Observatoires des Réserves de biosphère

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Le suivi scientifique à long terme des territoires, de leur biodiversité, des activités humaines, est une des missions fondamentales des Réserves de biosphère. Dans un monde en changement, les observatoires offrent des données standardisées permettant d’évaluer les dynamiques à l’œuvre. Ils permettent de pérenniser et de diffuser des informations globales ou thématiques. Ces données, utiles aux chercheurs, le sont aussi aux gestionnaires et décideurs. Leur accessibilité est donc primordiale.

Le Mont-Ventoux et le Luberon rejoignent le réseau Alpages Sentinelles

@ Patrice Aguilar /SMAEMV
Faire face ensemble au défi du changement climatique, tel est le pari relevé par les éleveurs, les bergers, les gestionnaires des espaces naturels et les pastoralistes des Réserves de biosphère du Mont-Ventoux et de Luberon-Lure

Les deux Réserves de biosphère ont ainsi intégré le programme Alpages Sentinelles qui vise à étudier différents paramètres physiques, naturels et humains, pour comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques et des changements de pratiques pastorales sur les parcours des massifs alpins.
Le dispositif comprend notamment le suivi de l’évolution du climat depuis 50 ans à partir de la reconstitution des données météo, l’évaluation de l’état de conservation des pelouses grâce à des relevés phytosociologiques conduits tous les 5 ans sur un réseau de placettes, ou encore des tournées de fin de pâturage avec les éleveurs pour croiser les regards.
En valorisant les dispositifs de suivi implantés de longue date, le programme Alpages Sentinelles constitue un observatoire privilégié pour inventer une gouvernance partagée face au changement climatique.

Initié dans les Ecrins, ce réseau s’est constitué au fil des ans à l’échelle du massif alpin français pour se composer aujourd’hui de 31 alpages et de 37 exploitations utilisatrices réparties sur les principaux espaces protégés des Alpes (Vanoise, Queyras, Vercors, Chartreuse,…). 

Plus d’informations :

Mise en place d’un réseau de placettes pour le suivi de la forêt des Vosges du Nord

Pourquoi suivre la forêt?
Dans la nouvelle charte du Parc naturel régional des Vosges du Nord, l’orientation stratégique « passer par l’économie pour une forêt plus naturelle » doit mener à développer des actions en faveur d’une économie locale fondée sur les gros bois (GB) des essences autochtones (hêtre, pin, chêne). Il est donc fondamental de pouvoir connaître cette ressource en GB (>50 cm de diamètre) par essence à l’échelle des 80 000 ha de forêts du Parc et d’en suivre l’évolution dans le temps, notamment pour le lancement d’une charte forestière de territoire. La mise en place d'un réseau de placettes servira à l’évaluation de la partie forêt de la charte, notamment en ce qui concerne les divers critères de naturalité des forêts : composition en essence, âge des arbres, structure et bois mort. 

Quels paramètres suivre?
Ce réseau permettra de relever, sur chaque placette, les aspects dendrométrique et économique pour chaque essence ainsi que  des paramètres biologiques (bois mort au sol et sur pied). Un réseau de 400 placettes sur  80 000 ha de forêt sera mis en place, avec  un état zéro et un pas de temps entre deux passages de 10 à 12 ans.

Comment mettre en place ce réseau?
En faisant appel à un prestataire : le déplacement entre deux placettes représente 60 à 70 % du coût d’installation d’une placette avec pose d’un repère au sol et prise de données pour l’état zéro. Il nécessite l’autorisation des propriétaires des forêts où les placettes seront installées.
La mise en place d'un nombre suffisant de placettes avec un système d’échantillonnage permettant de suivre avec précision le stock de gros bois des 3 principales essences et son évolution;  d’améliorer la connaissance de l’évolution des peuplements en particulier économique et  de connaître la quantité et le type de bois mort au sol et sur pied
Le protocole de prise de mesure sur les placettes fait l’objet d’un cahier des charges technique très précis .

Contact: Jean-Claude Genot 

 

L'observatoire de la Réserve de biosphère transfrontière Vosges du Nord - Pfälzerwald

Depuis une vingtaine d’années, les Systèmes d‘Information Géographique (SIG) ont amené une véritable révolution dans l’utilisation des données cartographiques. La Réserve de biosphère transfrontière s’est dotée très tôt de cet outil interactif d’aide à la décision, pour l’aménagement du territoire, la gestion et la protection de la nature, du patrimoine culturel, la valorisation touristique et l’analyse socio-démographique.
En premier lieu destiné à servir les intérêts des deux Parcs Naturels qui la constituent, les deux SIG sont interopérables et communiquent parfaitement : cartographie des zonages de la Réserve de biosphère, statistiques spatiales diverses, outils de diffusion numérique à l’attention du grand public ou des professionnels, exploitation des trésors légués par la cartographie comme les cartes prussiennes de 1890. Un bel outil d’analyse des évolutions du territoire, fort utile pour sa prospective ! La précision des données varie du 1000ème au 25 000ème.
La coopération franco-allemande entre les deux SIG  a non seulement élargi le spectre des utilisations, mais aussi renforcé leurs moyens, des financements européens venant récompenser cette initiative.

Voir la cartographie interactive

L'Inventaire National du Patrimoine naturel

Les Réserves de biosphère sont recensées depuis plusieurs années dans la base nationale de référence sur les espaces protégés diffusée dans l’INPN , voir 

L’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN ) gère et diffuse en ligne des informations sur le patrimoine naturel terrestre et marin en France métropolitaine et en outre-mer (espèces animales et végétales actuelles et anciennes, habitats naturels, espaces protégés et géologie). Les données sont fournies par un réseau de partenaires et le Muséum national d’Histoire naturelle organise leur gestion, leur validation et leur diffusion.
Cet inventaire est l’aboutissement d’un long travail qui associe scientifiques, collectivités territoriales, naturalistes et associations de protection de la nature en vue d’établir une synthèse sur le patrimoine naturel en France.

Les contours des Réserves de biosphère (hors Polynésie française) sont disponibles en téléchargement à l’adresse : telechargement/cartes-et-information-geographique et visibles sur l’application cartographique de l’INPN : carto/metropole/biosphere.