Modes de vie durables

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Les Réserves de biosphère recherchent les moyens de faire évoluer nos modes de vie vers plus de sobriété et d’efficacité énergétique, pour limiter les émissions de gaz à effets de serre, en s’appuyant sur les savoirs faire, les ressources et les matériaux locaux… Concilier les enjeux d’aujourd’hui avec des patrimoines naturels et bâtis de grande qualité nécessite créativité, formation, construction de  filières et une participation citoyenne ; des opportunités à la création d’emplois locaux sont ainsi offertes.

Bâtiment : construisons local !

Dans la Reserve de biosphère du Luberon-Lure, Le Parc du Luberon en lien avec différents partenaires (ONF, agriculteurs, artisans, associations), a développé des filières fournissant des matériaux pour la construction ou la rénovation, performants et produits localement.
Des circuits courts, du producteur au consommateur ont été créés, afin de diminuer les coûts de transport et les émissions de gaz à effet de serre, tout en confortant l'économie locale.
Les produits promus sont le cèdre et le cyprès, tous deux d’excellents bois d'œuvre pour le bâtiment, la pierre de taille, pierre massive à utiliser pour mur porteur. La laine de chanvre, cultivée sans pesticides, ni engrais chimiques est un très bon isolant thermique et phonique, n'attirant pas les insectes, n'irritant pas la peau. La brique de terre crue possède également de remarquables qualités d'inertie thermique et d'isolation phonique. Sa fabrication utilise peu d'eau et d'énergie. En Luberon, les briques sont produites et commercialisées par une association d’insertion.
Une filière de pailles de lavande pour l’isolation est en cours de finalisation.

Des réseaux d’artisans formés à l’utilisation de ces matériaux sont identifiés. Des fiches techniques sont également à disposition.
Ces matériaux ont été mis en œuvre dans des bâtiments publics et privés, sans difficultés tant sur le plan règlementaire que de l’assurabilité.
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Eco-rénovation des bâtiments

La Réserve de biosphère Vosges du Nord/Pfälzerwald est forte de la beauté de ses villages, de la qualité de leur architecture.
Le défi est d’améliorer la performance énergétique des bâtiments en veillant à préserver le patrimoine bâti.

Pour cela, un projet transfrontalier permet d’établir et d’animer un réseau d'acteurs sur le thème de l’éco-rénovation. Un guide technique bilingue sur l’innovation en matière d’énergie et la réhabilitation des patrimoines bâtis, rédigé sur la base d'études scientifiques, est en préparation.

Des formations théoriques et des chantiers écoles adaptés à la sauvegarde et la maitrise de l’énergie sont également organisées.

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Un réseau de chaleur pour la ville d'Apt

La Réserve de biosphère de Luberon-Lure a activement soutenu la mise en place d'un réseau de chaleur pour alimenter en eau chaude, par des conduites souterraines, des entreprises, des lotissements et des bâtiments collectifs (maison de retraite, cité scolaire, hôpital) de la ville d'Apt. Les installations pourront ainsi fonctionner onze mois sur douze grâce à la complémentarité des clients.

Le cahier des charges prévoit une production d'énergie comprise entre 35 et 45 GWH dont 60% sous la forme d'un réseau de vapeur. Les énergies biomasses devront couvrir au moins 60% des besoins et être constituées à partir de produits non traités. Pour ne pas augmenter le coût et la pollution du transport routier, il est prévu d'exploiter le bois existant dans un rayon maximal de cinquante kilomètres autour de la ville d’Apt.

L’accroissement annuel de la forêt étant estimé à 50 000 tonnes de bois, dont 20 000 tonnes exploitables, compte tenu des contraintes de pente et de distance de débardage, et le réseau de chaleur ne prélevant que 15 000 tonnes par an, la forêt pourra être exploitée de manière équilibrée et durable, et les risques d'incendie seront notablement réduits.

L’exploitation du bois local permettra d’économiser plus de 4 000 tonnes de pétrole. Sur le plan économique et social, de quinze à vingt emplois sont prévus. Ce système de chauffage coûtera de 5 à 10 % moins cher et mettra les usagers à l’abri des fluctuations des cours du pétrole. Il peut permettre d’attirer d’autres entreprises soucieuses de diminuer leurs charges de chauffage.

Un projet territorial de méthanisation du fumier de cheval

Le Grand Parquet, haut de compétition équestre. Crédit : P. FraileLa Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais accompagne Equimeth un projet de méthanisation industrielle du fumier équin concrétisé par la construction d’une usine en 2012.

Un diagnostic territorial a identifié un important gisement de biomasse issue de l’activité équestre (plus de 30 000 tonnes de fumier par an). La délocalisation des champignonnières, débouché historique du fumier, implique une valorisation alternative sur le territoire local. Equimeth s’appuie sur la filière équine, filière économique très importante en Seine-et-Marne, et sur une concertation d’acteurs locaux.

La Réserve de biosphère, Mines ParisTech (un de ses administrateurs) et Naskéo environnement (industriel de la méthanisation) ont étudié ce projet en termes techniques, économiques et environnementaux. En plus du fumier équin, d’autres biomasses seront collectées localement (déchets agricoles, déchets verts de collectivités, produits agroalimentaires…). Equimeth, c’est un cercle vertueux : diminution des émissions de gaz à effet de serre liées au transport, valorisation totale du biogaz par injection dans le réseau de gaz de ville, valorisation des digestats par la filière agricole, création d’emploi directs et induits, synergies entre plusieurs entreprises situées à proximité...

Conçu et suivi dès les premières réflexions par un comité de pilotage associant l’ensemble des acteurs et institutionnels locaux, Equimeth bénéficie d’une gouvernance locale, régionale et nationale. Par une convention de partenariat signée avec l’industriel, la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais  restera un organe consultatif de la future unité. La Communauté de commune Moret Seine et Loing (membre de la Réserve de biosphère) accueillera Equimeth sur son pôle économique.

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