties marines de la Réserve de biosphère  sont peuplées par de nombreuses espèces dont des cétacés. Quelques ilets (Pigeons, Fajou, Kahouanne, Tête à l'Anglais etc.) en font également partie.
 

La richesse du patrimoine culturel s'illustre à travers les coutumes et savoir-faire locaux mais aussi par des spécificités artistiques marquées. Cette richesse est imprégnée des évènements forts de l'histoire de la Guadeloupe comme la présence des civilisations amérindiennes  ou l'époque de l'esclavage.

Structure de coordination : le Parc National de la Guadeloupe

Le Parc National de la Guadeloupe, structure de coordination de la Réserve de biosphère de l’archipel de Guadeloupe, partage avec celle-ci un même territoire et une gestion commune, visant à exploiter les objectifs complémentaires des deux réseaux.

La réserve de biosphère de la commune de Fakarava est située en Polynésie française, dans l’archipel des Tuamotu, à 360 kilomètres au nord-est de l’île de Tahiti.
Elle est formée par 7 îles basses d’origine corallienne ou atolls : Aratika, Fakarava, Kauehi, Niau, Raraka, Taiaro, et Toau. Ces atolls sont très différents les uns des autres par leur taille, leur forme, leur ouverture sur l’océan, leur population et les activités qui y sont exercées. Son caractère est unique : on y trouve des petits lagons fermés comme ceux de Taiaro et Niau, le premier étant sursalé alors que le second est saumâtre. Et de grands lagons ouverts sur l’océan comme celui de Fakarava, qui possède la plus grande passe de Polynésie française large de 1 600 mètres.
Des formations coralliennes, des herbiers de phanérogames marines, des mares à “kopara ”, des forêts primaires à “puatea” (Pisonia grandis), des cocoteraies, et d’autres formations végétales caractéristiques des atolls de Polynésie française, offrent une grande diversité de paysages.
La faune et la flore sont remarquables, comptant des espèces rares, protégées et endémiques. Citons le martin chasseur ou “koteuteu”  (Todiramphus gambieri niauensis), espèce animale endémique stricte à l’atoll de Niau.
Le patrimoine culturel est également riche, rassemblant de nombreux vestiges archéologiques tels que des marae, des anciennes fosses de culture ou maite, des légendes, etc.
En intégrant un réseau international reconnu, la municipalité et les habitants de la commune de Fakarava souhaitent faire reconnaître l’importance qu’ils attachent à la préservation et la valorisation de leur patrimoine naturel et culturel riche, hérité de leur ancêtre. Ils s’engagent aussi à promouvoir un développement durable des îles, et notamment du tourisme et de l’exploitation des ressources naturelles dont ils dépendent.

Structure de coordination : commune de Fakarava

La gestion de la réserve de biosphère de la commune de Fakarava s’articule autour d’un comité de gestion présidé par le Maire de la commune, d’un conseil scientifique, et de 5 associations basées dans les différents atolls habités en permanence.
Le comité de gestion décide des actions prioritaires à mener au niveau de chaque atoll et prend en compte certaines propositions émanant des populations. Les différentes associations de la Réserve de biosphère y présentent le bilan de leurs actions ainsi que leurs projets. Le comité de gestion se réunit 2 à 3 fois par an, dans des atolls différents, afin notamment de permettre à chacun de ses membres de découvrir la Réserve de biosphère dans son ensemble.

Véritable condensé des Alpes à la Méditerranée, la Réserve de Biosphère du Mont Ventoux s’organise autour du « géant de Provence », caractérisé par un impressionnant télescopage biologique. Les habitats et les espèces d'origine méditerranéenne et alpine s’y juxtaposent, du fait d’un fort gradient d’altitude d’une part et de forts contrastes entre les versants sud et nord d’autre part.

Le Mont Ventoux est une terre de contrastes par son altitude (1909 m) et sa situation géographique intermédiaire entre le monde tempéré et méditerranéen. Ainsi, le massif présente une étonnante diversité de milieux, abritant de nombreuses espèces végétales et animales, dont certaines constituent de vraies raretés.

Structure de coordination : Syndicat Mixte d’Aménagement et d’Equipement du Mont Ventoux

Depuis 1990, le syndicat définit, anime et met en œuvre les actions de la Réserve de Biosphère du Mont Ventoux.

Depuis 1996, un Comité de gestion, regroupant élus, administrations, gestionnaires, usagers de l’espace, associations locales, assiste la structure coordinatrice dans ses choix. Ce Comité a rédigé le plan de gestion de la Réserve de biosphère, définissant les actions à mettre en œuvre pour la protection et la mise en valeur du patrimoine naturel, des sites et des paysages, le soutien au développement économique durable, l’éducation. Enfin, le  Conseil scientifique de la Réserve de biosphère, composé de représentants des sciences de la nature et des sciences de l’homme, accompagne la Réserve de biosphère.

En 1997, le périmètre du Parc naturel régional du Luberon, créé en 1977, a été intégré au réseau des Réserves de biosphère. Il est limité au sud et à l’est par la vallée de la Durance, l’un des cours d’eau les plus importants au sud-est du Rhône, qui ménage des zones humides de très grand intérêt. Ce territoire est composé de plaines et de collines méditerranéennes irriguées par plusieurs cours d’eau au régime torrentiel irrégulier (Calavon, Largue, Lauzon notamment). Les chaînons montagneux de Provence d’orientation est-ouest que sont le massif du Luberon (1 125 m) et les Monts de Vaucluse (1 256 m) le dominent et reçoivent des influences alpines sensibles.

Habité  depuis très longtemps, cet espace est connu pour l’intérêt de son patrimoine biologique et géologique. L’histoire humaine y est particulièrement riche et a laissé de nombreuses traces : un patrimoine bâti de grande qualité (villages, châteaux et édifices religieux, patrimoine industriel, patrimoine vernaculaire, etc.), mais aussi des pratiques et des savoir-faire encore vivants, en particulier en relation avec une agriculture variée (viticulture, arboriculture, céréaliculture, maraîchage, plantes à parfum, élevage, notamment ovin).

Depuis plusieurs années, des relations se sont développées entre les acteurs de ce territoire et ceux, au nord-est, du versant sud de la Montagne de Lure (1 826 m), espace en continuité présentant bien des caractéristiques communes et en particulier un fort intérêt biologique et culturel. En 2009, à l’occasion de l’examen périodique de la Réserve de biosphère du Luberon, il est apparu que les collaborations pouvaient s'amplifier et se diversifier dans le cadre d’une Réserve de biosphère élargie, démarche qui a été approuvée par l’UNESCO en juin 2010.

Structure de coordination : le Parc naturel régional du Luberon

La Réserve de biosphère comprend le territoire du Parc naturel régional du Luberon ainsi que les communes des cantons de Banon et Saint-Etienne-les Orgues (versant sud de la Montagne de Lure), représentées par leurs intercommunalités, plus le lit de la Durance en rive gauche, espace géré par le Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD).
Un « comité opérationnel » est en cours de mise en place, il devra assurer la coordination entre ces différentes entités territoriales et les acteurs du territoire.

Depuis toujours, les femmes et les hommes de ce territoire ont vécu des mêmes ressources, tirant de la nature nourricière de quoi vivre et survivre, mobilisant ses ressources et ses forces pour asseoir leurs industries, imaginant les savoir-faire, les traditions et les légendes pour mieux vivre ensemble et en symbiose avec leur terroir.

Mais, ici, le mot frontière n’est pas vain. Le territoire de la Réserve de biosphère Vosges du Nord-Pfälzerwald n'est pas seulement riche de son homogénéité géologique et patrimoniale. Ses richesses viennent aussi de la rencontre des influences de l’océan et du continent, dessinant un territoire frontière de deux influences climatiques, dont les milieux et les espèces, parmi les plus remarquables d’Europe, trouvent ici leurs limites de répartition.
Ici plus qu’ailleurs, l’histoire des hommes a imposé ses cassures. Des hordes celtes aux légions romaines, des seigneurs médiévaux aux empereurs modernes, tous les conquérants se sont disputés et partagés cette terre, entre Rhin et Moselle. Les grandes tragédies européennes se sont écrites ici jusqu'à la seconde guerre mondiale, la plus meurtrière.

L’idée européenne s’est construite sur ces ruines et ces cauchemars. Comment surmonter les frontières sans faire la guerre ?  Il ne suffit pas de tourner la page des souvenirs. Il faut aussi construire un avenir, en reconnaissant et privilégiant ce qui nous unit : des paysages identiques, des ressources patrimoniales communes, des langues, des cultures et des traditions proches, une même vision des enjeux du futur.

Tout cela fonde la Réserve de biosphère Vosges du Nord-Pfälzerwald, contribution modeste et précieuse au grand dessein de l’Europe et à l’effacement d’une frontière artificielle au bénéfice d’une nature retrouvée.
Des deux côtés de la frontière, c’est bien le même grès, les mêmes ruisseaux, la même forêt, abritant des milieux naturels similaires et des espèces animales et végétales identiques.

La Réserve de biosphère Vosges du Nord-Pfälzerwald a été reconnue en décembre 1998 par l’UNESCO, en application de son programme l'Homme et la biosphère . Elle est issue de la fusion de deux réserves de biosphère nationales et limitrophes, celle des Vosges du Nord créée en 1988 et celle du Pfälzerwald reconnue en 1992.

Structures de coordination : le Parc naturel régional des Vosges du Nord (France) et  Natürpark Pfälzerwald (Allemagne)

La réserve de biosphère “Vosges du Nord-Pfälzerwald” n’est pas encore gérée par une structure autonome juridiquement et financièrement. Sur la base d’un protocole d’accord, établi en 1996 et régulièrement révisé, la réserve est administrée par un Comité de coordination, qui réunit :

  • des représentants des deux anciennes Réserves de biosphère nationales, le syndicat de coopération pour le Parc naturel régional des Vosges du Nord (SYCOPARC) côté français, et le Naturpark Pfälzerwald côté allemand,
  • des représentants de leurs partenaires et financeurs les plus importants.

La gouvernance est alternée : le Comité de coordination est présidé par par le président du Sycoparc ou celui du Naturpark Pfälzerwald eV, par alternance tous les deux ans.

Ce Comité prend les décisions concernant les politiques et les actions à mettre en œuvre à l’échelle de la Réserve.  Selon les cas, celles-ci sont concrétisées par l’une ou l’autre structure porteuse ou par des structures tierces.

A son initiative, un groupe de travail thématique transfrontalier a été créé sur la biodiversité.  Les deux parcs, en lien avec les conseils scientifiques français et allemand de la Réserve de biosphère, éditent ensemble des annales scientifiques franco-allemandes.

Le fonctionnement de la Réserve de biosphère est assuré par le SYCOPARC et le Naturpark Pfälzerwald. Elle ne dispose pas de personnel propre. Ses actions et projets sont financés par les partenaires financiers des deux structures porteuses nationales, ainsi que par l’Union européenne, notamment dans le cadre de ses programmes Interreg.

La Réserve de biosphère de la vallée du Fango englobe le bassin versant du Fango, torrent de montagne se jetant dans le golfe de Galeria en Corse. Elle s'étend de la mer Méditerranée jusqu'à une altitude de 2 556 mètres, offrant tous les étages intermédiaires d’une vallée méditerranéenne.

Dans un cadre grandiose s'écoule le torrent du Fango réputé pour ses eaux limpides, d'excellente qualité chimique, pauvres en sels minéraux, et pour ses truites endémiques. Les paysages escarpés de la haute vallée sont le domaine du mouflon de Corse, du gypaète barbu et de l'aigle royal. La yeuseraie du Fango est une futaie remarquable, considérée comme une des plus anciennes du bassin méditerranéen. L'embouchure du Fango est une mosaïque de milieux riche biologiquement: avifaune, amphibiens, reptiles...

Structure de coordination : Parc Naturel Régional de Corse (PNRC)

Le territoire de la Réserve constitue l’un des 11 secteurs opérationnels du PNRC.
Le Comité de gestion, qui coordonne les acteurs locaux, et le Conseil scientifique sont en lien pour impulser la mise en œuvre d'un volet recherche appliquée à la gestion des milieux et des ressources locales ou en relation avec le développement durable.
Le Comité de gestion, présidé par le PNRC, inclut les représentants des 3 communes, ainsi que les principaux organismes, administrations, associations, socioprofessionnels intervenant dans la vallée. Le Guide d’aide à la gestion de la réserve a été élaboré à partir des propositions de 4 groupes de travail aujourd’hui pérennisés : Eau / Forêts-Incendies / Agropastoralisme-foncier / Tourisme-patrimoine.

Entre le fleuve Rhône et la mer Méditerranée, la Réserve de biosphère de Camargue couvre l'ensemble du delta biogéographique du Rhône, depuis sa révision effectuée en 2006. Zone naturelle immense, elle se situe entre deux régions très densément peuplées aux portes des agglomérations de Montpellier, Nîmes, Arles et Marseille et du site industriel de Fos-sur-Mer.
Paysage essentiellement horizontal, la Camargue présente pourtant de nombreux bombements sources de diversité : bourrelets alluviaux des bras anciens et actuels du Rhône et cordons dunaires élaborés par les courants marins et les rivages historiques de la Méditerranée. Entre ces replis encore en partie boisés, dans les dépressions, se répartissent des terres basses occupées par les lagunes bordées de steppes salées, les marais à roselières en partie exploités pour la coupe du roseau et les étangs - dont le plus grand, le Vaccarès, occupe 6 500 hectares .
La teneur en sel du sol et des eaux, les fortes variations des conditions d'inondations et les caprices du climat méditerranéen conditionnent la richesse biologique du delta du Rhône.
Les paysages agricoles de la Camargue sont composés de prairies humides et sansouïres dédiées à l’élevage des taureaux et chevaux, d’anciens marais convertis en rizières, de lagunes aménagées pour l’exploitation du sel et de cultures maraichères et viticulture sur les cordons dunaires. Le maillage hydraulique nécessaire à cette agriculture est omniprésent. Il conditionne la gestion de ces zones agricoles et de manière indirecte celle des milieux naturels adjacents.


Structure de coordination : Parc Naturel Régional de Camargue (PNRC) et Syndicat Mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise (SMCG)


De nombreux gestionnaires, usagers, organismes de recherche, administrations interviennent à différents titres sur l’ensemble de la Camargue. La Réserve de biosphère constitue un cadre pour des actions concertées à l’échelle du delta entier. Le Comité de gestion et le Comité technique (composés des partenaires et acteurs du territoire) ainsi que le Conseil scientifique (impliquant les chercheurs de la zone) en sont les instances.

Située à 60 kilomètres au sud de Paris, la Réserve de biosphère comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La forêt et le patrimoine culturel remarquable de la région, dont le Château de Fontainebleau, patrimoine mondial de l’Unesco, attirent chaque année des millions de visiteurs.

Le territoire recèle une grande biodiversité (environ 5 000 espèces végétales et 6 600 espèces animales connues) et des habitats diversifiés : landes humides, prairies calcaires, forêts de ravins, tourbières, boisements anciens et hêtraies, platières de grès typiques... liés à la diversité des sols et à la situation géographique du territoire et ses diverses influences climatiques.

Les paysages ont été façonnés par les activités humaines, comme la sylviculture, l’agriculture et l’extraction de ressources minérales. D’autres activités, comme le tourisme, les sports de nature, la chasse et la pêche font de cette Réserve de biosphère un lieu d’échanges intenses entre les hommes et la nature.

Structure de coordination : Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais

Animée par un coordinateur, l’Association est administrée par un Conseil d'administration qui réunit les parties prenantes volontaires du territoire. Un Conseil scientifique lui apporte son expertise et un Conseil Education, unique parmi les Réserves de biosphère françaises, coordonne les actions pédagogiques et de sciences participatives.

Située au sud du Massif central, la Réserve de biosphère englobe des paysages majestueux aussi contrastés que les Causses calcaires, les massifs granitiques de l'Aigoual et du mont Lozère et les montagnes schisteuses des Cévennes. Ces entités trouvent leur origine dans la diversité géologique, topographique et climatique, mais aussi dans les activités humaines, notamment agropastorales, qui s’exercent sur ce territoire depuis des siècles.
La biodiversité de la Réserve de biosphère, riche mais fragile, repose sur une activité humaine diversifiée et de faible intensité, qui favorise le maintien ou la restauration des milieux ouverts, contribue à la préservation d’espèces rares ou protégées, végétales et animales.
C’est la reconnaissance de ce rôle des activités humaines qui a valu sa demande de désignation en réserve de biosphère en 1985.
 

Structure de coordination : Parc national des Cévennes.

Le Parc National et la Réserve de biosphère partagent un territoire identique et une gestion qui prend en considération les objectifs complémentaires des deux réseaux.
Le conseil d’administration du Parc décide des grandes orientations pour l’établissement – budget, organisation - et pour le territoire - attribution d’aides financières ou techniques, opportunité de partenariats, élaboration des documents d’orientation et de planification.
Il conduit notamment l’élaboration de la charte du Parc, en valide les grandes étapes et en adopte le projet. Il s’appuie pour cela sur le travail de ses commissions thématiques, des élus, du conseil scientifique et des équipes du Parc national.
La charte, actuellement en cours de création, sera le document de gestion commun du Parc national et de la Réserve de biosphère.

Nombre de communes33211, comprenant 3 communes associées349024812615217
Nombre d'habitants4001070271 2561575, répartis sur 5 îles45 000175 000337 000267 66576 000 habitants110000 à 220000 (en été)
Superficie    26 825 ha20 600 ha247 968 ha2682 km² ainsi que la zone océanique inter-îles90 000 ha230 000 ha310 300150 544 ha372 000 ha193000 ha
RégionsCorseBretagneGuadeloupeOcéanieProvence Alpes Côte d’AzurProvence-Alpes-Côte d’AzurAlsace-Lorraine, Rhénanie-PalatinatIle de FranceLanguedoc-Roussillon, Rhône-AlpesProvence Alpes Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon
DépartementsHaute CorseFinistère (29)Guadeloupe (971)Polynésie françaiseVaucluse (84)Alpes de Haute-Provence (04), Bouches-du-Rhône (13), Var (83), Vaucluse (84)Bas-Rhin/Moselle Bad Dürkheim Kaiserslautern Kreise Südwestplalz und Südliche WeinstrasseSeine et Marne (91), Essonne (77)Ardèche (07), Gard (30), Lozère (48)Bouches du Rhône, Gard
Date de création197719881992, en révision1977, étendue en 200619901997, extension à la montagne de Lure en 201019981998, renouvellement en 201019851977, révisée et élargie au Gard en 2006

Territoire

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carte du territoire

L'activité humaine est très discrète avec 400 habitants répartis dans différents hameaux des communes de Galeria, Manso et Calenzana. L'économie repose essentiellement sur l’élevage, les produits du terroir et un tourisme estival concentré sur le littoral et les rives du Fango. La maîtrise de la fréquentation touristique est un des enjeux majeurs avec la nécessité d’étaler la saison en diversifiant les produits touristiques et de gérer l’impact des visiteurs sur les milieux les plus fréquentés comme les aires de baignades du Fango et son embouchure.

La Réserve de biosphère est le siège d’activités de recherche et de surveillance continue, surtout liées à son patrimoine naturel  et culturel : programme sur la régénération des forêts de chêne vert, inventaires du patrimoine archéologique, étude sur la gestion de la ressource en eau, suivi scientifique des apports atmosphériques de matière, notamment de polluants à longue distance, recherches à long terme sur des populations d’oiseaux. La Réserve est également en pointe pour les améliorations agro-pastorales et l’éducation à l’environnement.

La biodiversité des îles de Ouessant et Molène est riche et originale. L’intérêt de certains habitats côtiers est reconnu par l’Union européenne et des espèces à forte valeur patrimoniale sont présentes sur les îles : busard des roseaux, fauvette pitchou, crave à bec rouge, isoète épineux et ophioglosse du Portugal. Les îlots constituent une halte et un lieu de nidification pour les oiseaux marins (océanite tempête). L’estran abrite une grande diversité d'espèces algales et benthiques. Une colonie de phoques gris et un groupe sédentaire de grands dauphins ont élu domicile dans l’archipel de Molène.

Le défi actuel est de concilier le développement des activités humaines sur les grandes îles et sur la mer avec le maintien de l’équilibre des différents écosystèmes de la Réserve de biosphère.

A Ouessant, les activités rurales de culture sur petites parcelles et d’élevage, ont presque disparu. L’enjeu est d’en préserver les paysages caractéristiques : landes quadrillées de murets de pierres sèches pour protéger les cultures des assauts du vent, des embruns et du bétail, laissé en libre pâturage sur les côtes pendant les mois d’hiver, avec de petits abris en pierres.
A Molène, l’activité ancestrale de pêche professionnelle subsiste modestement.

L’exploitation traditionnelle des algues dans l’archipel de Molène s’est modernisée et constitue le plus grand champ d’algues d’Europe exploité pour sa matière première nutritive et cosmétique.

La principale activité économique de la population îlienne est aujourd’hui devenue le tourisme, qui amène une croissance importante de la population îlienne à la belle saison, avec les impacts induits pour l’environnement.

Avec une densité moyenne supérieure à 200 habitants par km2, la Réserve de biosphère de l'archipel de Guadeloupe présente une forte population à proximité des grands espaces naturels.

Fréquentées par les randonneurs, les forêts tropicales de Basse-Terre abritent une très grande diversité d’espèces d’arbres et arbustes, de fourrés arbustifs d'altitude, de «savanes et tourbières » altimontaines. En plus des pressions touristiques, la forêt qui dominait le territoire  initialement a fait l'objet de pressions agricoles et urbaines. Par la reconnaissance de ces espaces protégés riches d'une grande biodiversité, le Parc national de la Guadeloupe, créé en 1989, et la Réserve de biosphère, depuis 1992, mettent en place des actions permettant  une fréquentation  respectueuse des richesses et de la fragilité de ces espaces.

Le littoral du Grand-Cul-de-Sac Marin et les ilets protégés sont très prisés par les touristes et la population qui y pratique de nombreuses activités, nautiques notamment. Tout comme les espaces forestiers, les côtes n'ont pas été épargnées par la forte pression anthropique engendrant une urbanisation du milieu et une fragmentation du littoral. Le changement climatique joue également un rôle dans la dégradation et l'érosion de ce milieu.

L'enjeu de l'aménagement du territoire est de concilier la protection de ces nombreux espaces protégés avec  le développement social, économique et culturel de l'île.
La Réserve de biosphère et le Parc national de la Guadeloupe œuvrent avec de nombreux acteurs, les collectivités, le Conservatoire du littoral ou l'Office national des forêts, afin de mettre en place des actions répondant à cet enjeu.

La Réserve de biosphère de la commune de Fakarava est caractérisée par la diversité géomorphologique des 7 atolls qui la composent, et qui s’étendent sur une surface totale de 2 682 km², dont 89% est représentée par les lagons. Le territoire est accessible dans son intégralité par voie maritime et seuls les atolls de Aratika, Fakarava, Kauehi et Niau sont desservis par voie aérienne.

Les 1 575 habitants sont inégalement répartis. Ils se concentrent généralement au niveau des villages et l’atoll de Fakarava, le plus développé, héberge à lui seul plus de la moitié de la population totale. Deux des atolls (Taiaro et Toau) n'ont pas de population permanente.

Fakarava vit principalement aujourd’hui du tourisme très orienté vers la pratique de la plongée sous marine, de la pêche, de la coprahculture et de l’artisanat à base de produits naturels (coquillages, tissus végétaux, etc.). La perliculture subissant de plein fouet une crise importante et la majorité des fermes perlières ayant fermé, une partie de la population a repris d’autres activités.

La situation de grande dépendance de cette population vis-à-vis du milieu naturel et des ressources qui y sont associées nécessite de mettre en place des mesures de gestion ciblées et adaptées, et cadre parfaitement avec les objectifs du programme MAB.

Le territoire est nettement modelé par la main de l’homme, comme en témoignent les vastes travaux de reboisement du massif lancés à la fin du XIXème siècle. Son piémont a un caractère rural résolu, tourné vers l'agriculture de vignes, plantes à parfum, fruits… le tourisme et le secteur tertiaire. L'avenir de l'économie agricole reste néanmoins incertain (crise viticole, dépérissement de la lavande, concurrence internationale, ...). L'enjeu de l'agriculture est aujourd'hui de développer pour chaque filière, la mise en relation d’une production de terroir, d'une qualité de produit (qualités gustatives et « effets sur la santé ») et d'une relation forte avec le paysage et le respect de l'environnement.

Enfin, préservé du « tourisme de masse », la Réserve de biosphère du Mont Ventoux est orientée vers un tourisme de découverte, respectueux de l'espace et de ses habitants. Le développement de ce secteur s'appuie sur la ressource naturelle (activités physiques de pleine nature), renforcé par l'image d'excellence de la destination cyclotouristique.

Le caractère remarquable  des espèces et des milieux naturels qui composent le territoire de la Réserve de Biosphère a permis de proposer leur intégration au réseau Natura 2000.
D’une superficie totale de plus de 4 000 ha, les principaux objectifs de conservation des sites Natura 2000 concernent la préservation des milieux ouverts, l’accompagnement de la dynamique forestière dans les zones d’interventions sylvicoles, la conservation des milieux forestiers subnaturels, la compatibilité des activités récréatives avec la conservation des habitats et des espèces ainsi que l’amélioration de l’accueil et de la sensibilisation du public.

Différentes actions sont alors mises en œuvre afin de répondre aux enjeux écologiques des sites :

  • réouverture de milieux par débroussaillage, broyage, brulage dirigé ou coupe d’arbres
  • entretien de milieux ouverts par du pastoralisme
  • création d’îlots de vieillissement et/ou de sénescence
  • suivis d’habitats et d’espèces
  • aménagements liés à la pratique des sports de nature et la préservation d’espèces patrimoniales
  • conservation d’un réseau de gîtes pour les chauves-souris
  • actions de sensibilisation et de communication

Des portes de la Basse-Provence méditerranéenne aux confins des Préalpes, ce vaste ensemble compose des paysages très variés dont la qualité génère une fréquentation touristique importante. Parmi les ressources essentielles, figurent les sols agricoles, et les paysages. La question de la préservation des terres, et donc de la maîtrise de l’extension urbaine apparaît comme l’une des priorités face à des dynamiques d’augmentation du prix du foncier, d’urbanisation des terres agricoles, d’augmentation de la population et d’extension des zones urbaines.

La nécessité d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’agriculture locale, alors que se développe une prise de conscience collective des menaces qui pèsent sur les écosystèmes, impose que soit favorisée une agriculture locale soucieuse de l’environnement.

Le principal risque est la banalisation des milieux et ses effets sur la qualité du cadre de vie. L’eau, élément essentiel, le maintien de la diversité et de la qualité des milieux naturels représentent des enjeux de première importance.
La prise en compte de ces différents enjeux relève de la question de société qui doit être prise en charge collectivement par une adaptation des comportements individuels. La Réserve de biosphère doit être l’espace privilégié pour que chacun tente d’améliorer les conditions du « vivre ensemble ».

Si l’augmentation de la population apparaît comme une dynamique importante, il faut signaler son vieillissement, les variations à la baisse de l’emploi, l’augmentation de la pauvreté, des infrastructures de transport collectif peu efficaces et plus globalement des services publics en retrait. Tout ceci concerne de façon évidente la capacité du territoire à offrir à ses habitants des conditions de vie acceptables en termes d’emploi et de revenus, de logement et de services. Laboratoire du développement durable, la Réserve de biosphère doit se saisir de ces problématiques pour expérimenter des solutions en lien avec les attentes de la société.

Le paysage principal de la Réserve de biosphère est constitué par la forêt tempérée qui couvre près des trois quarts du territoire, constituant la plus vaste entité forestière d'Europe occidentale non fragmentée, de part et d’autre de la frontière franco-allemande. Les essences principales sont le hêtre, le pin sylvestre et le chêne.
Des étangs, des rochers et des falaises, des ruisseaux et leurs friches humides attenantes constituent quelques ruptures dans ce vaste paysage forestier. Des vergers traditionnels et des vignes sont situés à proximité des villages.

Face à cette prépondérance naturelle, la portion urbanisée du territoire est très faible. Ces conditions ont favorisé en partie la conservation d'un patrimoine naturel riche et diversifié. Le patrimoine culturel n'est pas en reste, avec notamment plus de 95 châteaux-forts.

Les activités économiques de la Réserve de biosphère restent fortement liées aux ressources naturelles du territoire.

Ainsi, l’exploitation du bois reste importante. Le grès est exploité dans une dizaine de carrières familiales. Les conditions de pente, de sol et d’ensoleillement ont permis l’exploitation de vergers et de vignes, sur le piémont de la réserve.
La forêt, l’eau, le sable ont favorisé l’émergence d’activités plus industrielles, telle que le verre et le cristal (Lalique, Saint-Louis) ou la métallurgie.
Dans ce territoire finalement plus industriel qu’agricole, l’ouvrier a longtemps été aussi paysan, fauchant l’herbe rare des fonds de vallée, cueillant pommes et poires, ramassant châtaignes et champignons.
A côté de ces activités à dimension patrimoniale, quelques industries plus spécifiques ont fleuri, telle l’industrie de la chaussure à Pirmasens, toutes étant confrontées aux grands défis de l’économie mondiale.

Le caractère patrimonial de la forêt de Fontainebleau s'est forgé au fil d'une histoire riche en usages et en traditions, au gré d'une forte pression humaine : gestion forestière, extraction de sables et de grès, chasses royales puis modernes, retraites artistiques, activités pastorales, puis développement d’un tourisme familial et sportif. La forêt enregistrerait aujourd'hui près de 17 millions de visites par an.

88% du territoire de la Réserve de biosphère est rural, dont 45% sont des espaces boisés. Cependant, la Réserve de biosphère connaît une urbanisation et des activités humaines importantes le long des vallées (Seine, Essonne et Loing) et des axes de communication qui se sont fortement développés (autoroute A6, RER D…) du fait de la proximité avec la capitale. Les espaces naturels et les tarifs encore peu élevés du foncier en font un territoire attractif et la population augmente sensiblement, tout comme la fréquentation touristique.

Située sur un axe routier majeur pour le transport européen de marchandises, la région est également la source d’approvisionnement en eau potable de la capitale, avec l'aqueduc de la Vanne qui transporte l'eau puisée en amont du bassin versant.

Différents types d espaces naturels protégés classés forment la zone centrale de la Réserve de biosphère, représentant 22,7% de son territoire. Ces zones centrales accueillent selon les endroits les activités de chasse, cueillette, exploitation forestière, sports de nature, tourisme, éducation à l’environnement et recherche scientifique. Du fait de son développement historique lié à la chasse des rois de France, la forêt domaniale de Fontainebleau est traversée de plus de 300 km de sentiers balisés, aussi les endroits vierges de toute fréquentation sont-ils relativement rares.

L’histoire pastorale et forestière des Cévennes a amené une richesse exceptionnelle du patrimoine naturel tant au niveau des types d’habitats (environ 200), de la flore (40 % de la flore française), que de la faune (plus de 2 400 espèces). Actuellement, la fermeture des milieux - embroussaillement, friches, landes - s'effectue à un rythme soutenu, évalué à 1 % par an.


Les activités agropastorales, sylvicoles, artisanales et touristiques sont essentielles ; elles dessinent les paysages identitaires des Cévennes et constituent la base du développement économique du territoire. La chasse et la pêche sont également très répandues.


Le patrimoine architectural exceptionnel, qu’il s’agisse de l’habitat ou des petits bâtis annexes, typiques de la civilisation agricole du sud Lozère et des Cévennes gardoises, a été principalement façonné par trois roches : le granite, le schiste et le calcaire. 
Plus de 150 sites et monuments sont inscrits ou classés.


Par ailleurs, 3 000 éléments du patrimoine culturel sont répertoriés, quelques centaines sont jugées de grand intérêt. L’archéologie en général et la préhistoire en particulier sont mieux connues sur les plateaux calcaires que dans le reste du territoire.

Les hommes qui ont œuvré en Camargue durant les siècles passés sont parvenus à maintenir une grande diversité spatio-temporelle de milieux naturels cultivés ou aménagés.
L’enjeu est de préserver ces milieux au regard de l’évolution du foncier et de la démographie, des nouvelles pratiques de loisir, de l'avenir de l’élevage extensif, de l'agriculture et saliculture, et du redéploiement des activités industrielles du port de Fos situé à sa toute proximité sud-est.
La préservation des 300 espèces d’oiseaux (75 % des espèces d'oiseaux recensées en France) migrateurs ou semi-sédentaires, dont certaines particulièrement menacées, en dépendent.
Leurs habitats résulteront de l’équilibre entre milieux naturels ou exploités à des fins économiques ou de loisir.
Ainsi la riziculture comme la saliculture conditionnent l’entretien de nombreux canaux, et constituent de manière directe ou indirecte des biotopes importants pour certaines espèces.

Ame culturelle du delta du Rhône, l’élevage extensif des taureaux et chevaux de race Camargue est pratiqué sur les terres humides « hautes » du territoire, en adaptation complète au caractère des milieux « sauvages » de la Camargue. Les milieux pâturés sont le support d’une importante biodiversité nécessitant le maintien d’espaces ouverts.
La pratique de la chasse est une des activités fondatrices de l’identité de ce territoire. Elle maintient le lien entre l’homme et la nature, son amour du marais et sa volonté de préserver et transmettre cette nature. Elle constitue également une ressource économique importante pour le maintien des zones humides dans les grands domaines privés. La pêche comme la sagne (exploitation du roseau) sont également des ressources qui peuvent être exploitées durablement si le milieu naturel reste de qualité.
Au même titre que l’élevage extensif, ces activités à la fois culturelles et économiques sont donc des indicateurs de la bonne santé du delta qu’il convient de maintenir dans un juste équilibre.

Le tourisme de découverte est en plein essor. C’est également un moyen de valoriser les zones humides et donc une alternative à d’autres modes d’exploitation économique moins intéressants d’un point de vu patrimonial. Il s’agit donc d’accompagner ce mouvement afin de conserver la qualité des sites visités au bénéfice des visiteurs, des habitants et de la nature.

Cette volonté de maintenir l’équilibre homme nature se traduit par la mise en place de programmes de contractualisation avec les acteurs économiques du territoire (mesures agri-environnementales et chartes Natura 2000, labels et engagements volontaires) et parallèlement de programmes de conservation sur des espaces naturels protégés (réserve naturelle nationale, régionales ou espaces naturels sensibles départementaux et propriétés du conservatoire du littoral)

Actions  

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Restaurer les milieux emblématiques des îles

Depuis 1998, un programme d’actions de lutte contre l'enfrichement et de restauration des milieux emblématiques est mené depuis 1998 sur les trois îles d'Iroise.

En 2011, pour la première fois a eu lieu à Ouessant un chantier expérimental de défrichement mené collectivement par le Parc naturel régional d’Armorique, la commune, l'association de chasse, l'association des propriétaires de chèvres ("Les Boucs en Train") et une entreprise locale ("Entre terre et pierres"). Différents modes d'entretien sont à l'étude, notamment le pâturage.

Encourager des pratiques touristiques respectueuses de l’environnement

L’archipel de Molène est une zone refuge pour un certain nombre d’espèces et d’habitats d’intérêt patrimonial et a également une forte attractivité pour des publics locaux et touristiques.

La responsabilisation des prestataires touristiques proposant des découvertes commerciales encadrées sur support nautique est une première étape dans la gestion de ces espaces sensibles. Elle est encadrée et concrétisée par la signature d’une charte des bonnes pratiques touristiques. Ce processus doit conduire à la sensibilisation, la formation et la mise en place d’engagements contrôlables ainsi qu’à une meilleure prise en compte environnementale de la part des prestataires.

Encourager une pêche responsable

Permettant une meilleure identification du produit, le label « Ormeaux de Molène » valorise une pêche responsable et encourage l’activité de pêche sur les îles. Il a été mis en place fin 2008 par le Parc naturel marin d’Iroise, en partenariat avec Normapêche, Bretagne Qualité Mer, le comité local des pêches du Nord Finistère et la criée de Brest. En 2009, plus de 2 tonnes d’ « ormeaux de Molène » ont été pêchées dans l’archipel.

Valoriser la production maraîchère

Un partenariat a débuté avec un maraîcher en agriculture biologique pour valoriser sa production de pommes de terre, qui sera inscrit à terme dans le cadre d’une charte d'engagement pour la Réserve de biosphère. Pour conforter l’exploitation, une stratégie foncière est en cours de définition : en effet, la taille extrêmement réduite des parcelles sur les îles (quelques centaines de m²) est une forte contrainte à la mise en valorisation agricole, qui convient d’être traitée en préalable.

Le contrat de rivière

La Réserve de biosphère du Fango est en pointe pour la gestion des ressources en eau et des milieux aquatiques. Le contrat de rivière du Fango, premier contrat de Corse, est actuellement en cours d’élaboration.  Son périmètre correspond à celui de la Réserve. L’objectif est la non dégradation (ou le maintien en bon état écologique) et l’anticipation des problèmes (100% des masses d’eau de surface et souterraines sont en bon état). A cette fin, le Parc régional et les communes élaborent des projets dans les domaines variés : alimentation en eau potable, assainissement, étude et  préservation de la biodiversité…

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Protéger les espèces et les milieux

Le Parc naturel régional de Corse est animateur des DOCOB Natura 2000 « Rivière et vallée du Fangu » et « Haute vallée du Fangu ». Le site « Rivière et vallée du Fangu » englobe une magnifique rivière méditerranéenne et une yeuseraie ancienne formant le cœur de la Réserve de biosphère. De nombreux projets concourent au développement de la microrégion et à la protection des espèces et des milieux : création d’une maison de la nature, sylviculture durable du chêne vert, élimination d’espèces invasives… . La Zone de Protection Spéciale de la haute vallée du Fangu est le domaine du Gypaète barbu, espèce emblématique et protégée faisant l’objet d’un suivi spécifique.

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Aménager l'accès aux sites

De par sa situation géographique (Sud de la Balagne) et la beauté de ses paysages, la Réserve de biosphère du Fango attire chaque année de nombreux touristes, notamment en juillet et en août. Néanmoins, cette fréquentation pose plusieurs problèmes : pollution des milieux naturels et du milieu aquatique, sécurité et risque incendie, …. En 2010, le Parc régional a aménagé une première aire naturelle de stationnement payante. L’objectif est de gérer le stationnement, maîtriser et limiter les flux dans une optique de développement durable du tourisme.

Une gestion concertée

Le Delta du Fango est une zone humide de type forêt alluviale. Elle est caractérisée par une remarquable forêt d’aulnes inondée une grande partie de l’année. Depuis les années 1970, la politique du Département de la Haute-Corse et de la municipalité de Galeria en matière d’acquisition foncière, relayés par le Conservatoire du littoral, s’est traduite par l’achat de 120 hectares de terrains, soit la quasi-totalité du site. Depuis 2006, le Conseil général de Haute-Corse en assure la gestion. Pour cela, il s’appuie sur un plan de gestion en cours de révision. Des acteurs économiques (agriculteur, loueur de kayaks) sont également présents sur ce site et contribuent à sa préservation.

Trame verte et bleue internationale « Vers un réseau écologique transfrontalier »

Le Ministère de l’environnement de Rhénanie-Palatinat et les DREAL Alsace et Lorraine sont prêtes à financer l’élaboration d’un réseau écologique transfrontalier dans la réserve de biosphère Vosges du Nord-Pfälzerwald.

La mission consiste à :

Etablir une carte du réseau écologique de la Réserve de Biosphère transfrontalière, mettant particulièrement en lumière la sous trame forestière.

Etablir les grands enjeux en terme de connectivité et de reconquête commune de biodiversité, et un premier programme de mesures concrètes à mettre en œuvre, en vue éventuellement d’un programme Interreg.

Contenu du Projet

Le groupe de travail de la biodiversité

Les divers aspects de la biodiversité et des habitats Une équipe d'experts français et allemands aborde les divers aspects de la biodiversité et des habitats. En plus de mener des actions concrètes et d'élaborer des projets, le groupe cherche à initier et développer des études scientifiques.    

Présentation du groupe

Comptes rendus des réunions depuis 2005

Les 1ères fiches d'espèces identifiées par le groupe de travail

"Le châtaignier dans la région du Rhin supérieur, une essence rassemblant hommes, cultures et paysages. »

L'institut de recherche forestière de Trippstadt a initié un projet intitulé "Le châtaignier dans la région du Rhin supérieur, une essence rassemblant hommes, cultures et paysages. »

Les objectifs du projet sont la protection du chataigner menacée du cancer de l’écorce ou chancre du châtaignier, cryphonectria parasitica, l’optimisation de la valorisation du bois et l’étude de la signification écologique et culturelle, actuelle et future, du châtaignier pour le paysage rural de la région.Périmètre d'étude : en Rhénanie Palatinat, le secteur du Pfälzerwald, à la frontière française, avec le secteur Sud de la Haardt, et en Bade-Wurttemberg le piémont vers la Forêt Noire, avec un point fort dans le Kreis Ortenau ; en Alsace la partie Nord avec en point fort le piémont est du Massif des Vosges du Nord.

Le projet sur une durée de 3 années, se décompose en trois volets :                                                                                              1- Relevé de l’étendue du chancre du châtaignier et analyse des possibilités de lutte contre cette maladie, par un virus antagoniste.
2- Etablissement d’une typologie des modes d’exploitation sylvicole actuels du châtaignier dans le périmètre du projet sur la base de parcelles d’expérimentation.
3- Quantification par différentes techniques de télédétection et de relevés terrestres et cartographiée.

Parmi les partenaires, se trouve l'Université de géographie de Trèves, avec son Département Observation satellitaire, qui a acquis une grande expérience en matière d'identification d'essence forestière sur la base de prises de vue depuis les satellites. Des coopérations scientifiques avec le Sertit à Strasbourg permettront d'analyser la châtaigneraie en Alsace du Nord et surtout sur le piémont est des Vosges du Nord.

Le Centre régional de la propriété forestière privée (CRPF) accompagnera ces démarches, éditera une série de fiches d’informations bilingues sur le châtaigner en général et sur le traitement des populations atteintes de chancre en matière de sylviculture, de techniques de récolte et de mesures d’hygiène, en diffusant le résultat des études scientifiques.
Un descriptif des types de population des taillis de châtaigniers en Alsace et d’une brochure relative à leur exploitation pour sensibiliser les propriétaires et gestionnaires de châtaigneraie seront édités par le CRPF, débouchant sur un « Manuel des bonnes pratiques » sylvicoles et d’exploitation.

Objectifs :
- accompagner cette étude scientifique lancée par un partenaire allemand, comprenant le territoire des Vosges du Nord, notamment la châtaigneraie sur le piémont Est (place d'observations, partenariats)
- compléter ce dossier par un volet pédagogique en direction des scolaires, des propriétaires de châtaigniers, des transformateurs des fruits (notamment restaurateurs) et du grand public, notamment pour diffuser les résultats de l'étude scientifique
- aborder la valorisation économique du bois et du fruit, en impliquant les professionnels de la filière bois, et en s'inspirant du plan d'actions pour la sauvegarde du verger traditionnel à hautes tiges (atelier de transformation, plantation, choix de variétés locales, …)

"Description :
- sensibilisation, information et mobilisation des intercommunalités, des communes, et par leur biais des propriétaires intéressés, sur le piémont Est du Parc naturel
- création de supports et actions pédagogiques, notamment avec deux expositions thématiques itinérantes transfrontalières, support multimédia type DVD, dossier ou malle documentaires, action concertée, transfrontalière, en direction des enseignants
- organiser avec les propriétaires motivés un atelier mobile ou fixe de transformation (débogueuse, moulin à farine, exploitation de produits dérivés), expérimentation de certaines valorisations, notamment en s'inspirant des pratiques encore existantes dans des PNR du sud de la France (suite à un voyage d'études, par exemple)
- démarchage d'entreprises de la filière bois, notamment avec FIBOIS et le CRPF, pour mieux organiser le marché du châtaignier, développer des utilisations anciennes ou innovantes du bois en extérieur, en charpente, en aménagements intérieurs, en mobilier et décoration"     Voir Concours design

Les annales scientifiques de la Réserve de Biosphère transfrontalière

Les « Annales scientifiques de la Réserve de Biosphère transfrontalière Vosges du Nord-Pfälzerwald » sont publiées par le Syndicat de Coopération pour le Parc naturel régional des Vosges du Nord, en relation avec le Naturpark Pfälzerwald, sous l'égide des deux Conseils Scientifiques.

Elles sont ouvertes à tous les travaux scientifiques relatifs au milieu naturel (flore, faune, écosystèmes, influence de l'homme sur le milieu, etc.) dans le territoire du Parc naturel régional des Vosges du Nord et du Naturpark Pfälzerwald, auxquels ont été attribués en 1989 et en 1993 le label de « Réserve de Biosphère » par l'UNESCO ainsi qu'en 1998, le label de Réserve de Biosphère Transfrontalière Vosges du Nord-Pfälzerwald.

La parution des Annales est en règle générale annuelle. Les articles peuvent être rédigés en français ou en allemand ;
ils doivent être adressés avant le 31 décembre, pour publication dans le numéro de l'année suivante, au Secrétariat de Rédaction des Annales, Parc Naturel Régional des Vosges du Nord, 67290 LA PETITE PIERRE.

Les articles sont examinés par le comité de lecture de la revue, qui peut requérir l'avis de personnes extérieures au comité. Celui-ci décide de l'acceptation ou non des manuscrits et des modifications à y apporter.

VOIR LES ANNALES DE 1991 A 2010

Les vergers traditionnels à haute tige

Découvrez les différentes actions du Parc sur le site "Les rendez vous du verger"

Diverses autres actions

Avant la création de la réserve de biosphère “Vosges du Nord-Pfälzerwald”, les actions de coopération transfrontalières avaient été mises en œuvre par les deux parcs naturels, porteurs respectifs des réserves de biosphère nationales. Elles concernaient principalement le développement des infrastructures transfrontalières de randonnée et de découverte, ainsi que les échanges scolaires.


Dans les années 1990, ces programmes de coopération transfrontalière se sont très fortement intensifiés, sous l’impulsion des programmes européens life et Interreg avec la mise en place des projets suivants :


- l’observation et la connaissance du territoire transfrontalier, avec constitution d’un centre transfrontalier de ressources, porté par un Système d’Information Géographique construit sur des bases communes et alimenté par l’imagerie satellitale (partenariat CNES-DARA) ;


-  le monitoring transfrontalier de la nature, qui comprend le suivi des populations de lynx et de chauves-souris et le suivi de la pollution atmosphérique par les lichens ;


- la promotion du développement économique durable dans les domaines de l’agriculture avec l’organisation de marchés paysans transfrontaliers qui connaissent un franc succès et attirent parfois près de 10 000 personnes et du tourisme avec l’ offre de produits de découverte transfrontalière ;


- l’éducation à l’environnement et à la citoyenneté : catalogue transfrontalier des offres pédagogiques, projet de Cité des arbres, programme “forêt sans frontières” ;


- la communication et l’information : éditions, événementiels, relations-presse site web,…


Au total, entre 1995 et 2008, près de 2 millions d’euros ont été consacrés à l’intensification de la coopération transfrontalière et à l’intégration progressive des politiques publiques de développement durable, au sein de la réserve de biosphère.
Plusieurs actions, initiées à l’aide des crédits européens, ont été pérennisées à travers les seuls moyens nationaux, tels que l’édition périodique des annales scientifiques de la réserve ou bien l’organisation annuelle de quatre à cinq marchés paysans transfrontaliers.

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Plan National d'Actions Vipère d'Orsini

Espèce peu connue, la Vipère d'Orsini est un serpent de petite taille des Préalpes provençales. Menacée d'extinction à l'échelle internationale pour des raisons diverses telles que la raréfaction de son habitat, le développement du tourisme et de l'urbanisation en montagne, ainsi que les actes de destructions volontaires et les prélèvements illégaux, l’espèce a fait l’objet d’un Plan de Restauration. Différents organismes se sont ainsi associés pour mener des actions telles que des suivis et recherches de population, des opérations de restauration d'habitat, des missions de surveillance et de sensibilisation, des conceptions d'outils de communication… en vue de préserver les populations existantes.

Sur le site du Mont Ventoux, le SMAEMV/Réserve de Biosphère était responsable de la concertation et des actions de surveillance et de sensibilisation, en partenariat avec l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

Fort de cette expérience, un Plan National d'Actions (2012-2016) pour la sauvegarde de l'espèce a été élaboré. Ce nouveau plan propose un certain nombre d'actions adaptées à chaque massif. Ainsi, le SMAEMV/Réserve de Biosphère a pour mission de coordonner les actions sur le massif du Ventoux.

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Plan National d'Actions Chevêche d'Athéna

Encore commune en France il y a 60 ans, la Chouette Chevêche (Athena noctua) est un petit rapace nocturne qui connaît malheureusement un déclin de ses effectifs en France de l’ordre de 20% à 50% depuis une trentaine d’années en raison d’une raréfaction des cavités (vieux arbres fruitiers, cabanons,…) qui lui sont nécessaires pour se reproduire. Dans le cadre du Plan National d'Actions, un recensement des mâles chanteurs de chevêche mené en 2010 dans le Vaucluse a permis d’identifier certaines communes du mont Ventoux comme les principaux bastions de l’espèce, dont la commune de Mazan marquée par une forte densité de cabanons et de vieux arbres creux (cerisiers, amandiers).

Au cours du printemps/été 2011, en collaboration avec la  LPO Paca, une première phase de travail va permettre de réaliser un diagnostic communal des sites de nidification de Chouette chevêche et de sensibiliser les habitants de la commune aux enjeux de conservation de la Chevêche. A terme, il s’agit de mener des actions similaires sur l’ensemble des communes susceptibles d’accueillir la Chouette chevêche et d’assurer sa conservation sur du long terme par le maintien d’une agriculture locale.

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Le programme pédagogique "Ecocitoyenneté et Solidarité à l’Ecole"

En collaboration avec de multiples partenaires locaux en Education au Développement  Durable (EDD), la Réserve de Biosphère portée par le SMAEMV a impulsé, à l’attention des écoles des 34 communes de son périmètre, un programme pédagogique intitulé « Écocitoyenneté et solidarité à l’école ». Elle propose ainsi aux enseignants un cadre et des outils pour sensibiliser et former les élèves aux grandes questions écologiques de ce siècle.

Ce programme pédagogique permet ainsi d'aborder l’EDD sous un angle interactif, ludique et dynamique, de traiter de sujets complexes avec des personnes qualifiées et de bénéficier de sources d'information complémentaires et actualisées.  1 400 élèves bénéficient ainsi chaque année de ce dernier.

En fin de chaque année scolaire, un appel à projet est lancé à l’intention du corps enseignants des cycles 1, 2 et 3.  L’examen des projets pédagogiques réceptionnés est réalisé par l’Inspecteur de l’Education nationale missionné en EDD. Suite à cette validation, le SMAEMV prend financièrement en charge les animations des projets pédagogiques retenus, les transports, frais d’hébergement ou de matériel pédagogique restant à la charge de l’école.

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La Charte d'engagement des Entreprises

La désignation du Mont Ventoux par l'UNESCO en tant que Réserve de biosphère constitue une reconnaissance internationale singulière. Afin que celle-ci puisse bénéficier directement aux habitants, il convient d'imaginer un outil par lequel un individu, une association, une entreprise ou une collectivité s'engagerait volontairement à reconnaître des valeurs et/ou à initier des actions en faveur de cette espace unique. En retour, le respect de tels engagements lui permettrait de bénéficier de la renommée d'une telle Réserve en mettant en valeur l'étroit partenariat et le capital confiance établi entre eux.

Pour rappel, l'objectif d'une Réserve de Biosphère est d'étudier les liens particuliers qui uniss(ai)ent les Hommes et la Nature tout en favorisant une certaine exploitation des ressources naturelles dans un esprit de respect et de reproductibilité. C'est dans cet esprit et avec ces valeurs identitaires caractéristiques, que la Réserve de Biosphère du Mont Ventoux, en partenariat avec le Comité MAB France, initie une démarche innovante de construction d'une charte d'engagement. Cette charte sur le Mont Ventoux sera la première de ce type en France.

Cette démarche a ainsi pour ambition de rassembler les partenaires engagés dans une logique de développement local durable au sein d'un réseau local, autour d'une identité commune et dans une optique de valorisation. Ce dispositif sera ainsi façonné avec des habitants et acteurs socio-économiques du Mont Ventoux.

Compte tenu des moyens humains et financiers disponibles, de l’étendue de la Réserve et de l’état des connaissances sur les écosystèmes qui la composent, le nombre des études et des actions qui peuvent être financés sur chacun des atolls est très limité. Pour ces raisons, la priorité est donnée aux études et actions choisies par les populations locales, afin de répondre à leurs besoins et interrogations. Elles sont alors souvent ciblées sur des ressources exploitées, emblématiques et/ou vulnérables.

Inventorier les coquillages

Les inventaires de la faune et de la flore de la Réserve de biosphère sont très incomplets. Or la connaissance de ce patrimoine naturel est importante lorsque l’on a pour objectif de maintenir la biodiversité. Compte tenu de l’utilisation des coquillages dans l’artisanat local et du nombre restreints de recherche sur cette thématique pour l’ensemble de la Polynésie française, la priorité a été donnée à la réalisation d’un inventaire malacologique des atolls de la Réserve. Ce dernier a débuté en 2008 et devrait s’achever fin 2011.

Mettre en place une pêche durable du « kito » sur l’atoll de Raraka

Le mérou camouflage, appelé “kito” (Epinephelus polyphekadion), constitue une source de revenus complémentaire et importante pour les habitants de Raraka. Les poissons sont pêchés à la ligne, durant la saison de reproduction, au niveau de la passe. Or l’activité de pêche durant cette période est connue pour menacer les populations. La mise en place d’un programme s’est alors avérée nécessaire afin de connaître l’état du stock et la pression de pêche. Il a pour objectif d’aider la population locale à prendre des mesures de gestion adaptées et de mettre en place un suivi.

Inventorier et valoriser des sites culturels et naturels remarquables de la Réserve de biosphère

Les îles de la commune de Fakarava comptent de nombreux sites culturels et naturels qui doivent être recensés, nettoyés/entretenus, aménagés et/ou équipés d’une signalétique. Pour valoriser ce patrimoine, faciliter la transmission du savoir et le rendre plus accessible, un programme a été initié sur l’atoll de Niau. Ce dernier comprend notamment le recueil de savoirs auprès des anciens, le traçage de sentiers afin de faciliter l’accès à certains sites ou encore le nettoyage de sites ensevelis sous la végétation.

Régénérer les cocoteraies

Les actions consistent à nettoyer toutes les terres (revendiquées, présumées domaniales et domaniales), les replanter à partir de cocos non hybrides (cocos d’origine) en coordination avec les études menées par le Servide du Développement Durable et en évitant la destruction des îlots de végétation originelle des Tuamotu et des espèces protégées.

Les Trophées de la Réserve de biosphère

Ce concours est destiné à aider des personnes physiques ou morales qui mènent des projets concrets et participatifs mettant l’accent sur les relations entre l’homme et la nature au sein du territoire de la Réserve de biosphère. Une dotation de 1 000 € récompensera les 10 meilleurs projets.

Les projets locaux doivent s’inscrire dans les 5 catégories suivantes, correspondant aux enjeux prioritaires pour le territoire Luberon-Lure :

  • maintenir la diversité et la qualité des milieux naturels ;
  • développer l’écocitoyenneté ;
  • préserver les zones agricoles de la pression urbaine ;
  • favoriser une agriculture locale soucieuse de l’environnement ;
  • vivre et travailler dans la Réserve de biosphère (l’emploi, la qualité de vie, les services publics).

 

Les projets présentés doivent constituer des actions concrètes et participatives mettant l’accent sur les interactions entre l’homme et la nature dans le cadre des enjeux ci-dessus.

Les Trophées de la Réserve de biosphère sont ouverts uniquement aux personnes et organisations actives sur le territoire de la Réserve de biosphère Luberon-Lure : collectivités, établissements scolaires, associations, entreprises, particuliers, etc.

La remise des Trophées aura lieu lors de la fête de la biodiversité organisée à Sigonce en septembre 2012. Cette cérémonie sera l'occasion d'une médiatisation des réalisations des participants.

Les participants peuvent demander un dossier d'inscription à : Pierre Frapa ou le télécharger sur le site du Parc (cf ci-dessous). Date limite de dépôt des candidatures : le 15 juin 2012.

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Sciences participatives

Dans le cadre du lancement d’un programme de Sciences participatives, la Réserve de biosphère Luberon-Lure et l’Office de tourisme municipal de Robion ont organisé conjointement d’octobre 2010 à juin 2011 un cursus de formation destinées au grand public sur le patrimoine naturel, sa connaissance, sa préservation, sa gestion, sa valorisation.

Il s’agissait de donner à de futurs « observateurs de la nature » des éléments et des arguments pour participer à différentes actions s’inscrivant en particulier dans le cadre du programme « Vigie nature » initié par le Muséum national d’histoire naturelle. Ces actions devraient se développer à partir de l’automne 2011 avec la collaboration des associations naturalistes locales et régionales volontaires.

De la ferme à ta cantine

En collaboration avec des organisations agricoles locales, il s’agit de développer l’approvisionnement des établissements de restauration collective (et notamment les cantines scolaires) avec des produits locaux de Haute-Provence et du Luberon, éventuellement d’origine agrobiologique. Ce programme comporte différents volets visant à identifier les agriculteurs susceptibles d’approvisionner les établissements, à former le personnel de cuisine et d’intendance à l’utilisation préférentielle des produits frais d’origine locale, à conduire des actions d’animation et d’information à l’intention des enfants et des parents.

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Jardiner sans pesticides, c’est possible

Au niveau régional, de nombreux cours d’eau sont concernés par la présence de produits phytosanitaires. Entre 2004 et 2007, 115 molécules différentes y ont ainsi été identifiées. La réduction de l’utilisation de ces produits est devenue une nécessité de santé publique.

Parmi les utilisateurs potentiels, les particuliers et jardiniers amateurs sont concernés et leurs pratiques doivent évoluer, à l’image des communes qui s’engagent à limiter les traitements chimiques. L’opération « Jardiner au naturel » vise à organiser une campagne de communication autour de la réduction de l’usage des phytosanitaires à destination des particuliers et élaborer une charte d’engagement des distributeurs qui acceptent d’afficher une information adaptée et claire dans les lieux de vente.

Il s’agit de lancer une action de promotion des solutions sans pesticides au jardin en agissant sur l’offre, par les jardineries qui s’engagent à développer leur gamme de produits sans pesticides, et à orienter au maximum les particuliers vers ces solutions et en agissant sur la demande, par une campagne d’information et de communication auprès des jardiniers amateurs sur les problèmes posés par les pesticides et sur les solutions plus naturelles au jardin.

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Energie solaire photovoltaïque dans le Luberon

La question énergétique et ses relations avec les problèmes de modifications climatiques font aujourd’hui l’objet d’une large prise de conscience dans le public. Dans ce contexte, les énergies renouvelables, et en particulier l’énergie solaire, bénéficient d’une notoriété importante et d’une image très positive auprès du grand public.

Dans ce contexte, les partenaires de la Réserve de biosphère ne peuvent qu’afficher leur volonté d’accompagner le développement du solaire photovoltaïque sur leur territoire. Si l’on considère que le devoir de ce territoire est de contribuer à la production d’énergie sous forme renouvelable, alors, bien évidemment, il faudra accepter la modification raisonnée des paysages et architectures traditionnelles.

Néanmoins, ce développement ne peut se réaliser sans quelques règles permettant de ne pas sacrifier le patrimoine régional. Les communes adhérentes du Syndicat mixte du Parc ont donc défini en 2007 une charte définissant les conditions d’implantation de et les installations. Parallèlement, un pré-diagnostic et une assistance technique au montage de dossier est proposé aux collectivités et aux projets collectifs.

Plus d'informations :

Le concours MaB

Ce concours de productions audiovisuelles est proposé aux collégiens et lycéens, et s'insère dans les opérations de la « Semaine de la presse à l'école ». Chaque année, les élèves proposent un film de quelques minutes présentant la Réserve de biosphère de l'archipel Guadeloupe autour d'un thème annuel du développement durable. Ces productions sont ensuite diffusées sur les chaînes télévisées et lors du festival du film de l’environnement et du développement durable de Guadeloupe : Le Terra Festival.

La réhabilitation écologique du littoral

A la demande des communes, le Parc national et la Réserve de biosphère  ont initié une  démarche de réhabilitation du littoral en partenariat avec de nombreux acteurs publics ou privés et la participation active de la population. Depuis le début de l'année 2010, cette démarche a démarré sur huit sites. Ces opérations prévoient plusieurs étapes : l'éradication des  décharges sauvages, suivies d'actions de reconstitutions d'écosystèmes . Ces actions concernent des  plantations d'arbres  et dans certains cas, la réappropriation de ces sites par les riverains, avec des aménagements de proximité ou encore la mise en place de jardins créoles. Sur ces sites, des comités de gestion ad hoc seront mis en place afin de maintenir la vocation nouvelle de ces sites une fois réhabilités.

Le Land art

Cet art contemporain qui consiste à utiliser des éléments de la nature pour créer des œuvres éphémères, renforce le lien entre homme et nature. Des ateliers sont proposés aux scolaires par l'association « Atelier du Soleil ».
 

Restaurer les continuités écologiques

La Réserve de biosphère  comprend à la fois de grands espaces agricoles et une dynamique périurbaine importante dans une région de plus de 11 millions d’habitants. Une étude en sociologie et ethnologie rurale est en cours dans l’objectif de prendre en compte l'aspect naturaliste de la fragmentation des milieux naturels, l'aménagement du territoire et la perception de chacun des acteurs : agriculteurs, pêcheurs, naturalistes, randonneurs, associations de riverains, etc.

Sont étudiés :

  • les formes d’organisation de l’espace rural,
  • les usages et changements d’usages des territoires au cours du temps, 
  • la perception que les usagers ont de leurs territoires, de ses paysages et de sa biodiversité., leurs savoirs et normes

 

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Chercher l’apport de la Réserve de biosphère à la vulnérabilité socio-écologique en région périurbaine

Les Réserves de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais et de La Campana-Peñuelas au Chili ont en commun leur situation périurbaine et la pression démographique qui en découle. Un programme de recherche en coopération compare leur dynamique de métropolisation. Il cherche à construire un cadre d’évaluation pour le développement humain dans cette situation. Il considère d’une part que le développement n’est pas l’accumulation de biens matériels, mais l’extension de la liberté de choix des personnes ; d’autre part l’appréhension des services écosystémiques permet d’envisager une définition sociale et locale des enjeux environnementaux.

Le but opérationnel est de développer une méthode d’aide à la gestion des services écosystémiques, basée sur les perceptions sociales et les capacités des acteurs.

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Valoriser la biomasse issue de l’activité équestre locale

Equimeth est un projet territorial de méthanisation visant à valoriser l’important gisement de biomasse issue de l’activité équestre du territoire : 3 000 chevaux produisent 30 000 tonnes de fumier par an.
Initié par Mines ParisTech et porté par la Réserve de biosphère, en partenariat avec Naskeo environnement, Equimeth propose de mobiliser cette biomasse dans une unité de méthanisation locale pour la production d’énergie renouvelable. L’intégralité du biogaz devrait être injecté dans le réseau de distribution du gaz de ville. Les digestats seront ensuite récupérés par les agriculteurs locaux.

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Eduquer les enfants au développement durable

« Génération biosphère » est un projet inter-établissements scolaires qui vise à développer l’éducation au développement durable. Mis en oeuvre par la Réserve de biosphère avec Mines ParisTech, il a pour objectif de favoriser le travail interdisciplinaire et de motiver les échanges entre établissements de niveaux scolaires différents, particulièrement lorsque le choix des thèmes retenu par les professeurs est similaire. Les travaux menés dans chaque classe visent à susciter un sentiment d’appartenance au territoire et à positionner les élèves comme acteurs de ce dernier.
Chaque année depuis 2005, un groupe d’une quinzaine de professeurs des écoles et du second cycle se rassemblent pour mener avec leur classe des projets qui s’insèrent dans cette démarche. Ils sont tous volontaires et ils constituent aujourd’hui un groupe de travail pilote. La Réserve de biosphère apporte son expertise, assure le suivi global du projet et coordonne la journée de restitution.

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Valoriser le territoire et sensibiliser le grand public

Le Géofestival consiste en une série d’évènements festifs et culturels qui rassemblent les acteurs du territoire (collectivités, acteurs économiques, établissements d’enseignement et associations…). Reliant la géologie, la biodiversité et les activités humaines, il valorise le territoire, son patrimoine naturel, historique et culturel dans ses aspects concrets, quotidiens, imaginaires et vivants.
Intégrant le minéral dans la réflexion sur le devenir de notre environnement, le Géofestival participe à l’éducation et la sensibilisation de tous les publics, résidents du territoire ou de passage pour le découvrir.

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Actions

Assurer le suivi scientifique de la Réserve de biosphère

Le comité scientifique de la Réserve de biosphère propose de rassembler dans un observatoire commun à l’ensemble du delta des paramètres et indicateurs simples et suffisamment pertinents pour mesurer les évolutions de la Camargue à travers différentes thématiques (biodiversité, eau, activités humaines, littoral…). Six ateliers de réflexion ont été créés avec pour chacun un animateur. Ce projet pourrait trouver un financement dans le cadre du volet qualité-ressources-biodiversité du contrat de projet interrégional Plan Rhône.

A noter que de très nombreux organismes scientifiques travaillent sur la Camargue. L’enjeu est ici de rassembler (ou produire) quelques indicateurs de référence à l’échelle de la Réserve de biosphère en lien avec la biodiversité ou révélateurs de son état général.

Présenter la Réserve de biosphère

Mieux c​onnaître la réserve de biosphère de Camargue

Un recueil de 15 cartes commentées, réunies en un petit atlas permet de comprendre l’essentiel de la Réserve de biosphère : zonage, évolution du littoral, inondations, fonctionnement hydraulique, milieux naturels, activités humaines et occupation du sol. Coédité par le PNR de Camargue (PNRC) et le SM Camargue gardoise (SMCG) , il est disponible sur demande pour des actions pédagogiques et en vente dans les sites d’accueil du public.

Camargue vue du Ciel, point de vues sur une réserve de biosphère.

Cette exposition photographique de Jean Roché présente le Delta du Rhône depuis le ciel. Elle accompagne l’ouvrage « Camargue Land’Art ; la Camargue vue du Ciel » (édition Actes sud) présente le territoire à travers ses caractéristiques singulières que sont les rapports entretenus entre l’homme et la nature et les paysages qui en résultent. Itinérante, elle est présentée dans les communes de la réserve de biosphère et au delà.

Sensibiliser le public scolaire et les visiteurs

En partenariat avec la Fédération Française de Course Camarguaise, des animations scolaires sur le thème de la course camarguaise et du rôle des manades dans le maintien de la biodiversité sont proposées aux collégiens de la Réserve de biosphère. De nombreuses autres animations ou visites guidées sont proposées aux scolaires ou au grand public.

Accompagner les projets agri environnementaux

Une part assez conséquente du territoire de la Réserve de biosphère est inscrite au réseau NATURA 2000 des sites européens de grande valeur environnementale. Les structures de coordination de la Réserve de biosphère portent et animent l’élaboration et la mise en œuvre des documents d’objectifs.
Ils accompagnent également les opérations de contractualisation entre les agriculteurs et l’Etat sur la base de cahiers des charges spécifiques. Ainsi, éleveurs, riziculteurs, viticulteurs, exploitants de roselières et de marais salants se sont engagés dans des contrats Natura 2000, des mesures agri environnement et/ ou des chartes.

Soutenir l’agropastoralisme

Les activités agropastorales, en développant le pâturage extensif et en luttant contre l’embroussaillement, contribuent au maintien d’une agriculture dynamique, sans sacrifier la valeur écologique du territoire. Le Parc national – Réserve de biosphère soutient et encourage ces activités.
Sur les sites Natura 2000, il met en œuvre avec les exploitants agricoles volontaires des mesures agri-environnementales territorialisées. Ces contrats portent sur des espèces et des habitats naturels jugés prioritaires et répondent à l’impératif d’empêcher la fermeture des milieux.
L’optimisation de la conduite du pâturage sur les parcours caussenards est expérimentée en lien avec les organismes de recherche sur le domaine de la Fichade (à Cros Garnon), dans le but de concilier les objectifs de production et de conservation des milieux.
Des programmes cofinancés par l’Etat, la région ou l’Europe permettent d’aider les exploitants à effectuer des coupes de pins ou d’autres travaux de gestion conservatoire.

Dans le cadre du soutien à la transhumance, des cabanes pastorales sont restaurées ou construites, des aménagements sont réalisés - clôtures, points d’eau -, des travaux de restauration de drailles et d’abreuvoirs, ou encore de désembroussaillement sont effectués.

Sensibiliser le grand public grâce au Festival nature

Depuis une vingtaine d’années, le Festival nature offre chaque année un ensemble de balades, d’animations variées comme des expositions, ateliers, spectacles…, relatives au patrimoine naturel et culturel. Organisées tout au long de l’année, elles s’adressent aux adultes comme aux enfants, aux habitants du territoire comme aux vacanciers. La programmation est riche et diversifiée
 

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Apprendre aux enfants à observer les effets du climat

Dans le cadre du partenariat Parc national - Education nationale, les écoles volontaires de la Réserve de biosphère sont associées à la collecte de données pour l’observatoire des saisons. Plus de 300 élèves de quinze écoles et un collège, encadrés par leurs enseignants et par neuf gardes-moniteurs du Parc, participent au programme de sciences participatives Phénoclim.
Ouvert à tout public, avec un double objectif scientifique et pédagogique, Phénoclim est un programme de suivi de l’évolution de la végétation en fonction des changements climatiques. Mené par le Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude (Crea), il est basé sur l’observation phénologique des végétaux en zone de montagne. Initié dans les Alpes à l’automne 2004, Phénoclim est mis en œuvre dans le Massif central depuis 2008 à l’initiative du Parc national des Cévennes.
La phénologie consiste à étudier le retour annuel des étapes de croissance et de développement des êtres vivants (la floraison ou la chute des feuilles, l’arrivée des oiseaux migrateurs…). Les événements phénologiques sont des marqueurs du climat mais aussi des éléments clés de l’adaptation des êtres vivants aux variations climatiques.
 

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Sauvegarder les variétés fruitières anciennes

La Réserve de biosphère abrite un riche patrimoine fruitier dont la sauvegarde fait l’objet de nombreuses initiatives locales. Les variétés fruitières dites anciennes présentent en effet une grande diversité pour laquelle elles sont sélectionnées : saisonnalité tantôt précoce tantôt tardive, capacité de conservation, doux ou acidulé, adaptation climatique parfois très localisée, usage en frais ou en cuit…
Aujourd’hui, l’établissement public du Parc contribue à l’émergence d’un projet global de constitution d’un réseau de vergers conservatoires de variétés fruitières locales sur le territoire.

Ce projet repose sur un partenariat avec le centre de pomologie d’Alès, dont l’expertise arboricole est reconnue au niveau national. Il implique également les acteurs locaux intéressés, propriétaires de vergers ou exploitants agricoles. Il s’agit d’identifier et de recenser par vallée ou territoire homogène les variétés fruitières anciennes ; de constituer une base de données cartographique de ce patrimoine ; de mettre en place un réseau de conservateurs de biodiversité fruitière ; de définir des opérations de valorisation, d’échanges, de formation, ou d’éducation à l’environnement…

 

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Cave de Beaumont du ventoux_P.Aguilar - SMAEMVChamps de lavande_P.Aguilar - SMAEMVChamps d'oliviers_P.Aguilar - SMAEMVCombe de Fonfiole_P.Aguilar - SMAEMVFabrication de santons_P.Aguilar - SMAEMVForêt en automne_P.Aguilar - SMAEMV
Forêt en automne_P.Aguilar - SMAEMVGuépiers_P.Aguilar - SMAEMVLe cyclisme, une activité emblématique en Ventoux_P.Aguilar - SMAEMVLe pavot du Groenland, en Provence_P.Aguilar - SMAEMVMarchés traditionnels_P.Aguilar - SMAEMVUne forêt ancienne du flanc nord_P.Aguilar - SMAEMV
Une forêt ancienne du flanc nord_P.Aguilar - SMAEMVVendanges_P.Aguilar - SMAEMVVillage de Brantes_P.Aguilar - SMAEMV
Vue aerienne de la plage de Riciniccia (premier plan) et du village de Galeria (au fond)_N.ROBERT (PNR Corse)Vue du bassin du Marzolinu. Les surfaces agricoles exploitées sont particulièrement visibles_N.ROBERT (PNR Corse)Montée du Col de Caprunale_N.ROBERT (PNR Corse)Mouflons au Col de Caprunale_N.ROBERT (PNR Corse)Embouchure du Fango_N.ROBERT (PNR Corse)Embouchure du Fango et vallée (premier plan), Paglia Orba et Tafunatu (au fond)_N.ROBERT (PNR Corse)
Embouchure du Fango et vallée (premier plan), Paglia Orba et Tafunatu (au fond)_N.ROBERT (PNR Corse)Vue aérienne du bassin du Fango_N.ROBERT (PNR Corse)Départ du sentier de la transhumance dans la Scala di Santa Regina_N.ROBERT (PNR Corse)Tortue cistude d’Europe_N.ROBERT (PNR Corse)Bras mort du Fango_N.ROBERT (PNR Corse)
Chantier expérimental de défrichage à Ouessant_PNR d’ArmoriqueGrands dauphins dans l’archipel de Molène_Parc naturel marin d’IroiseKayak dans l’archipel de Molène_Parc naturel marin d’IroiseLe phare des pierres noires, archipel de Molène_Parc naturel marin d’IroiseLe village de Molène_Parc naturel marin d’IroisePatrimoine vivant : transmission des savoirs faire à l'Ecomusée du Niou_PNR d’Armorique
Patrimoine vivant : transmission des savoirs faire à l'Ecomusée du Niou_PNR d’ArmoriquePhare du Créac'h et moutons d'Ouessant_PNR d’ArmoriqueRestauration du patrimoine emblématique à Molène_PNR d’ArmoriqueRéunion publique sur la Réserve de biosphère d'Iroise_PNR d’ArmoriqueTourisme de découverte_PNR d’ArmoriqueUne algue brune, Himanthalia elongata_Parc naturel marin d’Iroise
Une algue brune, Himanthalia elongata_Parc naturel marin d’Iroise
Appropriation artistique des espaces naturels_Parc national de Guadeloupe La savane aux ananas_Parc national de Guadeloupe Le Grand Cul de Sac Marin_Anne ChopinLe massif montagneux de la Basse-Terre_Fabien SallesObservation des baleines, activité touristique_Parc national de Guadeloupe Une implication écocitoyenne pour résorber les points noirs et réhabiliter le littoral_Parc national de Guadeloupe
Une implication écocitoyenne pour résorber les points noirs et réhabiliter le littoral_Parc national de Guadeloupe une agriculture respectueuse de l'environnement_Parc national de Guadeloupe
Filetage de mérous ou Kito, Epinephelus polyphekadion. Atoll de Raraka._M.TatarataFou à pieds rouges prise sur le motu aux oiseaux de l'atoll de Aratika_M.VerducciKomene , Carangue maquereau Decapturus macarellus_M.VerducciLa sterne fuligineuse ou kaveka, Sterna fuscata. Atoll de Kauehi_M.VerducciMartin chasseur des Gambier ou koteuteu, Todiramphus gambieri niauensis. Atoll de Niau_L.TringaliPiu’u  Fragum sp. Les piu’u sont des coquillages principalement utilisés pour décorer les tombes à la Toussaint et pour la confection de colliers. Non commercialisés,  ils constituent une particularité à Raraka._M.Tatarata
Piu’u  Fragum sp. Les piu’u sont des coquillages principalement utilisés pour décorer les tombes à la Toussaint et pour la confection de colliers. Non commercialisés,  ils constituent une particularité à Raraka._M.TatarataProduits de pêche au filet_M.VerducciRemise des prix d’un concours de dessin pour illustrer un panneau signalétique de la réserve_M.VerducciSéchage du coprah sur l’atoll de Kauehi_M.VerducciTressage de palmes de cocotier ou niau. Atoll de Niau_M.Tatarata
A la découverte de la géologie du Luberon_PNR LuberonAgriculture_PNR LuberonDans la région de Vachères (Alpes de Haute-Provence)_PNR LuberonDans les falaises du Petit Luberon (Vaucluse)_PNR LuberonLe Rocher d’Ongles (rock of nails) and Montagne de Lure, Alpes de Haute Provence_PNR LuberonLes ocres de Roussillon (Vaucluse)_PNR Luberon
Les ocres de Roussillon (Vaucluse)_PNR LuberonLes pelouses sommitales du grand Luberon_PNR LuberonSaint-Symphorien émerge des arbres des Claparèdes (Vaucluse)_PNR LuberonUne Réserve naturelle géologique pour protéger un patrimoine paléontologique remarquable_PNR LuberonVendanges dans le pays d’Aigues (Vaucluse)_PNR LuberonVillage de Dauphin, Alpes de Haute Provence_PNR Luberon
Village de Dauphin, Alpes de Haute Provence_PNR Luberon
Carrière Rothbach_Yvon MeyerEtang tourbière de Waldeck_SYCOPARCLe Drosera intermediaire, une plante insectivore_SYCOPARCMarché paysan transfrontalier de Bitche_SYCOPARCNouveau musée du sabotier_Cr CantinOsmonde royale en bordure de hêtraie acidiphile_SYCOPARC
Osmonde royale en bordure de hêtraie acidiphile_SYCOPARCPineraie sur dalle_SYCOPARCRenoncule et gravier_SYCOPARCRuisseaux forestiers sur grès, des oasis de naturalité_SYCOPARCScierie,  Lembach_Yvon MeyerUne silhouette de grès_SYCOPARC
Une silhouette de grès_SYCOPARCVerger hautes tiges_SYCOPARCLe château de La Petite Pierre et ses remparts_SYCOPARCverger de Zittersheim_SYCOPARC
Animation éducative naturaliste en forêt_RB Fontainebleau et GâtinaisChâteau de Fontainebleau_P.FraileLa Réserve de biosphère est un lieu de promenade très fréquenté des franciliens_RB Fontainebleau et GâtinaisLa forte fréquentation du massif forestier entraîne un processus d’érosion_RB Fontainebleau et GâtinaisL’Union internationale pour la conservation de la nature a été créée en 1948 à Fontainebleau à l’initiative de l’Unesco_RB Fontainebleau et GâtinaisProducteur de cresson_C.Cibien
Producteur de cresson_C.CibienProjet pédagogique Génération Biosphère_RB Fontainebleau et GâtinaisRochers en forêt de Larchant_P.FraileSables en forêt de Larchant_P.FraileTortue de Floride, une espèce introduite_RB Fontainebleau et GâtinaisTradition de chasse à courre dans la forêt de Fontainebleau_RB Fontainebleau et Gâtinais
Tradition de chasse à courre dans la forêt de Fontainebleau_RB Fontainebleau et Gâtinais
La loutre a recolonisé les rivières cévenoles_©Jean-Pierre MalafosseLes vautours fauves réintroduits avec succès dans les gorges de la Jonte_©Bruno DescavesCueillette de la lavande sur le Causse_©Alain LagraveGorges du Tarn_©Alain LagraveLe Merlet, un lieu d’accueil signataire de la charte Cévennes - Ecotourisme_©Philippe GalzinPastoralisme sur le Mont Lozère_©Alain Lagrave
Pastoralisme sur le Mont Lozère_©Alain LagraveRandonnée en Cévennes_©Alain LagraveRucher tronc, ruches traditionnelles_©Alain LagraveTranshumance_©Alain Lagrave
Roselière partiellement exploitée pour la sagne_Syndicat Mixte Camargue GardoisePêcheur sur un étang de Camargue_©Syndicat Mixte Camargue GardoiseTaureau de camargue_Syndicat Mixte Camargue GardoiseAnimation avec les scolaires_Syndicat Mixte Camargue GardoiseCoupe de la sagne_Syndicat Mixte Camargue GardoiseRizière en eau_P.Daniel – PNR Camargue
Rizière en eau_P.Daniel – PNR CamargueCamelle dans les marais salants d’Aigues-Mortes_J.E. Roché - PNR CamargueChevaux de Camargue aux Saintes-Marie-de-la-Mer_OPUS SPECIES – PNR CamargueEnvol de flamants roses_E. Vialet – PNR CamargueMas de Beaujeu en bord du Rhône_J.E. Roché – PNR CamargueMéandre du Rhône aux Saintes-Marie-de-la-Mer_J.E. Roché - PNR Camargue
Méandre du Rhône aux Saintes-Marie-de-la-Mer_J.E. Roché - PNR CamargueSalins vue du ciel_E. Vialet – PNR Camargue