Plusieurs territoires manifestent leur intérêt pour le concept de réserve de biosphère, deux sites transfrontaliers en haute montagne (Queyras -Viso dans les Alpes, et Pyrénées centrales), les hautes vallées de la Loire et de l'Allier et l'île de la Réunion. L'idée d'y créer une réserve de biosphère est plus ou moins avancée suivant les territoires et les possibilités de la concrétiser diverses. Des contacts entre acteurs locaux et comité MAB sont pris. Toutefois, ceci ne préjuge pas de la faisabilité de la réserve, ni de sa date d'accession au réseau mondial.

11 - Queyras - Mont Viso

12 - Mont Perdu (Pyrénées Centrales)

13 - Hautes Vallées de la Loire et de l'Allier

14 - Hauts de la Réunion



Ce projet de réserve de biosphère transfrontalière inclut plusieurs espaces protégés dont le parc naturel régional du Queyras, à l'initiative du projet Côté français, et la région du Mont Viso en Italie. La réserve naturelle nationale en cours de création dans la vallée du Haut Guil pourrait devenir une aire centrale de la future réserve de biosphère. Côté italien, le territoire concerne 4 « parci naturali régionali», deux « reserve naturale speciale » et plusieurs communautés de montagne. Cette région présente une identité culturelle, ancienne république des Escartons, et linguisitique (le Provençal alpin y est parlé), Un programme INTERREG apporte des moyens conséquents à cette entité transfrontalière.


La réserve de biosphère envisagée s'inscrirait dans un espace transfrontalier. En effet, sur le versant sud, Le comité MAB espagnol a engagé avec dynamisme la révision de l'ancienne réserve de biosphère d'Ordesa, créée en 1977. Dans ce cadre, une rencontre des principaux acteurs espagnols et français, dont le MAB France, a été organisée en septembre 2003.

Côté français, le territoire de la réserve de biosphère n'est pas déterminé : en aires centrales, il pourrait comprendre le site du Mont Perdu inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, une partie du Parc National des Pyrénées. Les mécanismes de coordination d'une telle entité sont à créer.


Le chargé du programme "Rivières Vivantes" du WWF France est à initiative de ce projet important pour l'amont du fleuve, rentrant dans le cadre stratégique de mise en place d'un corridor écologique et de la protection de la biodiversité. Ces hautes vallées sont un exceptionnel réservoir de diversité biologique : présence de plusieurs espèces (Saumon atlantique sur les parties hautes de l'Allier, Loutre commune, Sonneur à ventre jaune, Ecrevisse à pattes blanches, Moule perlière, etc) et de milieux (Forêts alluviales, landes à genêts sagitté, etc) de la Directive Habitats. Le territoire est à définir plus précisément : Un premier périmètre (large) pourrait inclure les sources de la Loire (Gerbier de Joncs) et de l'Allier (Moure de la Gardille), éventuellement celles du Lignon (Mont Mézenc). Il s'étendrait au nord sur les gorges de la Loire amont, (Haute Vallée de la Loire), jusqu'à la commune de Brives-Charensac. Pour les gorges de l'Allier, la réserve de biosphère pourrait s'étendre jusqu'à Brioude.

                     

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