Présentation

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Située au sud du Massif central, la Réserve de biosphère englobe des paysages majestueux aussi contrastés que les Causses calcaires, les massifs granitiques de l'Aigoual et du mont Lozère et les montagnes schisteuses des Cévennes. Ces entités trouvent leur origine dans la diversité géologique, topographique et climatique, mais aussi dans les activités humaines, notamment agropastorales, qui s’exercent sur ce territoire depuis des siècles.
La biodiversité de la Réserve de biosphère, riche mais fragile, repose sur une activité humaine diversifiée et de faible intensité, qui favorise le maintien ou la restauration des milieux ouverts, contribue à la préservation d’espèces rares ou protégées, végétales et animales.
C’est la reconnaissance de ce rôle des activités humaines qui a valu sa demande de désignation en réserve de biosphère en 1985.
 

Structure de coordination : Parc national des Cévennes.

Le Parc National et la Réserve de biosphère partagent un territoire identique et une gestion qui prend en considération les objectifs complémentaires des deux réseaux.
Le conseil d’administration du Parc décide des grandes orientations pour l’établissement – budget, organisation - et pour le territoire - attribution d’aides financières ou techniques, opportunité de partenariats, élaboration des documents d’orientation et de planification.
Il conduit notamment l’élaboration de la charte du Parc, en valide les grandes étapes et en adopte le projet. Il s’appuie pour cela sur le travail de ses commissions thématiques, des élus, du conseil scientifique et des équipes du Parc national.
La charte, actuellement en cours de création, sera le document de gestion commun du Parc national et de la Réserve de biosphère.

Nombre de communes152
Nombre d'habitants76 000 habitants
Superficie    372 000 ha
RégionsLanguedoc-Roussillon, Rhône-Alpes
DépartementsArdèche (07), Gard (30), Lozère (48)
Date de création1985

Territoire

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carte du territoire

L’histoire pastorale et forestière des Cévennes a amené une richesse exceptionnelle du patrimoine naturel tant au niveau des types d’habitats (environ 200), de la flore (40 % de la flore française), que de la faune (plus de 2 400 espèces). Actuellement, la fermeture des milieux - embroussaillement, friches, landes - s'effectue à un rythme soutenu, évalué à 1 % par an.


Les activités agropastorales, sylvicoles, artisanales et touristiques sont essentielles ; elles dessinent les paysages identitaires des Cévennes et constituent la base du développement économique du territoire. La chasse et la pêche sont également très répandues.


Le patrimoine architectural exceptionnel, qu’il s’agisse de l’habitat ou des petits bâtis annexes, typiques de la civilisation agricole du sud Lozère et des Cévennes gardoises, a été principalement façonné par trois roches : le granite, le schiste et le calcaire. 
Plus de 150 sites et monuments sont inscrits ou classés.


Par ailleurs, 3 000 éléments du patrimoine culturel sont répertoriés, quelques centaines sont jugées de grand intérêt. L’archéologie en général et la préhistoire en particulier sont mieux connues sur les plateaux calcaires que dans le reste du territoire.

Actions  

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Soutenir l’agropastoralisme

Les activités agropastorales, en développant le pâturage extensif et en luttant contre l’embroussaillement, contribuent au maintien d’une agriculture dynamique, sans sacrifier la valeur écologique du territoire. Le Parc national – Réserve de biosphère soutient et encourage ces activités.
Sur les sites Natura 2000, il met en œuvre avec les exploitants agricoles volontaires des mesures agri-environnementales territorialisées. Ces contrats portent sur des espèces et des habitats naturels jugés prioritaires et répondent à l’impératif d’empêcher la fermeture des milieux.
L’optimisation de la conduite du pâturage sur les parcours caussenards est expérimentée en lien avec les organismes de recherche sur le domaine de la Fichade (à Cros Garnon), dans le but de concilier les objectifs de production et de conservation des milieux.
Des programmes cofinancés par l’Etat, la région ou l’Europe permettent d’aider les exploitants à effectuer des coupes de pins ou d’autres travaux de gestion conservatoire.

Dans le cadre du soutien à la transhumance, des cabanes pastorales sont restaurées ou construites, des aménagements sont réalisés - clôtures, points d’eau -, des travaux de restauration de drailles et d’abreuvoirs, ou encore de désembroussaillement sont effectués.

Sensibiliser le grand public grâce au Festival nature

Depuis une vingtaine d’années, le Festival nature offre chaque année un ensemble de balades, d’animations variées comme des expositions, ateliers, spectacles…, relatives au patrimoine naturel et culturel. Organisées tout au long de l’année, elles s’adressent aux adultes comme aux enfants, aux habitants du territoire comme aux vacanciers. La programmation est riche et diversifiée
 

Plus d’informations : 

Apprendre aux enfants à observer les effets du climat

Dans le cadre du partenariat Parc national - Education nationale, les écoles volontaires de la Réserve de biosphère sont associées à la collecte de données pour l’observatoire des saisons. Plus de 300 élèves de quinze écoles et un collège, encadrés par leurs enseignants et par neuf gardes-moniteurs du Parc, participent au programme de sciences participatives Phénoclim.
Ouvert à tout public, avec un double objectif scientifique et pédagogique, Phénoclim est un programme de suivi de l’évolution de la végétation en fonction des changements climatiques. Mené par le Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude (Crea), il est basé sur l’observation phénologique des végétaux en zone de montagne. Initié dans les Alpes à l’automne 2004, Phénoclim est mis en œuvre dans le Massif central depuis 2008 à l’initiative du Parc national des Cévennes.
La phénologie consiste à étudier le retour annuel des étapes de croissance et de développement des êtres vivants (la floraison ou la chute des feuilles, l’arrivée des oiseaux migrateurs…). Les événements phénologiques sont des marqueurs du climat mais aussi des éléments clés de l’adaptation des êtres vivants aux variations climatiques.
 

Plus d’informations :

Sauvegarder les variétés fruitières anciennes

La Réserve de biosphère abrite un riche patrimoine fruitier dont la sauvegarde fait l’objet de nombreuses initiatives locales. Les variétés fruitières dites anciennes présentent en effet une grande diversité pour laquelle elles sont sélectionnées : saisonnalité tantôt précoce tantôt tardive, capacité de conservation, doux ou acidulé, adaptation climatique parfois très localisée, usage en frais ou en cuit…
Aujourd’hui, l’établissement public du Parc contribue à l’émergence d’un projet global de constitution d’un réseau de vergers conservatoires de variétés fruitières locales sur le territoire.

Ce projet repose sur un partenariat avec le centre de pomologie d’Alès, dont l’expertise arboricole est reconnue au niveau national. Il implique également les acteurs locaux intéressés, propriétaires de vergers ou exploitants agricoles. Il s’agit d’identifier et de recenser par vallée ou territoire homogène les variétés fruitières anciennes ; de constituer une base de données cartographique de ce patrimoine ; de mettre en place un réseau de conservateurs de biodiversité fruitière ; de définir des opérations de valorisation, d’échanges, de formation, ou d’éducation à l’environnement…

 

Diaporama

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Chargement légende

La loutre a recolonisé les rivières cévenoles_©Jean-Pierre MalafosseLes vautours fauves réintroduits avec succès dans les gorges de la Jonte_©Bruno DescavesCueillette de la lavande sur le Causse_©Alain LagraveGorges du Tarn_©Alain LagraveLe Merlet, un lieu d’accueil signataire de la charte Cévennes - Ecotourisme_©Philippe GalzinPastoralisme sur le Mont Lozère_©Alain Lagrave
Pastoralisme sur le Mont Lozère_©Alain LagraveRandonnée en Cévennes_©Alain LagraveRucher tronc, ruches traditionnelles_©Alain LagraveTranshumance_©Alain Lagrave