Présentation

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La réserve de biosphère de la commune de Fakarava est située en Polynésie française, dans l’archipel des Tuamotu, à 360 kilomètres au nord-est de l’île de Tahiti.
Elle est formée par 7 îles basses d’origine corallienne ou atolls : Aratika, Fakarava, Kauehi, Niau, Raraka, Taiaro, et Toau. Ces atolls sont très différents les uns des autres par leur taille, leur forme, leur ouverture sur l’océan, leur population et les activités qui y sont exercées. Son caractère est unique : on y trouve des petits lagons fermés comme ceux de Taiaro et Niau, le premier étant sursalé alors que le second est saumâtre. Et de grands lagons ouverts sur l’océan comme celui de Fakarava, qui possède la plus grande passe de Polynésie française large de 1 600 mètres.
Des formations coralliennes, des herbiers de phanérogames marines, des mares à “kopara ”, des forêts primaires à “puatea” (Pisonia grandis), des cocoteraies, et d’autres formations végétales caractéristiques des atolls de Polynésie française, offrent une grande diversité de paysages.
La faune et la flore sont remarquables, comptant des espèces rares, protégées et endémiques. Citons le martin chasseur ou “koteuteu”  (Todiramphus gambieri niauensis), espèce animale endémique stricte à l’atoll de Niau.
Le patrimoine culturel est également riche, rassemblant de nombreux vestiges archéologiques tels que des marae, des anciennes fosses de culture ou maite, des légendes, etc.
En intégrant un réseau international reconnu, la municipalité et les habitants de la commune de Fakarava souhaitent faire reconnaître l’importance qu’ils attachent à la préservation et la valorisation de leur patrimoine naturel et culturel riche, hérité de leur ancêtre. Ils s’engagent aussi à promouvoir un développement durable des îles, et notamment du tourisme et de l’exploitation des ressources naturelles dont ils dépendent.

Structure de coordination : commune de Fakarava

La gestion de la réserve de biosphère de la commune de Fakarava s’articule autour d’un comité de gestion présidé par le Maire de la commune, d’un conseil scientifique, et de 5 associations basées dans les différents atolls habités en permanence.
Le comité de gestion décide des actions prioritaires à mener au niveau de chaque atoll et prend en compte certaines propositions émanant des populations. Les différentes associations de la Réserve de biosphère y présentent le bilan de leurs actions ainsi que leurs projets. Le comité de gestion se réunit 2 à 3 fois par an, dans des atolls différents, afin notamment de permettre à chacun de ses membres de découvrir la Réserve de biosphère dans son ensemble.

Nombre de communes1, comprenant 3 communes associées
Nombre d'habitants1575, répartis sur 5 îles
Superficie    2682 km² ainsi que la zone océanique inter-îles
RégionsOcéanie
DépartementsPolynésie française
Date de création1977, étendue en 2006

Territoire

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La Réserve de biosphère de la commune de Fakarava est caractérisée par la diversité géomorphologique des 7 atolls qui la composent, et qui s’étendent sur une surface totale de 2 682 km², dont 89% est représentée par les lagons. Le territoire est accessible dans son intégralité par voie maritime et seuls les atolls de Aratika, Fakarava, Kauehi et Niau sont desservis par voie aérienne.

Les 1 575 habitants sont inégalement répartis. Ils se concentrent généralement au niveau des villages et l’atoll de Fakarava, le plus développé, héberge à lui seul plus de la moitié de la population totale. Deux des atolls (Taiaro et Toau) n'ont pas de population permanente.

Fakarava vit principalement aujourd’hui du tourisme très orienté vers la pratique de la plongée sous marine, de la pêche, de la coprahculture et de l’artisanat à base de produits naturels (coquillages, tissus végétaux, etc.). La perliculture subissant de plein fouet une crise importante et la majorité des fermes perlières ayant fermé, une partie de la population a repris d’autres activités.

La situation de grande dépendance de cette population vis-à-vis du milieu naturel et des ressources qui y sont associées nécessite de mettre en place des mesures de gestion ciblées et adaptées, et cadre parfaitement avec les objectifs du programme MAB.

Actions  

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Compte tenu des moyens humains et financiers disponibles, de l’étendue de la Réserve de biosphère et de l’état des connaissances sur les écosystèmes qui la composent, le nombre des études et des actions qui peuvent être financés sur chacun des atolls est limité. Pour ces raisons, la priorité est donnée aux études et actions choisies par les populations locales, afin de répondre à leurs besoins et interrogations. Elles sont alors souvent ciblées sur des ressources exploitées, emblématiques et/ou vulnérables.

Inventorier les coquillages

 

Les coquillages sont très utilisés dans l’artisanat local de l'archipel des Tuamotu. Leur diversité, et l'impact des collectes sur les populations locales sont peu connus. La priorité a donc été donnée à la réalisation d’un inventaire des gastéropodes et bivalves de six des atolls de la Réserve de biosphère.
Conduit de 2008 à 2011, il a permis d'identifier 571 espèces de mollusques,  marins et terrestres. Lire le rapport

Réalisé en collaboration avec  le Museo naturalistico,  grâce à financement de la Direction de l'environnement de Polynésie française, cet inventaire permet de disposer d'une première liste actualisée et commentée. Il contribue à une meilleure connaissance de la richesse spécifique de ces atolls. 

Lors des missions d'inventaires, des interventions ont été organisées dans les écoles, ainsi que des rencontres avec les populations des atolls. Ces actions de sensibilisation à l'environnement ont été bien accueillies.   

Mettre en place une pêche durable du « kito » sur l’atoll de Raraka

Le mérou camouflage, appelé “kito” (Epinephelus polyphekadion), constitue une source de revenus complémentaire et importante pour les habitants de Raraka. Les poissons sont pêchés à la ligne, durant la saison de reproduction, au niveau de la passe. Or l’activité de pêche durant cette période est connue pour menacer les populations. La mise en place d’un programme s’est alors avérée nécessaire afin de connaître l’état du stock et la pression de pêche. Il a pour objectif d’aider la population locale à prendre des mesures de gestion adaptées et de mettre en place un suivi.

Inventorier et valoriser des sites culturels et naturels remarquables de la Réserve de biosphère

Les îles de la commune de Fakarava comptent de nombreux sites culturels et naturels qui doivent être recensés, nettoyés/entretenus, aménagés et/ou équipés d’une signalétique. Pour valoriser ce patrimoine, faciliter la transmission du savoir et le rendre plus accessible, un programme a été initié sur l’atoll de Niau. Ce dernier comprend notamment le recueil de savoirs auprès des anciens, le traçage de sentiers afin de faciliter l’accès à certains sites ou encore le nettoyage de sites ensevelis sous la végétation.

Régénérer les cocoteraies

Les actions consistent à nettoyer toutes les terres (revendiquées, présumées domaniales et domaniales), les replanter à partir de cocos non hybrides (cocos d’origine) en coordination avec les études menées par le Servide du Développement Durable et en évitant la destruction des îlots de végétation originelle des Tuamotu et des espèces protégées.

Diaporama

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Filetage de mérous ou Kito, Epinephelus polyphekadion. Atoll de Raraka._M.TatarataFou à pieds rouges prise sur le motu aux oiseaux de l'atoll de Aratika_M.VerducciKomene , Carangue maquereau Decapturus macarellus_M.VerducciLa sterne fuligineuse ou kaveka, Sterna fuscata. Atoll de Kauehi_M.VerducciMartin chasseur des Gambier ou koteuteu, Todiramphus gambieri niauensis. Atoll de Niau_L.TringaliPiu’u  Fragum sp. Les piu’u sont des coquillages principalement utilisés pour décorer les tombes à la Toussaint et pour la confection de colliers. Non commercialisés,  ils constituent une particularité à Raraka._M.Tatarata
Piu’u  Fragum sp. Les piu’u sont des coquillages principalement utilisés pour décorer les tombes à la Toussaint et pour la confection de colliers. Non commercialisés,  ils constituent une particularité à Raraka._M.TatarataProduits de pêche au filet_M.VerducciRemise des prix d’un concours de dessin pour illustrer un panneau signalétique de la réserve_M.VerducciSéchage du coprah sur l’atoll de Kauehi_M.VerducciTressage de palmes de cocotier ou niau. Atoll de Niau_M.Tatarata